V. GESTION ET COORDINATION DU PROGRAMME

 

V.1. APERÇU HISTORIQUE DU BUREAU PROVINCIAL DE COORDINATION DE LUTTE CONTRE LE SIDA ET LES IST (BPC/SIDA) 2

V.2. LA RÉPONSE GOUVERNEMENTALE À L’ÉPIDÉMIE DU VIH_ 2

V.2.1. La coordination 2

V.2.2. La décentralisation 2

V.2.3. L’intégration 3

V.2.4. Le partenariat 3

V.2.5. La multisectorialité 3

V.2.6. L’appropriation 3

V.2.7. Le processus gestionnaire 3

V.3. ACTIVITÉS DU BPC/SIDA_ 3

V.3.1. LES ACTIVITÉS DE SUPERVISION_ 4

V.3.2. ACTIVITÉS DE FORMATION_ 4

V.3.3. ACTIVITÉS DE SENSIBILISATION_ 4

V.3.4. ACTIVITÉS DU LABORATOIRE BPC/SIDA_ 5

V.3.5. ACTIVITES DE SECURITE TRANSFUSIONNELLE_ 5

V.3.6. ACTIVITES DES PARTENAIRES DANS LA LUTTE CONTRE LE SIDA_ 5

V.3.7. L’ORGANISATION DE LA CAMPAGNE MONDIALE SIDA_ 6

V.3.8. APPUI DU PNLS KINSHASA_ 6

V.3.9. FONCTIONNEMENT DES COMITES MULTISECTORIELS_ 7

V.4. DIFFICULTES RENCONTREES_ 8

 

 

Dans les pages précédentes, nous avons présenté les différents intervenants (locaux et internationaux) dans le domaine du SIDA et leurs activités. Pour un fonctionnement harmonieux du programme, ces activités doivent être coordonnées quelque part. Ce rôle revient à l’Etat à travers le Programme National de Lutte contre le SIDA et les IST, «PNLS» en sigle, sous la tutelle du Ministre ayant la Santé Publique dans ses attributions.

 

Dans chaque province, il existe un comité consultatif multisectoriel et pluridisciplinaire qui a pour rôle de définir les grandes orientations et de prendre les décisions concernant le PNLS dans l’entité. Il s’agit du Comité Provincial de Lutte contre le SIDA (CPLS) qui a pour mission d’adapter à son contexte propre les orientations et décisions prises au niveau central.

 

L’exécution du PNLS se fait à travers des programmes, plans et projets de différents secteurs, à savoir : le secteur public, le secteur privé et le secteur communautaire sous la coordination des structures permanentes.

 

Au niveau provincial, la structure permanente de coordination devant servir d’appui technique, de référence et de secrétariat au Comité Provincial de Lutte contre le SIDA (CPLS) est le Bureau Provincial de Coordination (BPC/SIDA).

 

En fait, le Gouverneur de province est le président du CPLS, le Médecin Inspecteur Provincial en est le Vice-président et Médecin Coordonnateur du BPC est le Secrétaire permanent du CPLS.

 

Il importe de signaler dans cette présentation que le niveau opérationnel retenu pour la lutte contre le SIDA est la Zone de Santé, comprise comme un espace géographique multisectoriel de collaboration de tous les partenaires.

 

Au niveau de la Zone de Santé (niveau local) fonctionnera un comité consultatif multisectoriel et pluridisciplinaire : le Comité Local de Lutte contre le SIDA, «CLLC» en sigle.

 

La structure permanente de coordination qui doit servir d’appui technique, de référence et de secrétariat au CLLS est le Bureau Central de la Zone de Santé (BCZS). En fait, l’Administrateur de Territoire sera le Président du CLLS, le Médecin-Chef de Zone de Santé le Vice-président du CLLS et le Point Focal SIDA au niveau du BCZS tiendra le Secrétaire du Comité.

 

Pour avoir une information de première main sur la coordination des activités SIDA au Sud-Kivu, nous nous étions spécialement rendu au Bureau Provincial du PNLS à Labotte (Ibanda / Bukavu) où nous avions été reçu par le Médecin Coordinateur Provincial le Dr Jean-Paul BISIMWA, aux côtés de qui se trouvait son Chargé d’IEC Mr Eugide BASHOMBANA (voir questionnaire de collecte des données auprès du Bureau Provincial du PNLS/BPC-SIDA en annexe).

