III.1. COLLECTE DES DONNEES AUPRES DES
ORGANISATIONS INTERNATIONALES A BUKAVU
III.1.1. PNUD/UNOPS-ZAI/01/002
III.1.2. Service
Médical de la Monuc (Mission des Nations Unies au Congo)
III.1.3. Médecins
Sans Frontières Hollande «MSF-H»
III.1.4. Organisation
Mondiale de la Santé «OMS» au Sud-Kivu
III.1.7. Programme
Alimentaire Mondiale «PAM»
III.1.9.
Save The Children «SC»
III.1.10.
International Rescue Committee «IRC»
III.1.11. Coopération
Technique Allemande / Secteur Santé «GTZ-Santé»
III.2. COLLECTE DES DONNEES AUPRES DES ONGs
MEMBRES DE LA PLALUSI (FOSI Sud-Kivu)
III.2.1. COMPOSITION DE LA PLALUSI
III.2.3. SÉANCE DE TRAVAIL AVEC LE BUREAU DE
LA PLALUSI (FOSI/ SUD-KIVU)
III.2.4. LA FONDATION FEMME PLUS «FFP»
III.2.5. LA FONDATION SOLIDARITÉ DES HOMMES
«FSH»
III.2.6. RÉSEAU NATIONAL ETHIQUE, DROIT ET
VIH/SIDA «REDS»
III.2.7. CENTRE D’ACTION POUR LA PROMOTION ET
LA PROTECTION DE LA FAMILLE «CAPPF»
III.2.8. FORUM D’ASSISTANCE AUX ORPHELINS DES
SINISTRES ET DES EPIDÉMIES FORSE»
III.2.9. CENTRE D’ACTIONS SOCIALES POUR LE
DÉVELOPPEMENT INTÉGRÉ «CASDI»
III.2.10. EDUCATION AUX ORPHELINS DU SIDA
«EDOSI»
III.2.11. MÉDIAS CONTRE SIDA «MCS»
III.2.12. MEDECINS AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT
SANITAIRE «MDS»
III.2.13. ŒUVRE CHRETIENNE POUR LA LUTTE
CONTRE LE SIDA ET LA PROTECTION DE LA FEMME «OCF»
III.2.14. ACTIONS SOLIDARITES POUR
L’INTEGRATION SOCIALE ET ASSISTANCE AUX VULNERABLES «ASISAV»
III.2.15. ASSOCIATION POUR LA PROMOTION
SOCIALE ET SANITAIRE «APROSSAN»
III.2.16. FEDERATION DES DONNEURS BENEVOLES DE
SANG «FEDOBESA»
III.2.17. BUREAU POUR LE VOLONTARIAT AU
SERVICE DE L’ENFANCE ET DE LA SANTE «BVES» asbl
III.2.18. COMITE DIOCESAIN DE LUTTE CONTRE LE
SIDA «CODILUSI»
III.2.19. PROJET MEDICAL VICTOIRE «PMV»
III.3. LES ONGS LOCALES INDEPENDANTES DE
BUKAVU
III.3.1. PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT SOCIAL
«PRODES»
III.3.2. AMICALE DES DONNEURS BENEVOLES DE
SANG «AMIDOSA»
III.3.3. ASSOCIATION DE SANTE FAMILIALE «ASF»
III.3.4. CENTRE DE RECHERCHES EPIDEMIOLOGIQUES
ET OPERATIONNELLES SUR LE SIDA «CREOPSI»
III.3.5. ACTION POUR LA LUTTE CONTRE
L’IGNORANCE DU SIDA
III.3.7. EGLISE ADVENTISTE DU 7è JOUR
III.3.8. CROIX-ROUGE DE LA RDC
II.3.9. PROJET SIDA DE LA 5è CELPA
II.3.10. RESEAU SIDA DEVELOPPEMENT
II.3.11. CENTRE POUR LA PROMOTION DES
INITIATIVES LOCALES DE DEVELOPPEMENT «CEPILD»
II.3.12. CENTRE D’ENCADREMENT DES CAPTIFS
LIBERES «CECL»
III.3.13. SOCIETY FOR WOMEN
AGAINST AIDS IN AFRICA «SWAA»
III.3.14. COMMUNAUTE BAPTISTE AU CENTRE DE
L’AFRIQUE «CBCA»
III.4. LIGUE DES JEUNES POUR LA LUTTE CONTRE
LE SIDA «LIJELUSI Sud-Kivu»
III.4.1. LE CERCLE DE RECHERCHE DES ETUDIANTS
EN MEDECINE «CREM»
III.4.3. ACTION DES JEUNES CONTRE LE SIDA ET
LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES «AJESI»
III.4.4. MOUVEMENT INTERNATIONAL DES ETUDIANTS
CATHOLIQUES «MIEC»
Il répond verbalement à nos questions. «Pour le
moment, rien n’est fait au Sud-Kivu dans le domaine du SIDA »
indique-t-il. C’est au Nord-Kivu où le Programme des Nations Unies (PNUD) vient
de financer une enquête dans le domaine du SIDA.
Le Bureau des Nations Unies pour les Services des
Projets (UNOPS) exécute actuellement le projet de Renforcement des Stratégies
Communautaires (ReSCo) à l’Est de la RDCongo. Parmi les principales composantes du projet figure
la sensibilisation sur le VIH/Sida et la protection des groupes vulnérables.
Notre interlocuteur souligne le fait que le PNUD est
prêt à financer tout projet de développement durable.
Il nous informe que la
MONUC n’a pas d’activités spécifiques de lutte contre le SIDA à Bukavu. Au sein
du Bureau, on procède tout simplement à la distribution des préservatifs aux
agents. «C’est au niveau de la MONUC Kinshasa où il y a une Conseillère chargée
du VIH/SIDA», fait-il remarquer.
La sexualité responsable exige la promotion des trois moyens de prévention du VIH : l’abstinence, la fidélité et le préservatif. Certes, les trois modes de prévention posent le problème de leur limite. Pour être efficace, l’abstinence doit être totale, la fidélité doit être mutuelle et l’utilisation du préservatif correcte. Seule l’organisation des séances d’information ou de conseil sur le VIH/SIDA peut offrir l’occasion de parler de la meilleure façon d’utiliser le préservatif et de procéder à des démonstrations.
MSF/Hollande a 32 ans
d’existence et 10 ans d’intervention en RDCongo. Il
opère depuis 2000 dans la ville de Bukavu uniquement dans le domaine du SIDA et
les IST, comme partenaire d’appui et exécutant.
Ses ressources
financières proviennent de la maison mère (MSF/H), de DFID (Coopération
britannique), ECHO, CIDA, BUZA, etc.
MSF/H
possède à travers la ville des structures d’intervention (intégrées ou non aux
institutions de santé): 3 cliniques de prise en charge des IST (2000), un Centre de Conseil et de dépistage volontaire (avril 2002), 2
cliniques de traitement des infections opportunistes (juin 2002) et un Laboratoire (avril 2002).
Dans
l’accomplissement de sa mission, MSF collabore avec les institutions de santé
de Bukavu : Centre Hospitalier de Bagira, Centre Hospitalier de Kadutu, et Centre de Santé Malkia wa Amani
(Ibanda).
En
plus, les animateurs de MSF/H effectuent des visites à domicile auprès des PVV
et des Femmes Vivant Seules (FVS), en collaboration avec ASF D’une manière
générale, Sa cible, c’est la population sexuellement active.
Aux
endroits précités, MSF dispose d’une certaine infrastructure : une salle
de consultation et de traitement des IST au Centre Hospitalier de Bagira, une
salle pour consultation et traitement des IST au Centre Hospitalier de Kadutu,
une annexe avec deux pièces pour consultation et traitement des IST au Centre
de Santé Malkia wa Amani /Ibanda.
MSF
loue une maison à Bagira, elle abrite son Centre de Conseil et de Dépistage
volontaire (VCT).
Les
domaines d’intervention de MSF/H sont :
- La prise en charge des IST
-
La mobilisation sociale
-
La prise en charge des PVV
-
Le Conseil et Dépistage
volontaire (CDV)
-
La surveillance
épidémiologique
-
Le Laboratoire
-
La PEC aux ARV
1°)
Comme signalé plus haut, les activités de prise en charge des IST de MSF/H
s’exerce dans les 3 communes de la ville de Bukavu : à Ibanda (Centre de
Santé Malkia wa Amani), à Kadutu (Centre Hospitalier de Kadutu) et à Bagira (Centre Hospitalier de Bagira).
Les
trois institutions de santé ont signé une convention avec MSF dans le cadre de
la prise en charge des IST. Aucune ONG locale n’est partenaire de MSF. La
cible, c’est essentiellement la population sexuellement active, référée par PSI
/ASF et les centres de santé.
La prise en charge des
IST est basée sur l’approche syndromique. La source d’approvisionnement en
médicaments est MSF, l’état actuel de stocks est bon. Les cas non guéris sont
référés au Centre de Conseil et de Dépistage Volontaire de Bagira.
La difficulté majeure
en matière de prise en charge des IST reste la stigmatisation. D’où la
nécessité d’une sensibilisation continue. Dans l’avenir, MSF compte ouvrir une
autre clinique MST à l’hôpital de Panzi.
2°)
Les activités de mobilisation sociale s’organisent essentiellement au
Centre de Conseil et de Dépistage de Bagira. Actuellement, c’est la
sensibilisation des groupes communautaires (groupes religieux) par la
communication interpersonnelle qui est la stratégie principale. L’essentiel du
message consiste à prévenir la population sexuellement active sur le danger que
représentent les IST dans la propagation du VIH, à amener les gens à se faire
tester et à susciter une attitude positive vis-à-vis des PVV.
Le
matériel et les supports disponibles au Centre sont : une vidéo, des
dépliants, des affiches, des préservatifs. Dans la sensibilisation, MSF
collabore avec PSI /ASF.
La
stigmatisation et l’attitude de l’Eglise catholique sont deux difficultés
soulevées par MSF en matière de sensibilisation. Les animateurs de MSF/H à
Bukavu estiment que la transparence et l’intensification de la sensibilisation
peuvent aider à les surmonter.
3°)
MSF/H à Bukavu œuvre dans les domaines de la prise en charge médicale,
psychosociale et matérielle. La prise en charge médicale consiste
essentiellement au traitement gratuit des infections opportunistes et au Labo.
La possibilité d’hospitalisation des PVV existe.
4°)
MSF a démarré le traitement aux anti-rétroviraux (ARV) le 1er
d’octobre 2003.
La
Coordinatrice de MSF/H à Bukavu présente le traitement aux ARV comme une suite
logique d’autres activités réalisées par son Organisation (sensibilisation,
Labo, CDV, PEC des IST/IO, visite à domicile). Le PEC aux ARV est organisée au
Centre pilote de MSF à Bagira.
La
sélection des bénéficiaires repose sur des critères médicaux et sociaux.
Pour
les critères médicaux, il y a des critères d’inclusion médicale et des critères
d’exclusion médicale :
Critères
d’inclusion médicale sont :
·
OMS stade IV et stade III
avancé de VIH, indépendamment du nombre de CD4
·
OMS stade I, II, III de VIH
avec CD4 moins de 200 / mm³
·
OMS stade II ou III de VIH
avec Lymphocyte totale < 1200 / mm³
L’idéal
serait de vérifier les résultats deux fois dans un intervalle de trois mois
Critères
d’exclusion médicale :
·
Anomalie sévère des reins
et/ou foie
·
Présence d’une condition
palliative et pathologie incurable
·
Indice Karnofsky moins de
40
·
Avoir une maladie
psychologique /psychiatrique instable
Critère
d’inclusion sociale :
·
Le malade a révélé son
statut sérologique à un autre personne pouvant le soutenir et participer à une
formation sur le VIH/SIDA avec le malade
·
Le malade respecte ses
rendez-vous pour un minimum de 3 mois
·
Le malade est adhérent avec
Cotrimoxazole prophylaxie pour un minimum de 2 mois
·
Le malade habitant dans les
4 communes de Bukavu (Bagira, Kadutu, Ibanda, Kasha)
·
Le malade est dans la ville
pour un minimum de 3 ans
Critère
d’exclusion sociale :
·
Un/une malade qui voyage
souvent et pour longtemps de Bukavu à cause de sa profession/activités
Pour
plus d’objectivité dans le choix des bénéficiaires, il a été mis sur pied une
équipe technique de sélection. Elle est composée de MIP, MCP/ BPC, Dr Bula Bula, Dr Kashongwe et un(e)
infirmier(e) de MSF.
Le
projet a démarré avec 10 PVV (il sera procédé à la sélection de 10 PVV par
mois). Le nombre passera de 10 à 20 le mois prochain (novembre 2003), ainsi de
suite. Un nombre réduit garantirait un meilleur suivi.
La
trithérapie est gratuite. Son coût peut être estimé à 30$ par mois (Amsterdam
en est la source d’approvisionnement)
Il
y a lieu d’observer des effets secondaires (maux de tête, vomissements,
fièvre,…) au début du traitement mais le corps finit par s’adapter trois ou
quatre semaines après. Tous les soins sont ambulatoires. MSF remet aussi les
vivres de PAM aux malades. Il a été constaté que l’ampleur des effets
secondaires dépend de l’état nutritionnel du malade.
La
PEC aux ARV est accompagnée de la PEC psychosociale (visites à domicile,
support psychologique entre malades, etc.). Chaque semaine les PVV soumises aux
ARV se rencontrent au Centre pour un partage d’expériences.
Le
projet de PEC aux ARV de MSF est de 5 ans. Par ailleurs, la Coordinatrice de
MSF/H fait remarquer que le projet des ARV doit être pour les malades un projet
pour la vie. Effectivement, il est observé un relâchement du traitement de la
part des malades avec l’amélioration de leur état de santé, à peu près 6 mois
après le début de la trithérapie. Ce qui peut avoir comme conséquence la
dégradation brusque de l’état de santé.
Les
partenaires dans le cadre de ce projet sont : l’IPS, le BPC, la FFP (le
partenariat est à ses débuts), et probablement dans l’avenir la GTZ Santé et la
Pharmakina. Cette dernière démarre la production des ARV en janvier 2004. Les
possibilités de collaboration avec MSF seront examinées par Amsterdam compte
tenu de la qualité du produit.
Jusqu’à
présent le projet n’a pas connu de problème. Les PVV sélectionnées reçoivent la
trithérapie, le PAM leur donne la nourriture, ils se soutiennent mutuellement
lors des séances de support psychologique, ils reçoivent des visites à domicile
de la part du personnel de santé de MSF. Bref, le projet a bien démarré.
5°) Dans la prise en
charge psychosociale de toutes les PVV, les réunions de support psychologique
aident les PVV à se soutenir moralement. Malheureusement, on enregistre des cas
d’absence à ces rencontres.
6°)
La prise en charge matérielle consiste en la distribution de la nourriture et
des semences. Le nombre de PVV dont MSF s’occupe s’élève à plus ou moins 100.
7°)
En rapport avec la PTME, MSF ne s’occupe que des PVV tombées en enceinte.
8°)
Pour le CDV, le nombre des personnes testées jusqu’à ce jour s’élève à 765.
90%
d’entre eux étaient revenus au CCDV pour les résultats (juillet 2003).
Le
MEP nous accueille chaleureusement dans son bureau. D’emblée, il reconnaît
qu’il existe un Bureau qui s’occupe du SIDA à Kinshasa, apparemment sans grands
moyens d’action pour le moment. D’après lui, l’OMS doit en principe s’impliquer
dans tous les domaines prévus au canevas que nous lui présentons. Par ailleurs,
nous abordons avec lui les acquis du Projet PNUD/OMS-SIDA d’appui aux micro-projets dans le domaine du SIDA, projet qui a été
géré par les antennes OMS entre 1997-1999.
Le
coordinateur du CEMUBAC commence par apprécier l’initiative de l’étude en
soulignant qu’il est temps qu’on sache qui fait quoi dans le domaine du SIDA.
Au vu des domaines prévus sur le canevas, il indique que son Organisation est
plus dans la recherche et la surveillance épidémiologique.
D’après l’assistante au programme
Santé de MALTESER, son Organisation a comme activité principale les Soins de
Santé Primaires (SSP) et la nutrition. C’est depuis trois mois (avril 2003)
qu’elle œuvre dans la prise en charge médicale des femmes violées (counseling
de pré-test et de post-test, soins des IO pour les femmes violées depuis les
années 96).
D’après son expérience, 90% des
femmes violées soumises au counseling acceptent de passer volontairement le
test HIV. Malteser a déjà effectué 755
tests auprès des femmes violées dont 10 se sont révélés positifs (4 cas à
Walungu et 6 cas à Kaziba, juillet 2003).
Elle dispose d’une clinique mobile qui dessert
ces deux localités. Malteser achète ses médicaments à Bukavu auprès du BDOM,
CEPAC et APAMESK. Par la suite, elle approvisionne 3 pharmacies des BCZS
(Walungu, Kaziba et Nyangezi).
La
difficulté majeure dans la prise en charge des femmes violées reste le manque
de moyens pour assurer le suivi et les soins des IO.
En
tant qu’ONG d’obédience catholique, MALTESER ne fait pas de promotion du
préservatif mais lui est déjà arrivé une fois d’en proposer l’usage à un couple
discordant. Même l’usage des méthodes modernes de planning familial n’est pas
recommandé par MALTESER.
Malteser
compte collaborer avec GTZ Santé dans le domaine de la formation.
Malteser a comme bailleur de fonds
«ECHO»
Le PAM intervient dans la prise en
charge alimentaire des PVV comme organisme d’appui en vivres. Sur le terrain,
il travaille avec 3 partenaires :
l’Hôpital de Panzi, l’ONG locale FORSE et CH de Bagira, via MSF/H. Ces trois
organisations encadrent 618 PVV, dont 60 pour Hôpital de Panzi, 50 pour le CS
de Bagira et 508 pour l’asbl FORSE.
Le partenariat de PAM reste ouvert à
toutes les agences de lutte contre le SIDA, à condition de passer par les trois
partenaires identifiés.
Dans les jours à
venir, le PAM compte lancer un partenariat avec les ONGs qui encadrent les
femmes violées.
Sur le plan mondial,
c’est depuis 3 ans que le SIDA est considéré comme une priorité par Christian
Aid. Sur le plan national, Christian Aid est l’interface sociotechnique de
l’USAID auprès de deux ONGs locales : AMOCONGO et Fondation Femme Plus
(FFP). Le contrat avait été signé par les bureaux nationaux de ces deux
Organisations à Kinshasa. Dans le partenariat, l’USAID est le donateur
(bailleur de fonds), Christian Aid l’interface technique et les deux ONGs
locales des exécutants.
La stratégie était de prendre deux
ONGs ayant des Représentations en provinces (FFP est représentée à Kinshasa,
Bukavu, Kisangani, Kindu et Goma ; AMOCONGO à Kinshasa, Lubumbashi,
Kikwit, Matadi et au Kasaï). Christian Aid assure leur accompagnement technique
dans le cadre du Projet CAHAC (Community Action against HIV and AIDS in Congo).
Ce dernier est un projet de 5 ans qui couvre plusieurs domaines : la
sensibilisation, le CDV, la sécurité transfusionnelle, la prise en charge des
PVV/PA, l’appui institutionnel, etc.
La gestion du projet CAHAC a été confiée à un Cadre de Christian Aid à Kinshasa. Des points focaux de CAHAC ont été institués aux bureaux de Christian Aid à l’intérieur.
Le département Santé de Save The
Children UK au Sud-Kivu a été supprimé depuis 2000. Pour le moment, il ne
fonctionne au sein de l’Organisation qu’un seul programme : la
Protection de l’Enfance.
Pour le moment, l’IRC n’a pas de programme
SIDA spécifique. Il appuie principalement 17 centres de santé et l’hôpital de
Kabare (Zone de Santé de Kabare). Il vient de suspendre ses interventions à
Katana. Actuellement, il est aussi opérationnel à Mwenga.
Dans sa lutte contre les violences sexuelles,
l’IRC appuie directement 9 ONGs locales oeuvrant dans la prise en charge des
femmes violées. Dans ce cadre, il a entrepris des actions visant à renforcer les capacités de ces partenaires
en counseling.
La GTZ est un prestataire de
services de coopération au développement. Parmi les prestations de la GTZ-Santé figure essentiellement le renforcement des
capacités (des institutions, des acteurs de terrain, des communautés) et
l’appui institutionnel au Ministère de la santé ainsi qu’aux différents
directions et programmes du Ministère. Les activités de la GTZ/secteur santé de
l’année 2003 s’inscrivent dans la droite ligne des conclusions et
recommandations de l’atelier ZOPP 2001.
La GTZ Santé Bukavu est
essentiellement un programme d’appui à la lutte contre le SIDA. Le bureau a été
implanté à partir du mois de mars 2003.
Différents
partenaires ont été sélectionnés pour l’exécution des programmes de
sensibilisation, d’information, de CDV et de PTME en collaboration avec l’IPS,
le BPC et le Forum SIDA (entre autre dans le cadre d’appui aux micro-projets). En même temps le Projet Partenariat Public
Privé (PPP) dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA sur le lieu de travail
a démarré dans la province du Sud-Kivu.
Par ailleurs, dans le cadre
d’appui institutionnel au Programme National de Lutte contre le SIDA (PNLS), la
GTZ Santé Bukavu est en train d’élaborer la cartographie des interventions et
des intervenants dans le domaine de la lutte contre le SIDA au Sud-Kivu. Le
Projet GTZ /Banque Mondiale sur la sécurité transfusionnelle est aussi exécuté
par le Bureau de Bukavu.
Finalement, dans le cadre de
l’offre de services de soins aux PVV, d’abord la production d’antirétroviraux (trithérapie) par la Pharmakina à prix
réduit est supporté, ainsi que des services de soins ARV, IO sont en cours de
mise en place.