 

 

V.1. APERÇU HISTORIQUE DU BUREAU PROVINCIAL DE COORDINATION DE LUTTE CONTRE LE SIDA ET LES IST (BPC/SIDA)

 

Le BPC/SIDA a été créé en 1986. Faute de moyens et de Médecin Coordonnateur (MC) pour la mise en œuvre du programme dans la province, le Bureau ne sera vraiment opérationnel qu’en 1987. Cette date est marquée par l’affectation d’un Médecin Coordinateur. Il sera entouré d’un Administrateur Gestionnaire, d’un Secrétaire Administratif et d’un Chargé d’IEC. Le personnel d’exécution sera composé d’un dactylographe, d’un huissier et d’un chauffeur et d’une sentinelle.

 

Depuis son existence, le BPC Sud-Kivu a connu trois Médecins Coordonnateurs : le Dr MUKUNDA (1987-1990), le Dr BYAMUNGU (actuel Médecin Coordinateur Provincial Lèpre-Tuberculose, 1990-1992) et le Dr Jean-Paul BISIMWA (1993 jusqu’à ce jour).

 

Actuellement, le MCP/BPC/SIDA est assisté d’un chargé d’IEC et de l’administration (Mr Eugide BASHOMBANA), d’une chargée de la Communication pour un Changement de Comportement / Volet socio-psychologique (Liliane MUBOLWA), d’un Laborantin (basé au Labo du BPC à la Clinique, Mr Martin BICICI), d’une informaticienne (Madame Neema KWIRHEBA, en congé lors de notre visite), d’un réceptionniste et d’une sentinelle Le BPC/SIDA emploie aussi un chauffeur ;est en congé technique faute de véhicule.

 

 

V.2. LA RÉPONSE GOUVERNEMENTALE À L’ÉPIDÉMIE DU VIH

 

La réponse gouvernementale à l’épidémie du VIH est multisectorielle et repose sur les principes suivants (régissant l’organisation du PNLS) que doivent respecter tous les partenaires : la coordination, la décentralisation, l’intégration, le partenariat, la multisectorialité, l’appropriation de la lutte et le processus gestionnaire.

 

V.2.1. La coordination

 

C’est un processus dynamique de réaction face à l’épidémie du VIH/SIDA. Elle devrait permettre d’améliorer la réponse d’ensemble en évitant aussi bien des lacunes que des chevauchements et en créant des passerelles entre les interventions des acteurs dans les différents secteurs. Grâce à la coordination, aucune action ne doit être menée de façon isolée. Toutes les interventions doivent s’inscrire dans un plan stratégique national concerté autour d’objectifs communs.

 

V.2.2. La décentralisation

 

La décentralisation est le transfert d’autorité et de responsabilité d’un niveau à l’autre ou dans la planification, la mise en œuvre, l’évaluation des activités.

 

La décentralisation implique la responsabilité des communautés de base, des structures des Soins de Santé Primaires (SSP) et autres partenaires des secteurs public, privé, communautaire et de coopération internationale dans la prise de décision et la mise en œuvre des activités de lutte sous la coordination des Zones de santé, en laissant aux structures intermédiaires (provinces, districts) un rôle d’appui stratégique et normatif.

 

La Zone de Santé reste l’espace géographique où doit se réaliser la décentralisation.

 

V.2.3. L’intégration

 

L’intégration est la combinaison dans un ensemble cohérent et de façon convergente, des activités et moyens, en vue d’améliorer l’efficacité Cette dernière pouvant être mesurée par des indicateurs d’accessibilité et de continuité des soins et des services.

 

Par l’intégration le volet VIH/SIDA/IST est introduit dans les activités courantes de tous les partenaires. L’intégration évite la création de nouvelles structures ou de programmes verticaux et met à contribution les structures existantes.

 

V.2.4. Le partenariat

 

Le partenariat est le mécanisme par lequel les interventions de tous ceux qui sont impliqués dans la réalisation d’un objectif commun sont orientées de manière à produire les effets synergiques attendus.