Un
site Internet (http://gtzbukavu.chez.tiscali.fr) a été élaboré avec toutes
ces informations et les supports élaborés.
a) La sécurité
transfusionnelle
La GTZ Secteur Santé appuie depuis
plus d’une décennie les activités de sécurité transfusionnelle en RDC. Pour le
moment, l’intervention du Projet GTZ / Banque Mondiale porte essentiellement
sur l’appui en fournitures (poches de sang et réactifs de base pour la sécurité
transfusionnelle), l’appui aux formations des prestataires de la sécurité
transfusionnelle, au CNTS et l’appui au fonctionnement du PNTS et des CPTS pour
l’appui à la promotion du don bénévole de sang, appui aux supervisions des
activités, aux formations et à la qualification biologique des unités de sang.
b) Le Projet Multisectoriel
Ce projet cible, avec son approche
multisectorielle, entre autres les jeunes (en situation particulièrement
difficile), les militaires, les étudiants, les femmes enceintes séropositives,
les enfants nés des mères séropositives, les professionnels de sexe, les
camionneurs, les jeunes universitaires, etc.
Les activités sont principalement
axées sur la sensibilisation sur le VIH/SIDA, la PTME, le conseil pour
dépistage volontaire et l’appui aux micro-projets.
Chacun de ses activités sont exécutés par de partenaires :
HALT-SIDA
asbl
-
Cette asbl exécute un
programme de sensibilisation de la population de Bukavu et en particulier des
jeunes en situation particulièrement difficile. Elle encadre un groupe
de théâtre de rue, un groupe de théâtre populaire et radiophonique connu sous
le nom de «Kapalata» et un groupe de dessinateurs qui élaborent des messages
visuels (boîtes images).
-
Un atelier sur les fausses
croyances en matière de VIH/SIDA, avec la participation de 32 jeunes en
situation particulièrement difficile, a été organisé pendant lequel également
de supports de sensibilisation ont été discutés. Il a eu à fournir des éléments
et les priorités qui doivent être pris en compte pour la sensibilisation dans
les milieux de jeunes.
-
Une formation de
communicateurs sur le VIH/SIDA et les Techniques de communication avait réuni
pendant deux jours : 3 dessinateurs, 4 membres du groupe de théâtre de
rue, 7 membres du groupe Kapalata et 6 journalistes de différentes radios de la
place.
-
Une formation de pairs
éducateurs avait été organisée pour 32 leaders d’opinion identifiés dans 13
ONGs qui encadrent des enfants et jeunes en situation particulièrement
difficile et dans 3 églises de réveil de la place.
-
25 animateurs, encadreurs
des jeunes dans les ONG et églises de réveil, ont également été formés.
Pour
la documentation, l’association TUMAINI vient d’implanter à Bukavu, avec
l’appui de la GTZ Santé, un centre de documentation sur le VIH/SIDA. Un
cybercafé fonctionne en son sein, il assurera le financement des activités et
la pérennisation de l’action. TUMAINI a également participé dans l’élaboration
des guides de boîtes à images.
L’asbl
CREM mène des actions de sensibilisation auprès des militaires et leurs
familles au camp Saïo de Bukavu. Un panneau éducatif sur le SIDA vient d’être
planté par CREM à l’entrée du camp Saïo. Deux ateliers de formation et de
définition de stratégies d’intervention ont déjà été réalisés au sein du camp.
Autres activités : élaboration de supports IEC (t-shirts, pagnes,
autocollants, panneaux) et d’outils de suivi ; organisation de réunions
stratégiques et sessions de sensibilisation ; diffusion de préservatifs à
travers des réseaux commerciaux et autres.
L’asbl
REDS mène des actions de sensibilisation auprès des prisonniers. Une session de
formation a déjà été organisée pour le personnel pénitencier ainsi que des
réunions stratégiques.
La
Croix-Rouge a obtenu un appui de la GTZ Santé pour la formation de ses
secouristes en tant qu’animateurs dans le domaine du SIDA.
Pour
la PTME, l’hôpital Général de Kaziba a été retenu comme maternité
bénéficiaire du paquet minimum d’activités de PTME. Les activités suivantes ont
déjà été réalisées à Kaziba :
-
des sessions de formation
sur le CDV, la PTME, le labo, la gestion des médicaments essentiels et la santé
de reproduction
-
une réunion d’information
sur le VIH/SIDA et d’explication de l’action aux pasteurs et autres leaders
sociaux de Kaziba. Le but de la rencontre était de les impliquer dans l’action
et de les amener à sensibiliser leurs communautés
-
la construction d’un
bâtiment pour la CPN et le counseling
-
l’approvisionnement de
l’Hôpital Général de Kaziba en intrants (dépistage, prophylaxies, planning
familial, médicaments et intrants essentiels)
-
des outils de gestion, de
supervision, de suivi et d’évaluation ont été élaborés et proposés à la Zone de
Santé par la GTZ Santé
Pour le Conseil et Dépistage
Volontaire, C’est la Fondation Femme Plus qui a été identifié pour exécuter
les activités de CDV. Le Centre de CDV sera intégré au CH de CHAI / CEPAC dans
un quartier populeux et mouvementé de Bukavu. La GTZ Santé Bukavu a opté pour
cette stratégie d’intégration dans une structure de santé existante par souci
de durabilité de l’action :
-
des sessions de formation
sur le CDV, le labo, la gestion des médicaments essentiels et la santé de la
reproduction ;
-
la réhabilitation des
bâtiments destinés au counseling et aux sessions d’IEC ;
-
l’approvisionnement du
Centre Hospitalier en intrants (dépistage, planning familial, médicaments et intrants
essentiels) ;
-
des outils de gestion, de
supervision, de suivi et d’évaluation ont été élaborés et proposés à la Zone de
Santé par la GTZ Santé.
c) Le Projet Partenariat Public
Privé (PPP)
Le Projet «Partenariat Public
Privé : «National Business Committees against
HIV/AIDS» est une extension du projet développé entre 2001 et 2002 dans un
partenariat GTZ-Heineken. Il a pour but de
capitaliser les expériences acquises au cours de ce dernier projet et de le
diffuser aux comités interentreprises d’Afrique Centrale dans un souci de
renforcer les activités de lutte contre le VIH/SIDA sur le lieu de travail et
de préparer une proposition commune à soumettre au Global Fund
pour un renforcement des capacités techniques et financières de ces différents
comités interentreprises sous-régionaux.
Les lieux et les sites
d’intervention du Projet PPP dans la sous région sont : Kinshasa,
Lubumbashi, Bukavu, Mbuji-Mayi, Boma pour la République Démocratique du
Congo ; Brazzaville et Pointe Noire pour la République du Congo ;
Kigali pour le Rwanda ; Bujumbura pour le Burundi, Luanda pour l’Angola et
Bangui pour la République Centrafricaine.
Focalisé dans un premier temps aux
comités interentreprises de lutte contre le VIH/SIDA de la RD Congo, à Kinshasa
pour l’amélioration ou le développement d’outils relatifs à la lutte contre le
VIH/SIDA sur le lieu de travail puis à Lubumbashi, Bukavu, Mbuji-Mayi et Boma
pour la mise en place des comités interentreprises provinciaux, le projet a
connu une extension de ses activités au Congo Brazzaville, au Rwanda et
Burundi.
Le Projet Partenariat Public Privé
(PPP) à Bukavu a démarré le programme de lutte contre le VIH/SIDA dans les
entreprises suivantes : Bralima, Pharmakina, Kotecha, Ginki, Olive, Ets
Burume, Afopofrem, Eurodistri, Elmay&Frères, Regideso, DGI, OFIDA, OCC,
RTNC, SNEL, SONAS, ISTM, AMICONGO.
Six axes stratégiques
d’intervention constituent le gouvernail du CIELS :
Le niveau d’exécution du programme
du Projet PPP (en date du 15 novembre 2003) est le suivant : 19
entreprises ont fait l’objet d’un plaidoyer de la part du Point Focal; 9
entreprises ont leurs comités de lutte contre le SIDA ; 7 entreprises ont
déjà tenu leurs réunions de comités ; 11 entreprises ont participé à la
réunion d’information ; 13 entreprises ont participé aux réunions du
CIELS. Deux entreprises ont déjà élaboré leurs programmes de lutte contre le
SIDA et des séances de sensibilisation pour les enfants des employés ont été
organisées à la Bralima.
d) Production et offre d’antirétroviraux à prix réduit
La
GTZ appuie la Pharmakina dans la mise en place d’une unité de production de
la trithérapie AFRI-VIR® (Stavudine, Lamivudine et Nevirapine) . Dans ce cadre, un équipement pour la production et le
contrôle de qualité lui est fourni. Au même endroit est implanté, avec l’appui
de la GTZ toujours, un centre de diagnostic, un labo et un service de soins .
e) Mise en place d’un centre de
traitement ambulatoire ARV, IO, IST ouvert au grand public
La
GTZ Santé est en train de mettre en place un réseau de CTA (centre de
traitement ambulatoire) dans la RDC pour fournir des soins médicaux aux PVV
(ARV, IO et IST), notamment à Lubumbashi, Kinshasa, Mbuji-Maji,
Kisangani et Bukavu. Le CTA de Bukavu fournira également des services de
renforcement de capacités (par exemple la formation continue) dans la prise en
charge médicale des PVV. Il y aura une forte intégration avec la Pharmakina
(intrants et utilisation matériel labo) et les autres programmes financés par
le Bureau à Bukavu.
La Plate-forme des Organisations de Lutte contre les
IST et VIH/SIDA au Sud-Kivu «PLALUSI» (appelée par assimilation à
l’organisation des ONGs de Kinshasa «FOSI / SUD-KIVU») comprend actuellement 17
membres :
1°) REDS (Réseau National Ethique, Droit
et VIH/SIDA)
2°) FORSE (Forum aux Orphelins des Sinistres
et des Epidémies)
3°) FSH (Fondation Solidarité des Hommes)
4°) BVES (Bureau pour le Volontariat au
Service de l’Enfance et de la Santé)
5°) CASDI (Centre d’Actions Sociales pour
le Développement Intégré)
6°) FFP (Fondation Femme Plus)
7°) EDOSI (Education aux Orphelins du Sida)
8°) CODILUSI (Comité Diocésain de Lutte contre
le Sida)
9°) ASISAV (Action Solidarité pour
l’Intégration Sociale et l’Assistance aux Vulnérables)
10°) MDS (Médecins au Service du
Développement Sanitaire)
11°) CAPPF (Centre pour Promotion et la
Protection et de la famille)
12°) OCF (Œuvres Chrétiennes pour la Lutte
contre le SIDA et la Protection de la Femme)
13°) FEDOBESA (Fédération des Donneurs
Bénévoles de Sang)
14°) APROSSAN (Association
pour la Promotion Sociale et Sanitaire)
15°) SERASCOMIR (Service de Recherches et
Animation pour la Santé Communautaire)
16°) MCS
(Médias contre Sida)
17°) PMV
(Projet Médical Victoire)
La
concertation entre intervenants dans la lutte contre le SIDA à Bukavu remonte à
1992.
a)
De 1992 à 1994
Pendant cette période, la plate-forme est
un regroupement d’agences de lutte contre le sida de Bukavu dont le seul but
est la commémoration des Journées Mondiales Sida (JMSIDA). Les rencontres
(réunions) se tiennent généralement au quatrième trimestre de l’année, entre
octobre et la première quinzaine du mois de janvier. A l’époque, les agences
qui s’associent pour organiser ensemble les JMSIDA sont : le CODILUSI/
BOM, l’ECC/ GTR, le Projet Kabare/ GTZ, le BVES, le Projet prévention Sida/
CEMUBAC, l’APROSSAN et le BRC/SIDA (Bureau Régional de Coordination SIDA,
actuel BPC/SIDA).
b)
En 1995
Au cours de cette année, outre l’organisation
commune de la JMSIDA, les agences de la plate-forme se réunissent, à intervalle
plus ou moins régulier, pour programmer, préparer et produire des émissions sur
la prévention du VIH/SIDA à la RTNC et à la Radio Maendeleo. Quelques émissions
sont produites sur la radio AGTASHYA de la Fondation SUISSE
« HIRONDELLE ». Jusque-là, le BRC/SIDA est assimilé aux agences de la
plate-forme. Son secrétaire administratif
(Mr Delphin SHABANI)
en assure même le secrétariat permanent.
c)
D’octobre 1996 à avril 1997
Arrêt des activités de la
plate-forme à cause de la guerre de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la
Libération du Congo (AFDL). La réunion consacrant la reprise des activités ne
se tiendra qu’à la fin du mois d’avril 1997. A cette occasion les agences de la
plate forme décident essentiellement de la relance des émissions radio,
financées avant la guerre par l’UNICEF.
d)
De mai 1997 à décembre 1999
Des
événements se succèdent :
- Mai 1997 : arrivée à Bukavu du
Volontaire des Nations Unies «VNU/SIDA», Feu Pierre LUNYASI (décédé en octobre
1997). Il est le premier à évoquer la nouvelle vision de la lutte contre le
Sida en RDC, basée sur le partenariat. Il constate avec étonnement que le
BRC/SIDA, structure étatique de coordination, est considérée comme une agence
de la plate-forme au même titre que les ONGs.