 

V.2.5. La multisectorialité

 

Elle suppose que les différentes activités doivent tenir compte des aspects des différents secteurs. Partenariat et multisectorialité sont des principes liés étant donné que le SIDA reste un problème de société affectant autant les secteurs public, communautaire que privé.

 

Tous les secteurs doivent s’impliquer et collaborer en partageant les responsabilités et les ressources, en développant des plans sectoriels de lutte en l’occurrence au sein de l’enseignement, de l’armée, des entreprises, des communautés religieuses, des ONGs/OACs, des services de santé, des médias tout en respectant les principes de coordination et d’intégration à tous les niveaux.

 

V.2.6. L’appropriation

 

L’appropriation est un mécanisme par lequel, en renforçant les capacités du bénéficiaire ou de l’acteur concerné, on rend apte à continuer par lui-même et de façon durable l’action entreprise.

 

L’appropriation de la lutte par la population et le décideur politique est facteur important et capital pour la pérennisation de la lutte.

 

On devra arriver à un niveau où les différentes personnes impliquées dans la lutte considèrent leurs, les différentes stratégies et activités de lutte.

 

V.2.7. Le processus gestionnaire

 

C’est un processus managérial par lequel il est pris en compte les éléments de planification, d’organisation, d’exécution (suivi, évaluation et supervision) et de contrôle de son action.

 

 

V.3. ACTIVITÉS DU BPC/SIDA

 

Les activités du BPC/SIDA peuvent se résumer en trois substantifs : suivi, supervision et évaluation. En bref, le BPC coordonner les activités des partenaires dans le domaine de la lutte contre les IST et VIH/SIDA au niveau de la province

 

 

V.3.1. LES ACTIVITÉS DE SUPERVISION

 

Pour l’année 2001, le BPC a eu à superviser les activités SIDA dans huit zones de santé sur les quatorze que compte la province du Sud-Kivu. Des efforts ont été fournis pour atteindre le Territoire de Shabunda malgré la distance de plus de 380 km qui le sépare de Bukavu. Cela est dû à son accessibilité par avion et à sa qualité de zone de convergence pour l’UNICEF. En effet, les activités de supervision du BPC pour 2001 avaient bénéficié de l’appui de l’UNICEF et du CODILUSI/BDOM.

 

Pour l’année 2002, le BPC a été dans 10 ZS sur les 14. Les ZS non couvertes sont : Bunyakiri, Fizi, Nundu et Shabunda Les activités de supervision de cette année-là avaient bénéficié de l’appui du BDOM /CODILUSI.

 

De ces supervisions, le Médecin Coordonnateur du BPC SIDA a relevé ce qui suit :

 

-           la présence d’un superviseur formé en matière de VIH/SIDA dans les ZS visitées ;

-           le manque de moyens de lutte pour les ONGs/OACs ;

-           l’appui du BPC aux ZS en préservatifs, en réactifs et en intrants de sécurité transfusionnelle ;

-           l’implication du BCZS dans le programme.

 

 

 

V.3.2. ACTIVITÉS DE FORMATION

 

En 2002, le BPC a organisé plusieurs séminaires de recyclage en matière de lutte contre le SIDA. Les domaines couverts par ces séminaires sont : la PTME, l’alimentation des bébés et le Plan Intégré de Communication (PIC). En plus, le BPC a eu à organiser deux séminaires de formation des formateurs sur la prise en charge des IO/IST et deux séminaires des prestataires sur les mêmes sujets.

 

Au cours de l’année 2003, le MCP/BPC-SIDA (Dr JP BISIMWA) et le Chargé d’IEC (Mr Eugide BASHOMBANA) ont eu à intervenir comme formateurs dans la quasi-totalité des formations organisées par les partenaires : HALT-SIDA (formations de pairs éducateurs), CREM (formation des militaires du Camp Saïo), FFP (formation en CDV), REDS (formation des prisonniers et du personnel pénitenciers), BCZS Uvira (PEC des IST et des femmes violées), BCZS Kaziba (CDV et PTME), etc.

 

La plupart des sessions de formations organisées en 2003 par les partenaires locaux du BPC ont bénéficié de financement de la GTZ Santé pour Bukavu, de l’ONG française AMI pour Uvira. 

 

Lors de notre entretien avec le MCP/BPC/SIDA et son Chargé d’IEC, ils nous avaient communiqué la liste provisoire des personnes retenues comme formateurs par le Bureau Provincial du PNLS dans la province. [1]

 

 

V.3.3. ACTIVITÉS DE SENSIBILISATION

 

Dans le domaine de la sensibilisation, au cours de l’année 2002, le BPC avait eu à sensibiliser 15 Femmes Vivant Seules de l’axe MUHANZI et 60 femmes de Bagira. Le message portait sur les IST/VIH/SIDA (mode de contamination et de prévention, l’utilisation correcte du préservatif et le dépistage volontaire du VIH). Comme résultat de la sensibilisation continue, les Femmes Vivant Seules (FVS) ont accepté de passer volontairement le test VIH et de se faire dépister des IST.

 

En matière de sensibilisation toujours, des séances d’animation se sont tenues avec les jeunes, particulièrement sur l’Avenue Industrielle (entité administrative de la commune d’Ibanda mais géographiquement proche de la commune de Kadutu) et à Karhale (Kadutu) où 450 jeunes avaient reçu le message de prévention des IST/VIH/SIDA.

 

Pour notre part, tout en encourageant les activités de sensibilisation à tous les niveaux, nous estimons que le suivi, la supervision, l’évaluation doivent demeurer la priorité du PNLS. L’exécution du programme doit en priorité revenir aux partenaires.

 

D’après les informations recueillies auprès de l’ONG locale FORSE et de l’ONG Internationale MSF/H, ces deux partenaires du PNLS sont présents sur le terrain respectivement à MUHANZI (marché Muhanzi) et à BAGIRA (auprès des FVS).

 

V.3.4. ACTIVITÉS DU LABORATOIRE BPC/SIDA

 

Dans le cadre de prévention, de dépistage et de prise en charge des IST/VIH/SIDA, le BPC dispose d’un Laboratoire situé à la Clinique médicale de Bukavu. Il s’occupe essentiellement de la PEC des donneurs bénévoles de sang de la FEDOBESA et des Femmes Vivant Seules. Pour ces dernières, il assure régulièrement des prélèvements de sang pour le suivi de leur état sérologique.

 

Pour les 30 personnes (dont 10 hommes et 20 femmes) testées pendant une période de 3 mois au cours de l’année 2002, neuf d’entre elles (3 hommes et 6 femmes) s’étaient révélées séropositive.

 

 

V.3.5. ACTIVITES DE SECURITE TRANSFUSIONNELLE

 

Le Comité technique de suivi a été installé en date du 21 septembre par MIP/Sud-Kivu à l’issue de la formation sur la sécurité transfusionnelle animée par une équipe du Centre National de Transfusion Sanguine venue de Kinshasa.

 

Par la suite la distribution des intrants de la sécurité transfusionnelle s’effectuera dans les 14 ZS au profit de institutions sanitaires identifiées, excepté la ZS de Nundu qui n’avait pas été servi pour non fonctionnalité.

 

Les institutions sanitaires servies ont, dans l’ensemble, réalisé 5065 transfusions sanguines avec du sang fidélisé. Les services de pédiatrie ont bénéficié de 3635 transfusions soit 71% de sang total transfusé. Il y eu 2181 dons bénévoles de sang et 3220 dons familiaux. 147 dons de sang ont été positifs pour le VIH, 5 tests positifs pour la syphilis.[2]

 

V.3.6. ACTIVITES DES PARTENAIRES DANS LA LUTTE CONTRE LE SIDA

 

Le partenariat réunit tous les acteurs impliqués dans la lutte contre le VIH/SIDA/IST : les ONGs locales regroupées au sein des Plates-formes PLALUSI et LIJELUSI, les ONGs indépendantes et les Organisations internationales (secteur communautaire), les entreprises (secteur privé), les Services de l’Etat et les BCZS (secteur public) Le BPC/SIDA a la charge de coordonner les activités SIDA de tous ces partenaires.