- 18/07/1997 : Adoption du premier
Règlement d’Ordre Intérieur de la PLALUSI, lors de l’assemblée générale des
membres au CODILUSI/ BDOM. Les signataires du document sont : APROSSAN,
ASISA, CAPPF, CODILUSI/BOM, BVES, PPS. Le même jour
interviendra la désignation par consensus de l’équipe dirigeante (Bureau)
composée de :
-
Projet Prévention Sida
(PPS) représenté par Mr. Laurent IKUNDJI : Président
-
ASISA représenté par Mr.
Thomas KABI O.: Secrétaire
-
CODILUSI représenté par Mme
Thérèse LWAMUGUMA: Trésorière
Désormais le BPC a le statut de partenaire (étatique)
de la PLALUSI et non plus de membre effectif. C’est à titre qu’il sera invité
aux réunions mensuelles de la Plate-forme.
- Septembre 1997 : du 3 au 6 septembre
1997, le Dr Bongo et Madame Bernadette MULELEBWE sont à Bukavu pour animer
l’atelier VIH et Développement. Ils donnent plus d’informations sur la nouvelle
vision de la lutte contre le SIDA en RDC, basée sur le partenariat entre :
secteur privé, secteur étatique et secteur communautaire. Ils insistent sur le
fait que le Sida a dépassé le cadre médical pour devenir un problème de
société, un problème de développement. L’approche expert (outsider) doit céder
la place à l’approche multisectorielle, pluridisciplinaire.
-
Octobre 1997 : décès
de Mr Pierre Lunyasi, VNU/SIDA au Projet
PNUD/OMS-SIDA
-
Mai 98 : arrivée à
Bukavu de la nouvelle VNU/SIDA, Madame MUKANIRWA
-
Juin 98 : appui micro-projets
de sensibilisation et de prise en charge des ONGs par le
Projet PNUD/OMS-SIDA de l’antenne
OMS, via le BPC-SIDA
-
Juillet 98 : exécution intensive des micro-projets
supervision conjointe du niveau
d’exécution des micro-projets par l’équipe
PNUD/OMS-SIDA, BPC/SIDA et
PLALUSI
-
Août 98 : le 02/08/98, arrêt des activités à cause de
la guerre du RCD.
-
Septembre à décembre
1998 : poursuite de l’exécution des micro-projets
financés par le Projet PNUD/OMS-SIDA
-
Juillet 99 deux agences
membres de la Plate-forme FORSE et FFP sont retenues pour un appui de Save The
Children/UK
-
28 octobre 1999 :
adoption du nouveau Règlement d’ordre intérieur par la PLALUSI, réunie en
assemblée générale à la Coordination du Projet Prévention SIDA
-
Décembre 1999 :
première remise des vivres PAM aux ONGs membres de la PLALUSI intervenant dans
la prise en charge des enfants victimes du SIDA
-
Janvier 2000 :
installation du nouveau Bureau de la PLALUSI dirigé par Mme Prudence SHAMAVU de
la Fondation Femme Plus. Elle sera succédée deux ans plus tard par Maître
Emmanuel CISHUNGI de REDS.
La PLALUSI a deux organes : l’Assemblée
Générale et le Bureau.
Le Bureau actuel de la PLALUSI est composé
de : Président, Vice-président, Secrétaire, Secrétaire Adjoint et Trésorier.
Au niveau des Zones de Santé, la PLALUSI a implanté des S/Plates-formes
(Sous-PLALUSI ou Sous-FOSI). Il en existe dans neuf ZS sur les quatorze que
compte la Province du Sud-Kivu.
La présidence de la Plate-forme est rotative
pour un mandat de deux ans. Au moment de notre ronde dans les ONGs de la
PLALUSI, c’est REDS qui en assurait la présidence, FORSE la Vice-présidence,
MDS le Secrétariat, la Sous-PLALUSI de Kabare le Secrétariat Adjoint et la
FEDOBESA la trésorerie.
L’organisation qui assure la présidence du
collectif en héberge aussi la permanence pendant son mandat. Ce qui poserait
des problèmes de Bureau dans le cas où l’association assumant la présidence du
FOSI serait elle-même en difficulté de se loger.
Les activités du Bureau sont :
la préparation et la modération des réunions
mensuelles ainsi que l’élaboration des comptes-rendus ;
l’organisation des forums de concertation et
d’échange entre membres ;
l’organisation de la participation des associations
membres aux manifestations de la Campagne Mondiale SIDA ;
la programmation de l’intervention des associations
membres aux émissions de l’asbl Média contre Sida «MCS» (membre de la
PLALUSI).
Le Bureau de la PLALUSI assure au quotidien
le relais entre le BPC/SIDA et les organisations membres. C’est par lui que
passent les supports éducatifs et autres matériels mis à la disposition de la
PLALUSI par le PNLS.
Seules quelques ONGs de la PLALUSI
transmettent leurs rapports au BPC/SIDA. En revanche, elles en reçoivent le
feedback oral de la part du BPC (généralement sous forme de mot d’encouragement
à l’endroit de l’association émettrice) lors des réunions mensuelles de la
PLALUSI.
Les autres partenaires de la plate-forme ou
de ses membres sont les agences de coopération et du système des Nations Unies
(GTZ, OMS, UNICEF, PAM), les ONG internationales ( CHRISTIAN AID, FOMETRO, PSI,
etc.), les Eglises (catholique protestante, Communauté Islamique au Congo
«COMICO», de réveil, etc.), les services étatiques (EPSP, Justice,
DIVIFAM, DIVAS, etc.) et les entreprises privées (BRALIMA, PHARMAKINA, etc.).
D’après le Président en exercice de la
PLALUSI, cette dernière est contact informel avec certains tradithérapeutes
pour les soins des maladies opportunistes. L’actuel président de l’Association
Nationale des Guérisseurs Tradithérapeutes «UNAGCO»
(Mr Mirindi Migas) est
associé à certains forums sur le SIDA au niveau de la province.
Des difficultés rencontrées par la PLALUSI,
nous pouvons en citer : le manque de bureau propre, les retards dans le
versement des cotisations (allant de quelques mois pour certains à plusieurs
années pour d’autres), le manque de moyen déplacement pour la supervision des
activités, le manque d’infrastructure nécessaire pour la reproduction des
rapports et autres documents de travail, etc.
A ces difficultés d’ordre institutionnel,
s’ajoutent celles d’ordre philosophique et de convictions religieuses :
refus de la transfusion sanguine par les Témoins de Jéhovah et du préservatif
par les catholiques (les autres communautés se montrent plus tolérantes à
l’égard du préservatif).
Dans l’avenir, la PLALUSI compte s’ouvrir au
monde extérieur en favorisant la participation de ses délégués aux forums
régionaux sur le SIDA. Ce qui exigerait la participation à certains frais
relatifs aux missions telles que le logement et le séjour.
Pour s’imprégner de ce qui se fait réellement
sur le terrain par les S/PLALUSI, le bureau compte organiser des descentes sur
le terrain. Ce qui soulève une fois de plus le problème d’acquisition d’un moyen
de déplacement (par exemple : une moto) et du paiement régulier de la
cotisation mensuelle.
Dans un contexte plus large, la léthargie
constatée chez les membres du FOSI Sud-Kivu dans les cotisations mensuelles
peut être interprétée comme un manque de motivation par rapport à la promotion
de leur plate-forme. Refuser de cotiser, c’est priver la plate-forme d’une
source précieuse de ressources internes. Ne pas introduire une proposition en
sa faveur auprès des partenaires d’appui (bailleurs de fonds), c’est la priver
des ressources externes. Quelle est cette Organisation qui peut se développer
sans ces deux formes de ressources ?
Trois recommandations peuvent être formulées à l’endroit de la PLALUSI :
l’accroissement de la motivation des membres vis-à-vis de la plate-forme par des actions concrètes visant sa promotion ;
la matérialisation de l’engagement effectif de ses membres à la lutte par leur participation financière à travers leurs cotisations mensuelles ;
l’harmonisation des vues sur la substance du message de sensibilisation de base à adresser à la population générale et aux différentes cibles à risque.
La Fondation Femme Plus (FFP) a été créée à
Kinshasa en date 31 juillet 1994. Le but de la FFP est d’aider à sortir les PVV
de la clandestinité et à les amener à vivre positivement avec le VIH.
Sa
Représentation locale au Sud-Kivu (FFP Sud-Kivu) a été implantée à Bukavu en
1997. Elle est présente dans 12 ZS sur les 14 que compte la Province du
Sud-Kivu (excepté Shabunda et Nundu).
a)
Les objectifs de la FFP sont :
Promouvoir la solidarité et l’entraide communautaires
vis-à-vis des personnes infectées et/ou affectées par le VIH et leurs familles
en dépassant les frontières du sexe, de l’âge et de l’état sérologique
Assister directement les personnes infectées et/ou
affectées par le VIH sur le plan psychosocial
Contribuer au grand mouvement de prévention du SIDA
par le développement des stratégies de réduction de la propagation du VIH
Faire du lobbying en faveur des personnes infectées
et/ou affectées par le VIH/SIDA pour que la communauté, les institutions
privées et étatiques, le monde politique national et international
reconnaissent et respectent leurs droits
Contribuer à l’effort de développement national par
des actions concrètes au niveau des familles des personnes infectées et/ou
affectées par le VIH
Dans le développement de ses activités, la
FFP Sud-Kivu a eu à bénéficier des financements / appuis de : Projet
PNUD/OMS-SIDA, Save The Children, PAM et UNICEF.
b) Actuellement, la FFP/Sud-Kivu est financée
par USAID et Christian Aid (à concurrence de 85% pour USAID et 15% pour
CHRISTIAN AID). Par ailleurs, Christian Aid joue le rôle d’interface socio-technique de l’USAID auprès de la FFP et d’appui
conseil.
Dans le cadre de ce financement, la FFP
exécute le Projet CAHAC (Community Action against HIV and AIDS in Congo).
Le Projet CAHAC se propose de :
renforcer les capacités de réalisation des ONGs et
appuyer les réseaux et communautés impliquées dans la lutte contre le
SIDA ;
éveiller les
consciences et IEC ;
améliorer les conditions de vie des personnes les
plus vulnérables et de leurs familles, particulièrement les veuves et orphelins
vivant avec le VIH et leurs familles.
C’est en rapport le premier objectif du CAHAC
que la FFP collabore avec les associations de jeunes, les associations membres
de la PLALUSI et autres structures
communautaires.
En rapport avec le deuxième objectif (qui
rejoint le premier), FFP réalise avec les jeunes des activités d’éveil des
consciences et d’IEC, de sensibilisation sur le CDV, etc. Pour l’association,
la sensibilisation est un moyen et non une fin en soi. Elle intervient en appui
aux activités de CDV et de prise en charge.
Le troisième objectif cadre avec les
activités de prise en charge et les AGR. La FFP estime que le CDV se situe
entre tous ces objectifs.
La prise en charge demeure le domaine principal
d’intervention de la FFP Cette dernière prend en charge les victimes du
VIH/SIDA (plus ou moins 3000, parmi lesquelles 800 PVV, d’après la Directrice
Provinciale de la FFP).
L’association reçoit aussi les femmes violées mais ne retient pour la détraumatisation que celles qui se révèlent positives. Les autres femmes violées testées négatives sont orientées vers d’autres structures de prise en charge.
c) La FFP catégorise les PVV selon les critères: A,
B, C, D, E, F
A, B, C : regroupent les PVV sans ressources et
qui requièrent une prise en charge psycho-matérielle
D, E, F : regroupent les PVV qui ont des moyens,
la FFP se limite ainsi au counseling et à la prise en charge psychologique
Il y a lieu de noter que :
la catégorie A renferme les personnes identifiées
comme sans ressources et sans compétence pour la survie ;
la catégorie B, des personnes sans ressources mais
dotée de capacités (elles peuvent être retenues ou recommandées
ailleurs) ;
la catégorie C englobe des personnes nécessitant une
prise en charge complémentaire avec les autres organisations ;
la catégorie D, des personnes ayant des moyens mais
qui ne sont pas acceptées par leurs familles, ce sont généralement des
célibataires ;
la catégorie E comprend les PVV dont les familles ont
des moyens ;
la catégorie F, des nantis pouvant même aider les
autres PVV. Cette catégorie a souvent des difficultés pour sortir de la
clandestinité.
Dans le cadre de la PTME, la FFP a souhaité
connaître les structures impliquées dans les soins à la Névirapine.
d) La prise en charge des PA se caractérise
par le soutien à la scolarité de l4 enfants (dans le cadre du projet CAHAC),
l’apprentissage des métiers et les activités de la branche des jeunes au sein
de la FFP (Jeunesse Plus). En rapport avec le programme de jeunes de la FFP,
l’UNICEF avait financé un projet de renforcement des capacités des pairs éducateurs
de jeunes.
e) En appui aux activités de prise en charge,
la FFP initie des AGR : champs communautaires (Katana, Kiliba,
Kamanyola), élevage de porcs, lapins et poules (Katana, Uvira, Kiliba, Bukavu), savonnerie, pêche (Katana, Bukavu), etc.
f) Dans l’avenir, la FFP Sud-Kivu compte
acquérir un bateau pour le transport des passagers sur le lac Kivu,
l’approvisionnement en produits divers et pour les activités de sensibilisation
à bord.
g) Parmi les difficultés soulevées par la
Responsable de la FFP au Sud-Kivu, nous pouvons citer :
La demande de plus en plus accrue de prise en charge
pour les catégories A,B,C, accompagnée d’une
diminution des AGR
La sous-estimation des enfants PVV du fait que le
projet CAHAC donne priorité au test des adultes
Manque de moyens pouvant permettre aux points focaux
dans les Formations sanitaires (FOSA) de restituer la formation reçue dans leur
environnement professionnel
h) Avec l’appui de la GTZ Santé, la FFP est
en train d’implanter un CCDV au Centre Hospitalier de la 8è CEPAC à CHAI. Un
séminaire de formation d’au moins huit jours sur le CDV a été organisé avant le
démarrage des activités. Il vise à garantir les services de CDV de qualité au
profit de la population de CHAI et à améliorer les compétences et capacités du
personnel qui aura à travailler au sein du CCDV.
i) Recommandations :
Examiner avec USAID et CHRISTIAN AID la possibilité d’étendre le Projet CAHAC aux antennes de la FFP dans les Zones de Santé rurales
Consolider les deux activités principales de l’association : le CDV et la prise en charge psychosociale
a) La Fondation Solidarité des Hommes «FSH»
en sigle, créée en 1990 à Bukavu, est une association de droit congolais qui
milite pour la promotion et la défense des droits des enfants et jeunes
défavorisés.
Elle vient d’installer une unité de
sensibilisation dans les milieux de prostituées à Kinshasa (2003).
b) Ses sources de financement sont :
UNICEF, PAM, Save The Children, CARITAS, MANOS (Organisation Espagnole des
Femmes). Un projet de prise en charge économique au profit des prostituées
mineures vient d’être soumis à la Coopération Italienne par le truchement de
l’Organisation italienne CISS.
FSH est considérée comme partenaire local de PSI
/ Rwanda au même titre que les autres associations de Cyangugu et Bugarama Elle
bénéficie des préservatifs et autres matériels promotionnels de PSI /Rwanda sur
le quota de ces deux provinces. Ce partenariat avait été décroché à travers la
collaboration avec le groupement des femmes prostituées de Cyangugu et de
Bugarama.
c) FSH est
organisée en projets :
Projet Réinsertion professionnelle
Projet Education de base non formelle
Projet Plaidoyer
Projet SIDA
Ce dernier intéresse le plus notre étude.
La Fondation Solidarité des Hommes «FSH» est
investie dans le domaine du Sida depuis bientôt 7ans (1996). Les animateurs
impliqués dans le programme SIDA de FSH ont été formés pour la première fois en
1998, par le Projet Prévention SIDA
d) Ainsi, les activités de lutte contre la
prostitution des filles mineures se développeront au sein de FSH, renforcées
par la mise en œuvre du projet SIDA (1998). Actuellement, ces deux activités
sont réalisées dans un seul projet dénommé : «Lutte contre le SIDA et prostituées
des filles mineures».
e) FSH organise une activité dénommée :
«SOIREE SHOW SIDA» avec les jeunes. Il s’agit de s’approprier le langage de
jeunes dans la lutte contre le SIDA et de les rencontrer dans leur propre
environnement. L’activité permet de communiquer sur les réalités de vie des
jeunes en utilisant des canaux de communication d’expression culturelle comme
la musique. FSH a même impliqué dans l’action deux groupes de musique célèbres
des jeunes de Goma : GALAXIE CLUB et POPEE DE VICKY.
f) Le rayon d’action de la FSH est la ZS de Bukavu.
Ses actions sont surtout menées dans les quartiers populaires à forte
concentration de prostituées (femmes libres) : Nyamugo BCB, Nyamugo Soko,
Nyamugo Kibonge, Essence et La Botte. Ces milieux se
retrouvent dans des quartiers populaires de la ville, à l’exception de La Botte
située au centre ville.
Il y a lieu d’ajouter comme autres milieux de
concentration de prostituées à Bukavu : Cimpunda,
Nguba Keredi, Brasserie et certaines localités de Buholo.
g) Sur le terrain dans le domaine du SIDA, la
FSH réalise plusieurs sortes d’activités (2003) : la sensibilisation de la
communauté, le marketing social, le lancement du préservatif féminin, le suivi
et l’accompagnement des mineurs prostitués. Il
mène aussi des activités de sensibilisation auprès des taximen, des motards et
des coiffeurs.
Les taximen de véhicules et ceux des motos
exercent un métier à risque du fait de la mobilité que leur impose la
profession, des contacts avec différentes couches de la population auxquels ils
sont exposés et du revenu monétaire régulier que leur procure l’activité.
Ils exercent une activité en dehors de toute
réglementation de travail, en ce qui concerne particulièrement l’horaire de
travail et la rémunération. L’unique motivation journalière est de réaliser le
versement du patron.
Dans le cadre de la sensibilisation des
chauffeurs de taxis voitures et des motos, FSH a déjà réalisé les activités
suivantes : le Plaidoyer, l’identification de la cible et la
sensibilisation proprement dite.
Pour le plaidoyer, les animateurs de FSH
avaient sollicité le soutien et l’adhésion à l’action des structures et
personnalités suivantes : du maire de la ville, du Chef de Division de
Transport et Communication, du Comité de l’Association des Chauffeurs du Congo
«ACECO»/Secteur Taxi , du Comité de l’Association de Motocyclistes de
Bukavu «AMOTBO», du Bureau de la PLALUSI/FOSI et des Gestionnaires de la GTZ
Santé. Le plaidoyer avait été mené en mars-avril 2002
(seule la GTZ avait été contactée en juin 2003).
L’identification de la cible avait donné les
résultats suivants (mars 2002) :
nombre de chauffeurs Taxis voitures enregistrés à l’ACECO : 789
nombre de chauffeurs Taxis voitures en
activité : 450
nombre de chauffeurs motos enregistrés : 400
nombre de motos en circulation : 250
15% des taximen sont propriétaires des
véhicules qu’ils utilisent, ce qui traduit une certaine stabilité dans
l’exercice de la profession.
La plupart des chauffeurs Taxis sont des
jeunes célibataires dont l’âge varie entre 18 et 30 ans. 60% d’entre eux sont
dans la tranche de 18 à 25 ans, 20% entre 25 et 28 ans, 15% entre 28 et 30 ans,
5% au-delà de 30 ans.
D’après le rapport sectoriel de la FSH, 18%
des chauffeurs Taxi ont un peu de connaissance sur le VIH/SIDA, 24% ont une
connaissance vague. 58% n’ont jamais participé à une séance d’éducation sur le
SIDA.
Les parkings (lieux de concentration de taximen,
généralement en attente de clients) suivants ont été identifiés :
Pour les véhicules : Feux Rouge, Nguba
Frontière, Nyawera Vamaro, Essence Camp REGI, Nyamugo
Soko, Panzi Lemera, Nyantende, Carrefour Kadutu et Place de l’indépendance,
Bagira Commune.
Pour les motos : Place de l’indépendance, Major Vangu, Vamaro, Feux Rouge Datco,
etc.
Les activités de sensibilisation proprement
dites ont eu lieu sous forme d’intervention de 15 minutes accordées aux
animateurs de FSH lors des rassemblements (interventions dans 8 rassemblements
entre juin et septembre), d’animation dans les parkings et de distribution de supports
éducatifs et promotionnels.