 

En contrepartie, tous les partenaires doivent rendre disponibles les données (à travers leurs rapports et au cours des visites de supervision) sur leurs activités au BPC. Ce dernier a le devoir de donner un feedback sur les documents à caractère technique qu’il reçoit des partenaires. C’est là toute une administration à mettre en place, à équiper, à dynamiser et à motiver.

 

Une analyse sommaire du rapport 2002 du BPC /SIDA indique que les donnés disponibles pour cette année-là sont relatives aux structures suivantes : MSF/Hollande, ASF, EDOSI, CARECO (Carrefour des Enfants du Congo), l’Association GRENIER (de Kamanyola), HALT-SIDA, Club Anti-SIDA de Kalehe, CAPPF, ASISAV, PRODES, OCS (Uvira), Projet SIDA 5è CELPA, PMV, et CREM.

 

Pour les Zones de Santé , les données disponibles concernent : Lemera, Shabunda et  Bunyakiri.

 

Pour les hôpitaux, les données sont ceux :  de l’ HGR de Bukavu et de l’HGR d’Uvira,

 

Le rapport de l’année 2002 du BPC/SIDA traduit bien l’indisponibilité des données des partenaires au BPC. C’est là une situation qui ne profiterait à personne. En effet, avant la descente sur le terrain visiter les ONGs/associations, les bailleurs de fonds et autres partenaires d’appui potentiels s’adresseraient d’abord au BPC pour avoir une vue globale de ce qui se fait au niveau de la province dans le domaine du SIDA au niveau de la province. Certains visiteurs n’ayant pas suffisamment de temps peuvent se contenter de la source documentaire pour décider de leurs interventions.

 

 

 

V.3.7. L’ORGANISATION DE LA CAMPAGNE MONDIALE SIDA

 

Chaque année le BPC/SIDA Sud-Kivu, à l’instar d’autres provinces, organise avec ses partenaires la Campagne Mondiale SIDA (CMS) C’est une activité qui se passe habituellement en trois étapes : la phase préparatoire (réunions préparatoires entre octobre et novembre), la manifestation proprement dite (le 1er décembre) et les activités post-commémoration (Janvier-février). A Bukavu, c’est une campagne de masse de grande mobilisation populaire.

 

Pour l’année 2002, la Campagne Mondiale SIDA a été marquée par deux activités principales : la sensibilisation par la radio (flashes éducatifs à la radio) et les activités sportives (tournoi de foot). Tout cela autour du thème : «Vivre et laisser vivre»  Ce dernier invitait les gens à aider les séropositifs à vivre positivement avec le VIH. 

 

Pour les flashes éducatifs, trois radios locales s’étaient activement engagées dans la campagne : la RTNC Bukavu, la radio MARIA et la radio OKAPI. En rapport avec le thème de l’année, elles avaient eu à lancer des spots éducatifs sur le SIDA tous les jours entre le 25 octobre 2002 et le 24 février 2003.

 

Quant au tournoi de football organisé par le BPC/SIDA, il avait connu la participation de: MSF Hollande, Police Star, Save The Children, 8ème CEPAC, IRC et LIJELUSI. Les matchs avaient eu lieu au Stade de la Concorde de Kadutu entre le 15 décembre 2002 et le 23 février 2003.

 

La Campagne Mondiale SIDA déclenche chaque année une dynamique nouvelle en matière de lutte contre le SIDA dans la province. Les partenaires doivent s’organiser davantage et rendre disponibles plus de moyens

 

Par ailleurs, les manifestations du 1er décembre doivent permettre aux partenaires dans la lutte contre le SIDA de mobiliser davantage la communauté.

 

A cet effet, lors de la marche (défilé du 1er décembre), les manifestants éviteront certains débordements tels que «jeter des préservatifs aux passants»  La sexualité responsable doit laisser à chacun le choix de sa méthode, compte tenu de son comportement sexuel.

 

V.3.8. APPUI DU PNLS KINSHASA

 

Depuis un certain temps, le BPC Sud-Kivu reçoit du PNLS Kinshasa : des normes, des modules, des directives et des préservatifs. Une partie de condoms est remis à l’ASF pour vente afin de générer un peu de revenus pour le fonctionnement du Bureau.