La FSH collabore avec la Division Provinciale
de la Culture et des Arts pour la mise sur pied d’un programme de
sensibilisation des coiffeurs de Bukavu. Des rencontres préliminaires
réunissent le comité des coiffeurs, les animateurs de FSH et la Division
provinciale de la Culture et des Arts
Il ne faudrait pas s’arrêter là. Il y a lieu
d’envisager la formation des pairs éducateurs dans cette corporation qui
regroupe des personnes vulnérables au VIH du fait de leur âge, de leur niveau
d’instruction, de la nature de leur clientèle et du revenu monétaire régulier
que leur procure l’activité.
h) FSH collabore avec MDS (soins IST des
prostituées mineures), BPC et FFP (Formation), SWAA Burundi (pour la
documentation), CODILUSI (Formation éducation à la vie).
i) Les difficultés évoquées par FSH sont :
des appuis difficiles à obtenir ;
des frais à payer par la FSH pour le test VIH des
prostituées mineures;
l’incompréhension sur le terrain de certains acteurs
dans la lutte contre le SIDA, à l’occurrence l’Association de Santé Familiale
(ASF) ;
le manque d’intérêt des intervenants locaux sur la
promotion du préservatif féminin
j) Recommandations :
Travailler en synergie avec les autres intervenants dans le domaine de la promotion du préservatif et du marketing social [1]
Etant donné que les prostituées mineures sont des jeunes, envisager la collaboration avec les associations de jeunes impliquées dans la lutte contre le SIDA
a) Le Réseau Ethique,
Droit et VIH/SIDA a été créé à Kinshasa en date du 22/09/1994. Le REDS a ouvert
un Bureau de coordination à Bukavu / Sud-Kivu en octobre 1998.
b)
Le Réseau Ethique Droit et SIDA «REDS» en sigle, est une organisation non gouvernementale
de lutte contre le SIDA de Droit congolais.
c) Depuis
l’installation de la coordination au Sud-Kivu, trois coordinateurs se sont
succédé à la tête de REDS. Le coordinateur actuel est Maître Emmanuel CISHUGI,
qui a remplacé Maître Esaie KABWIT dont le mandat a
été interrompu en septembre 2001 pour des raisons d’études en droits de l’homme
à l’Université Catholique de Louvain (Belgique). Ce dernier avait, lui aussi,
succédé à Maître Jean-Claude MUBALAMA qui prépare sa thèse en Belgique sur les
mécanismes juridiques de prise en charge des PVV (cas des mutuelles de santé).
d) Pour la production
d’un dépliant de sensibilisation sur les aspects juridiques de la prise en
charge des PVV/PA, REDS avait bénéficié d’un appui du Projet PNUD/OMS-SIDA
(1998). Pour l’acquisition d’un bureau, l’association avait obtenu, de
l’Organisation chrétienne belge OCAM, un appui pour le paiement du loyer de 16
mois. Avec l’arrêt de l’appui, l’association s’est retrouvée en difficulté.
e) Parmi les activités
réalisées par REDS, il y a lieu de citer :
-
Des conférences débats dans les universités et instituts supérieurs de la
place(UCB, UEA, ISP, CUB, ISDR…) sur la prévention du VIH chez les jeunes et
les problèmes juridiques nouveaux soulevés par le VIH/SIDA , avec l’appui du
Projet PNUD/OMS-SIDA géré par l’OMS
-
Des sessions de formation visant à renforcer les capacités d’intervention
des ONGs membres de la PLALUSI en matière Droit Ethique et SIDA, organisées par
REDS en collaboration avec la Fondation Femme Plus (dans le cadre du Projet
CAHAC, financé par USAID via CHRISTIAN AID et exécuté par la FFP)
-
Des sessions de formation des formateurs, des pasteurs et personnel de
santé sur les droits de l’homme les plus pertinents en matière de protection de
la dignité des personnes infectées ou affectées par le VIH/SIDA (droit à la non
discrimination et à la non stigmatisation, l’interdiction du dépistage
obligatoire, droit à la vie privée, etc.)
-
Des émissions à la RTNC, Radio Maendeleo, Radio Rehema, etc.
-
Des pièces de théâtre sur le SIDA, par exemple la pièce
intitulée « le Sida : un médecin aux bancs des accusés ».
Cette pièce a été maintes fois jouer devant le public de Bukavu.(depuis 1997)
Il avait été écrit par un groupe d’étudiants de l’UCB et mise en scène par
Maître Jean-Claude MUBALAMA, alors Coordinateur du REDS et Assistant à
l’UCB
-
L’assistance juridique à Espoir MUSHAGALUSA, enfant mineur et sa famille
victime de l’infection à VIH due à la transfusion de sang contaminé. Dans
l’ensemble, REDS est intervenu pour les cas de 5 PVV, en matière de prise en
charge juridique (juillet 2003)
-
La participation à plusieurs session de formation / séminaires ateliers
organisés par différents partenaires (PNUD, FOMETRO, PNLS, GTZ, UNICEF, CEBCA,
CELPA, ASF, etc.)
En sa qualité de Président du collectif des
ONGs locales de lutte contre le SIDA au Sud-Kivu, le Coordinateur de REDS avait
participé à Kampala à la session de formation sur : «Les techniques de
counseling et les problèmes en matière de counseling, comment les résoudre» (avril
2003) .
f) REDS rencontre des difficultés :
manque de bureau depuis l’arrêt du financement de
l’ONG chrétienne belge OCAM , l’association travaillait dans l’immeuble de
la Division du Travail au moment de notre visite ;
manque d’appui pour l’assistance gratuite aux
PVV/PA ;
absence au niveau des intervenants d’un groupe
thématique en matière de CDV ;
manque de moyens de déplacement pour la prise en
charge juridique des PVV/PA, partout où les besoins se feraient sentir dans la
Province ;
insuffisance des volontaires pour accomplir certaines
tâches.
a) Le Centre d’Action pour la Promotion et la
Protection de la Famille «CAPPF» en sigle, a été créé à Bukavu en 1994. Il a
comme cible principale la famille (le couple). Son souci est le bien-être
familial. Le CAPPF s’efforce d’impliquer les parents dans la lutte contre le
SIDA, combattre le SIDA dans la famille par la famille. Pour réaliser ce pari,
il faut arriver à former des pairs éducateurs (couples pilotes) pour la
sensibilisation des couples. En d’autres
termes, former les maris et leurs femmes ensemble pour les préparer à
sensibiliser d’autres couples dans le domaine du SIDA.
b) Au cours de son évolution, le CAPPF a eu à
bénéficier des apports extérieurs pour réaliser certaines activités :
Appui-conseil du Projet Prévention SIDA /CEMUBAC pour
la mise en place des structures et la planification des activités (1994-1995)
Financement de deux micro-projets
de sensibilisation des couples par le Projet PNUD/OMS-SIDA de l’Antenne OMS
Sud-Kivu (1998)
Elaboration d’un dépliant destiné aux Forces armées
et de la police, financé dans le cadre de ces deux micro-projets
(1998)
Sensibilisation des couples membres de l’asbl CASDI,
(1999)
Organisation au restaurant BODEGA d’une soirée
partage avec les couples Rotary Club de Bukavu, avec l’appui de la Fondation
Femme Plus dans le cadre du Projet CAHAC (mai 2002)
Paiement de minerval à 40 orphelins du SIDA de
Bukavu, »), don de Madame Marianne de Fraternité Charles FOUCAUD d’Allemagne
(année scolaire 2002-2003)
Pour cette
action , l’asbl CAPPF avait bénéficié de l’appui en identification des
bénéficiaires de l’asbl Centre de Recherches Epidémiologiques et
Opérationnelles sur le SIDA «CREOPSI.
Prise en charge économique (micro crédits/ AGR) des
femmes vulnérables au VIH/SIDA, financement de Fraternité St Paul de Belgique,
prêt remboursable sans intérêt (2003).
Avec l’appui de la Fondation Femme Plus, le CAPPF a
élaboré un support original de sensibilisation en rapport avec la méthode de la Flottille de l’Espoir[2].
c) Avec la fin de la guerre, le CAPPF compte
intervenir dans les zones ayant abrité en masse les réfugiés rwandais, les
déplacés, les militaires, les milices armés, etc.
d) Le CAPPF sollicite le renforcement de ses
capacités d’octroi des micro crédits aux femmes infectées comme stratégie
pouvant contribuer à les sortir de la clandestinité. Par ailleurs, il estime
que l’absence d’appui institutionnel est le facteur primordial qui est à la
base de la fermeture des bureaux
(permanences) des ONGs locales.
e) Recommandation :
Affiner les stratégies de sensibilisation des couples en envisageant la formation des pairs éducateurs et les forums d’échange entre couples.
a) Le Forum d’Assistance aux Orphelins des Sinistres
et des Epidémies «FORSE» en sigle, a été créé en 1995. Au cours de son
évolution, il a eu comme partenaires financiers ou organismes d’appui :
HCR (non vivres), Projet PNUD/OMS-SIDA (1998-1999), PAM (vivres), UNICEF,
Christian Aid (semences, vivres et non vivres et apprentissage des petits
métiers/2002), CICR (1995), Hôpital Sans Frontières Belgique (2002), CHURCH OF
HOLY SPIRIT de Virginie aux USA (construction d’une école primaire à vivres et
don en médicaments), don de Mr DEFAYS / Jardins Théicoles
de M’bayo, Rotary Belgique (moulin de 800 à 1000
kilos /heure).
b) FORSE est structurée en départements :
Département Social, Département Programme, Département de Santé et nutrition.
L’association a une antenne à Uvira.
Les interventions du département Social sont de
plusieurs ordres :
visites aux familles victimes du SIDA : ces
visites sont menées, soit par des pairs éducateurs (orphelins ou veuves formés
à la tâche), soit par des animateurs et membres de l’équipe médicale de
l’association ;
assistance en fournitures et paiement des frais
scolaires : ce programme s’inscrit dans le cadre d’appui à la scolarité
des orphelins du SIDA en vue d’augmenter leurs chances de réussite et prévenir
les désagréments pouvant provenir du manque des fournitures scolaires et du
non-paiement des frais scolaires. FORSE a payé le minerval pour 11 orphelins (9
du primaire et du secondaire) pour un montant de 131$ ;
assistance en vivres : ce programme est réalisé
grâce à l’appui en vivres de PAM, dans le cadre de «vivres contre formation»,
au profit des enfants en situation particulièrement du domaine du VIH/SIDA.
Le Département Programme englobe :
Les projets de formation socioprofessionnelle et
d’autoformation en prise en charge : coupe couture, décoration,
alphabétisation, apiculture, réinsertion scolaire, fabrication artisanale des
savons, petit élevage, etc.