 

Du point de vue administratif, le BPC dépend de l’Inspection Provinciale de la Santé (il en est l’un des services spécialisés) au niveau provincial ; sur le plan national, il relève du PNLS (il en est l’une des structures permanentes de coordination). Le PNLS comme l’IPS sont des services du Ministère de la Santé.

 

 

V.3.9. FONCTIONNEMENT DES COMITES MULTISECTORIELS

 

Rappelons que le programme national prévoit des comités consultatifs multisectoriels et pluridisciplinaires : le Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS), le Comité Provincial de Lutte contre le SIDA (CPLS) et le Comité Local de Lutte contre le SIDA (CLLS).

 

a) Au Sud-Kivu, la dernière réunion du Comité Provincial de Lutte contre le SIDA / IST date d’octobre 2001. Elle s’était déroulée pendant deux jours dans les installations de l’Office des Routes à Panzi, grâce à un appui de l’UNICEF.[3]

 

Le but de la rencontre était la revitalisation du Comité Provincial de Lutte contre le SIDA au Sud-Kivu

 

Elle avait connu la participation de 45 personnes représentant : les radios locales, les ONGs locales et internationales, les agences UN, les confessions religieuses, les services étatiques, l’ordre des médecins et des avocats, etc.

 

A l’issue de la rencontre, des recommandations avaient été émises par les participants à l’endroit des autorités politico administratives, des médias, des militaires, des leaders socio-communautaires, des jeunes, des femmes et des partenaires locaux et extérieurs. En voici quelques unes:

 

-          Diffuser la politique nationale de lutte contre les SIDA /IST (à l’endroit des autorités politico administratives)

-          Diffuser gratuitement et régulièrement les messages sur la prévention des IST/SIDA (médias)

-          De parler du SIDA lors des grandes manifestations militaires et de la police (militaires)

-          D’intégrer les activités de lutte contre le SIDA dans leurs activités habituelles (leaders communautaires)

-          De s’impliquer dans la lutte contre le SIDA (jeunes)

-          D’organiser des forums des femmes sur les IST/SIDA (femmes)

-          De mobiliser les ressources locales et extérieures.

 

L’année 2002 n’a pas connu de réunion du CPLS. Pour 2003, la réunion du CPLS est programmée au mois de novembre.

 

b) Au niveau local, il existe un Comité Local de Lutte contre le SIDA dans chacune des Zones de Santé suivantes : Uvira, Bukavu, Walungu, Kabare, Kaziba, Mwenga, Shabunda, Idjwi (par l’entremise du BDOM), Katana, Nyangezi, , Bunyakiri, Lemera..

 

Seules deux ZS n’ont pas connu d’installation du CLLS, il s’agit de Nundu et de Fizi. Ces deux ZS ont été durant 7 ans les théâtres des combats les plus destructeurs et de ce fait, les plus affectées par les deux guerres dites de «libération» (1996-1997 et 1998-2003) 

 

En principe, le CPLS doit détenir des informations sur les activités des CLLS au niveau des Zones de Santé (à travers les comptes-rendus de réunions par exemple)

 

 

V.4. DIFFICULTES RENCONTREES

 

Le BPC / SIDA Sud-Kivu évoque les difficultés suivantes :

 

-          Les activités de lutte contre le SIDA ne sont pas intégrées dans les soins de santé primaires dans la plupart des Zones de Santé

-          Les supervisions des activités sont irrégulières par manque de moyens logistiques, spécialement le moyen de transport

-          Manque de financement pour les ONGs locales intervenant dans la lutte contre le SIDA

-          Timide implication du secteur privé dans la lutte contre le SIDA

-          Absence de primes comme motivation du personnel

-          Rupture fréquente de stocks en tests VIH, préservatifs et autres intrants

-          Insuffisance d’équipement au niveau du Bureau de coordination.

 



[1] Cette liste peut être consultée en annexe

[2] Rapport annuel du Bureau Provincial de Coordination SIDA/IST , Exercice 2002.

[3] Rapport final de la réunion du Comité Provincial de Lutte contre le SIDA/IST, tenue à Panzi du 1er octobre au 02 octobre 2001.