Le Département de Santé et nutrition s’occupe
de :
la sensibilisation à la prévention des
IST/VIH-SIDA : la stratégie principale est l’éducation par pairs ;
la prise en charge médicale : soins à domicile
(31 visites au profit de 11 familles pour 2002), soins au Centre d’Assistance
Médical (CAM) de FORSE (1015 malades en 2002) ;
l’association est abonnée à plusieurs revues sur le
SIDA : livrets de la collection «Stratégies pour l’Espoir», bulletin
Pas à Pas, Remaides, Network, publication de
l’ONUSIDA, etc.
c) Les difficultés évoquées par FORSE peuvent être
résumées en ceci :
manque de matériel de sensibilisation :
l’association est obligée par exemple de louer un écran et un magnéto pour ses
projections ;
insuffisance de formation en CDV et en mutuelle de
santé ;
absence d’appui institutionnel : ce dernier
permettrait à l’association de faire face au coût du loyer, à la rémunération
des animateurs et aux charges administratives ;
désertion de certains formateurs expérimentés à cause
d’une rémunération jugée modique;
manque d’assiduité de la part de certains apprenants
à cause des problèmes sociaux ;
insuffisance de matériel médical au Centre
d’Assistance Médicale, certains matériels utilisés sont pris en location ;
absence de traitement aux ARV dans la prise en charge
médicale;
autofinancement difficile du fait que le service est
rendu à des vulnérables.
e) Recommandations :
Ne pas traiter séparément les IST et le VIH/SIDA dans la sensibilisation
Contacter MSF, FFP pour la formation des infirmiers du dispensaire en counseling, IPS et BDOM pour la formation en mutuelle de santé
Recourir au matériel de sensibilisation disponible au BPC
a) Le Centre d’Actions pour le Développement Intégré
«CASDI» a été créé en 1995 sous la dénomination «BEADI» (Bureau d’Etudes et
d’Actions pour le Développement Intégré».
b) Il a eu comme partenaires financiers ou organismes
d’appui : le Projet PNUD/OMS-SIDA, Christian Aid (vivres, semences, outils
aratoires via PADECO), l’ONG Twese Hamwe International
depuis 1994 (c’est le partenaire qui avait doté CASDI de machines à
coudre), PAM (vivres), le Projet PNUD /UNOPS BEPAT (élevage des poules),
Vétérinaires Sans Frontières (aviculture et élevage de porcs).
CASDI sollicite surtout le financement pour ses
activités génératrices de revenus (AGR) Le coordinateur de l’association est
plus que convaincu que le SIDA est une maladie de pauvreté.
c) Le domaine principal d’intervention de CASDI est
la protection de la femme et de l’enfant vulnérables. Le SIDA se circonscrit
dans le cadre de la prise en charge des personnes vulnérables.
d) Les lieux d’intervention de CASDI sont Bukavu
(Kadutu, Muhungu et Panzi), Walungu (Lurhala Centre),
Nyangezi (Mumosho), Luhindja (ZS de Kaziba).
e) CASDI a eu à sensibiliser les coiffeurs avec comme
objectif de les amener à résister à la séduction des jeunes clientes qui
sollicitent parfois leur service sans avoir de quoi les rémunérer.
f) L’association travaille en synergie avec les
autres intervenants SIDA : CAPPF, S/PLALUSI Walungu, MDS, FORSE, FFP.
Cette dernière avait formé les animateurs de CASDI au CDV.
g) Les difficultés rencontrées par CASDI sont : l’exiguïté du local abritant à la fois le bureau de l’association et le centre d’alphabétisation, le manque de supports éducatifs et de matériel de sensibilisation et l’insuffisance d’animateurs formés. Le financement des AGR est insuffisant.
h) Recommandation :
Créer au sein de l’association une branche qui n’aura qu’à s’occuper du SIDA et de ses victimes comme vulnérables.
a) l’asbl Education aux orphelins du SIDA «EDOSI» en
sigle, a été créée en 2001.
b) Un seul bienfaiteur a été cité par EDOSI, il
s’agit de la GTZ /PNKB qui lui avait remis un montant de 50$.
c) Les activités d’EDOSI sont :
l’éducation et la sensibilisation ,
A ce sujet, EDOSI organise des séances d’animation et
des conférences-débats dans les écoles secondaires ;
l’éducation et le suivi scolaire,
Les membres de l’association effectuent des visites dans les écoles pour plaider les cas des orphelins qu’ils encadrent. En plus, ils effectuent des visites à domicile pour s’enquérir de leurs conditions de vie et de travail ;
la formation socioprofessionnelle,
Dans ce domaine, EDOSI organise des ateliers de
formation en coupe couture et en menuiserie pour les enfants qui n’étudient
pas, en attendant de réinscrire ceux qui remplissent les conditions requises
pour l’enseignement formel.
d) En matière de sensibilisation, EDOSI réalise des
animations dans les écoles gérées par l’Etat et les églises autres que
catholiques (à savoir que le promoteur de l’association est Inspecteur
d’Enseignement).
e) Les difficultés rencontrées par l’association
sont :
·
le manque de matériel de sensibilisation ;
·
la promotion difficile du condom suite aux campagnes anti-préservatif
menées dans les milieux ruraux où l’association intervient;
·
l’incapacité de garantir la formation aux métiers à tous les
orphelins ;
·
les machines à coudre sont en nombre insuffisant ;
·
des démarches auprès de PAM pour «le food for
formation» non concluantes ;
·
le local abritant à la fois le bureau et le centre de formation est
dans un état lamentable.
f) Recommandation
Se joindre aux groupes de travail et autres forums d’échange sur la prise en charge des PVV/ PA et la sensibilisation dans les écoles
a) L’asbl «Médias Contre le Sida » (MCS) a été
créée le 24 septembre 2002 par un groupe de professionnels des médias de Bukavu
pour informer correctement la population sur la pandémie grâce aux médias
audiovisuels et écrits (Radio, TV, presse écrite, affiches, ;
calicots , etc.); éduquer la population sur les comportements à adopter
face à la maladie ; impliquer effectivement les professionnels de santé et
autres partenaires dans la lutte par des messages audiovisuels et écrits ;
vulgariser les modes de prévention du VIH/SIDA et les méthodes de prise en
charge de ses victimes.
b) A part le séminaire de formation organisé en
février 2002 grâce au financement de l’ASF, en deux ans d’existence
l’association ne vit que des ressources internes (droit d’adhésion 10$,
cotisation mensuelle 1$). Toutes les autres activités (production,
diffusion des émissions et articles) ont été réalisées grâce aux contributions
des membres.
c) Pendant le 1er semestre 2003,
l’activité principale a été la production et la diffusion des émissions radio
avec la participation d’autres membres du FOSI (Forum Sida) : REDS, FFP,
EDOSI, MDS, FORSE, CAPPF, CASDI, FEDOBESA, etc. Pour toutes ces émissions
radiophoniques, MCS a eu à utiliser l’infrastructure mise à sa disposition par
les radios locales.
d) Les difficultés rencontrées par MCS sont d’ordre
interne, financier, technique et matériel :
Sur le plan interne, l’association enregistre des
retards dans le versement des cotisations de membres et le manque de moyens de
communication entre membres. Le problème de moyens de déplacement se pose
aussi.
Sur le plan financier, la non-participation
financière des partenaires à la production et à la diffusion des émissions
constitue un manque à gagner pour les radios locales.
Au cours de notre entretien, le Président de
l’association «MCS» et Directeur de la RTNC Bukavu a soulevé, avec
amertume, le problème du financement accordé par l’UNICEF au Journal «Contact»
et au périodique «Kivu Safari» dans le cadre de la sensibilisation sur le SIDA.
Pour lui, cet appui avait favorisé le Journal «Contact» au détriment de MCS.
Sur le plan technique, le contrôle de la diffusion à
l’intérieur par des rapports d’écoute s’avère indispensable. Aussi, faut-il
souligner la nécessité d’une formation pour certains membres de l’association.
Sur le plan matériel, l’association a besoin des
consommables et autres matériels pour la production des émissions.
e) Recommandation :
Examiner la possibilité de spécialiser les professionnels des médias membres de MCS dans la communication en rapport avec différents domaines du SIDA
a) L’asbl Médecins au Service du
Développement Sanitaire en sigle «MDS» a été créée en 1995. C’est une ONG
locale spécialisée dans la prise en charge médicale des PVV/PA Le Médecin
Inspecteur Provincial en est l’un des membres fondateurs. C’est à travers
elle, qu’il avait fait ses premiers pas dans la lutte contre le SIDA.
Elle collabore étroitement avec les
structures de PEC psychosociale, à l’occurrence la Fondation Femme Plus qui lui
réfère des malades (un contrat de collaboration a été signé entre les deux
organisations).
b) Ses partenaires financiers ou d’appui ont
été : le projet PNUD/OMS-SIDA géré par l’Antenne OMS Sud-Kivu (1999),
FOMETRO (médicaments IO/IST, 2002), BDOM (médicaments essentiels 2001-2002), MSF (médicaments IST, 2002),
MIMCOPHAR (médicaments d’une valeur de 100$ pendant 2 ans, 2001-2002), FFP
(contrat de partenariat pour la PEC médicale),
FORSE (lot de médicaments), BPC (Préservatifs et supports éducatifs).
Parmi les partenaires d’appui de MDS, il y a aussi lieu de citer les
institutions hospitalières qui accordent une réduction de prix aux PVV, en cas
de leur hospitalisation.
c) Comme stratégie d’intervention, partage MDS a des
antennes (à Bukavu, Katana, Walungu, Uvira, Lemera) où elle collabore avec les
structures hospitalières (Hôpitaux, CS) qui lui proposent des infirmiers comme
Points Focaux. Ces derniers s’occupent entre autres des soins aux PVV.
d) Sur le terrain, MDS a besoin d’équipement médical
propre pour lui éviter la dépendance vis-à-vis des structures hospitalières
partenaires. En tant qu’institution spécialisée dans la prise en charge
médicale des PVV, MDS souhaite intégrer, dans un proche avenir, la PEC aux ARV
dans ses activités.
a) L’Œuvre
Chrétienne pour la Lutte contre le SIDA et la Protection de Femme (anciennement
appelée «Œuvre Chrétienne pour la Femme») «OCF» est une association sans but
lucratif de droit congolais créée à Kinshasa en 1993. L’implantation de son
extension à Bukavu date de 1996. Depuis 1998, elle travaille avec les églises
au Sud-Kivu Depuis 2002, elle collabore avec l’Eglise du Christ au Congo
«ECC» comme technicienne dans le domaine du SIDA. A ce titre, elle
participe aux réunions mensuelles de la Coordination Médicale de l’ECC /
Sud-Kivu
b) Ses partenaires financiers ont été :
le Projet PNUD/OMS-SIDA (financement de deux micro-projets
1998-1999), et le PAM (vivres entre 1999-2001). L’association assure sa survie
grâce aux cotisations des membres.
c) Dans le domaine de la sensibilisation, OCF
a comme cible les mamans dans les Eglises, les jeunes dans les églises et les
Pasteurs. Ces derniers sont considérés comme une porte d’entrée dans leurs
confessions religieuses en leur qualité de leaders d’opinion. Au cours des
séances de sensibilisation, les animateurs d’OCF parlent du préservatif et
indiquent les endroits où l’on peut en trouver.
d) Le test VIH est sujet à controverse entre
les Eglises protestantes (pasteurs) et l’OCF. Pour cette dernière, le test
prénuptial doit être volontaire (d’où la nécessité du CDV) ; pour les
pasteurs, le test avant le mariage doit revêtir un caractère obligatoire. Les
pasteurs souhaitent même gérer les résultats de tests de leurs fidèles Seule
une formation des pasteurs en matière de CDV pourrait mettre fin à la
controverse.
Au niveau de l’association, les activités de
prise en charge avaient été affectées par l’arrêt de l’appui de PAM en vivres
(début 2002). Les animateurs de l’association prévoyaient des réunions avec les
familles hébergeant les orphelins du SIDA après la distribution des vivres. A
cause des difficultés, OCF vient d’arrêter l’identification des orphelins (le
nombre identifié jusque-là s’élève à 525).
Pour le moment, OCF n’effectue des visites à
domicile que dans le cadre de la prise en charge spirituelle.
f) Les difficultés rencontrées par OCF sont d’ordre
interne, financier et matériel :
Sur le plan interne, les membres manifestent une
certaine lassitude après avoir contribué et fonctionné beaucoup d’années sans
appui. La situation est plus délicate dans les antennes (Uvira, Idjwi,
Bunyakiri) où les animateurs locaux comptent, entre autres, sur un appui du
siège de Bukavu.
Sur le plan financier, à l’instar d’autres ONGs
locales rencontrées, c’est plus le manque de financement externe qui a été
évoqué.
Sur le plan matériel, l’association souffre d’un
manque de matériel de sensibilisation et de l’utilisation de supports éducatifs
inappropriés au contexte des églises. Le stock imprimé par OCF en 1998 étant
épuisé ; l’association recourt de plus en plus aux dépliants de la CELPA.
g) OCF demande au BPC, à la PLALUSI et autres
partenaires d’intercéder en sa faveur auprès de PAM pour la reprise de l’appui
en vivres. Ce qui permettrait la relance de l’assistance aux familles
hébergeant les orphelins du SIDA.
h) Recommandation :
Solliciter un appui pour l’organisation d’une session de formation en CDV à l’intention des pasteurs et autres anciens de l’Eglise (stratégie pour décourager les tests prénuptiaux obligatoires).
a) Actions Solidarités pour l’Intégration Sociale et
Assistance aux Vulnérables «ASISAV» asbl (anciennement ASISA Association SIDA
Information Sensibilisation et Assistance) a été créée en 1994. Pour répondre
aux aspirations de ses services et ayant constaté la menace que font peser la
pauvreté et les maladies sur l’humanité, les membres d’ASISA avaient décidé
d’amender ses statuts et d’élargir son rayon d’action. D’où la création de
«Actions Solidarités pour l’intégration Sociale et Assistance aux Vulnérables,
ASISAV en sigle.
b) Les objectifs de la nouvelle association
sont :
Objectif global :
Participer à l’amélioration du bien-être de la
population des vulnérables vivant dans les milieux ruraux
Objectifs spécifiques :
Réinsérer socialement les enfants en situation
particulièrement difficile (victimes de la guerre et du VIH/SIDA)
Contribuer à l’investissement économique et sociale
des milieux ruraux par divers services
Former, informer et éduquer la population sur le
respect de la dignité humaine (droit de l’homme, non-violence, etc.) et le
VIH/SIDA
Restaurer la dignité des femmes victimes des divers
traumatismes (viol, vol, MST/SIDA)
Initier et encourager la mise sur pied des structures
organisationnelles autonomes (clubs), susceptibles de prolonger ou de renforcer
les actions pour un développement durable
Sensibiliser et informer la communauté sur
l’existence et sur le danger du SIDA,
afin d’arrêter à sa propagation par les personnes déjà infectées.
c) Les partenaires financiers et organismes
d’appui d’ASISA ont été : le Projet PNUD/OMS-SIDA (1998-1999), le PAM
(pour les vivres, 1999-2000) et la FAO (pour les semences et outils aratoires,
2001).
d) l’asbl ASISAV est plus opérationnelle dans
milieux ruraux (Kabare, Nyangezi, Katana et Birava). A Nyangezi, l’association
possède une école destinée aux orphelins du SIDA et de la guerre. Dans cet
établissement, la scolarité est gratuite pour les orphelins du SIDA. Les autres
élèves paient un montant dérisoire. Pour contribuer aux frais scolaires, les
tuteurs entretiennent un champ collectif.
Avec l’insécurité, les bêtes (lapins,
cobayes, chèvres…) distribuées dans les familles d’accueil ont été pillés.
L’approche de prise en charge est
l’intégration des orphelins du SIDA
dans les familles d’accueil.
e) Domaines d’intervention d’ASISAV : l’association intervient
d’une manière particulière dans les droits sociaux et économiques. Ce sont les
droits permettant à toute personne d’avoir accès à une vie matérielle décente
et à l’épanouissement moral et, intellectuel. Il s’agit de droit au travail, à
l’éducation, à la santé, des progrès scientifiques et de leur application.
En matière de sensibilisation sur le SIDA, ASISAV travaille avec les
jeunes, les étudiants et les couples (dans les ZS rurales).
A partir des moyens mobilisés localement, ASISAV aide
les personnes vulnérables dans les domaines ci-après : sécurité
alimentaire (agriculture, élevage, crédit rotatif,…), micro-crédit,
éducation, Santé, habitat.
f) Deux handicaps majeurs dans la réalisation des
programmes :
le départ des animateurs formés suite à la
démotivation, occasionnée par des conditions de travail difficiles ;
le manque des ressources financières.
g) Pour le moment, ASISAV est à la fois membre de la PLALUSI (FOSI Sud-Kivu) et de la LIJELUSI (Ligue des Jeunes pour la Lutte contre le SIDA).
h) Recommandation :
Veiller à ce que le projet d’intégration des activités de développement et humanitaires (avec le passage d’ASISA à ASISAV) n’affecte pas le développement du programme SIDA.
a) L’Association
pour la Promotion Sociale et Sanitaire «APROSSAN» a été créée le 26
décembre 1989, sa reconnaissance juridique date du 10 janvier 1990. Son siège
social se trouve dans la commune de Bagira / Bukavu. C’est l’une des plus
anciennes associations de lutte contre le SIDA à Bukavu.
b) Ses partenaires financiers et autres
organismes d’appui ont été : les amis de Père Damien, l’UNICEF, CEMUBAC,
Projet Prévention SIDA /CEMUBAC, GTZ, OMS, World Vision, PSI, MSF, CARE
International.
c) La grande participation d’APROSSAN à la
lutte consiste à accorder, dans son journal «Le Souverain», des espaces
gratuits ou à moindre frais aux partenaires. C’est depuis 1992 qu’avait été
lancé le Journal «Le Souverain» comme outil de communication et d’information
de l’Association pour la Promotion Sociale et Sanitaire
A titre d’exemple,, le Journal Le Souverain a
eu à publier sur le SIDA les articles suivants : «Le SIDA est une réalité
à Bukavu» (Le Souverain n° 00 du 26 septembre au 3 octobre 1992) ; «Le
lait maternel épargne-t-il du SIDA ?» (Le Souverain n°1 du 24 au 30
octobre 1992) ; «Le Projet Kabare GTZ combat le VIH chez les Bahaya» (Le Souverain n°8 du 24 juillet 1993 ) ;
«Journée Mondiale Sida 93 : CODILUSI, Projet Prévention SIDA / CEMUBAC,
Projet Kabare GTZ, APROSSAN, et BVES s’organisent» (Le Souverain n°9 du 26
septembre 1993 ) ; «Le Projet
Prévention SIDA fait parler Bagira» (Le Souverain, 1995) ; «Opération
bouclier du SIDA : Tout Bagira à l’école du Projet Prévention SIDA
CEMUBAC» (Le Souverain n° 24 de juin 1995) ; «SIDA : otage de
l’Eglise» et «L’agenda de l’opération Bouclier du SIDA était chargé» (Le
Souverain n°30 de juillet 1996) ,
etc.
C’est depuis novembre 1989 que l’Association
a en son sein une unité scoute APROSSAN contre le SIDA.
d) En matière de sensibilisation, APROSSAN
travaille avec les jeunes désœuvrés, les jeunes des shirika (communautés
ecclésiales de base), les pêcheurs et les mamans vendeuses de fretins (sambaza), les papas et les mamans des shirika. APROSSAN a
un programme de prévention du VIH et IST chez les Femmes Vivant Seules (FVS) de
Bagira. Ses partenaires dans la sensibilisation sont d’une manière générale
tous les membres de FOSI (particulièrement FFP). APROSSAN collabore aussi avec
MSF/Hollande.
e) Pour la prise en charge des IST et des IO,
APROSSAN disposait avant la guerre d’un dispensaire (le dispensaire MTU NI
MTU).
f) Difficultés rencontrées : instabilité
des animateurs pour des raisons économiques ou d’études (besoin d’en former
d’autres) ; des séances d’animation en plein air faute de cadre approprié
(les activités de sensibilisation sont ainsi soumis aux aléas
climatiques) ; manque de matériel
de sensibilisation (recours à la location vidéo
et magnéto avec tout ce que ça implique comme dépenses).
g) APROSSAN est l’une des associations
pionnières dans la lutte contre le SIDA à Bukavu. Certes, elle traverse une
situation difficile consécutive à la guerre, au départ ou au décès de certains
de ses animateurs. Ce fut l’ONG locale la plus dynamique dans la lutte contre
le SIDA au niveau de la commune de Bagira, municipalité située à 7 Km du Centre
ville de Bukavu.
Bagira offre un cadre discret favorable aux
aventures amoureuses des habitants d’autres communes. D’où la nécessité de
soutenir la relance des activités SIDA d’APROSSAN dans la municipalité.
h) Recommandation :
Pour
les animations, recourir au matériel de sensibilisation disponible au BPC
a) La Fédération des Donneurs Bénévoles de
Sang du Sud-Kivu «FEDOBESA Sud-Kivu» a
été créée en 1998 en vue d’œuvrer dans
le domaine de la sécurité transfusionnelle sur toute l’étendue de la province
du Sud-Kivu. Elle est passée de 6 associations membres (1998) à 22 associations
de donneurs bénévoles (2002).
b) Ses stratégies sont : la
sensibilisation au recrutement et à la fidélisation de nouveaux donneurs de
sang dans la communauté ; la formation des pairs éducateurs en matière de
sensibilisation au don de sang ; la
création des clubs anti-Sida (clubs de compétence psychosociale) comme cadre
d’information, d’échange et de formation des jeunes sur les IST/SIDA ; le
dépistage du VIH et autres maladies transmissibles par le sang pour assurer la
qualité du don de sang ; le renforcement de la collaboration entre
partenaires dans le domaine de la sécurité transfusionnelle.
c) Ses partenaires financiers et autres
organismes d’appui ont été : le Projet Prévention SIDA (parrainage à la
création), le Projet PNUD/OMS-SIDA
(cantine pilote de la FEDOBESA, décembre 1999), la FFP (sessions de
formation, fournitures de bureaux, ballons aux associations membres de la
FEDOBESA, etc.)
d) La FEDOBESA comprend les associations de :
Bagira, Birava, Bugarhula, Burhiba,
Bushumba, Bunyakiri, ISTM / BUKAVU, les indépendants,
Idjwi-Sud, Kamanyola, Kabare, Kalehe, Kiliba, Lwiro, Mwenga, Murhesa, Panzi, Uvira, Walungu. Cinq
de ces associations sont à Bukavu
(Indépendants, Bagira, ISTM, Burhiba et
Panzi).
e) L’effectif des donneurs bénévoles de sang
au sein de la FEDOBESA est de 1928 donneurs dont 1509 du sexe masculin et 419
du sexe féminin. (juillet 2003)
f) Les formations médicales suivantes ont
bénéficié de don de sang de la part des associations membres de la FEDOBESA
(2002) : HGR de Panzi, HGR de Bukavu, HGR d’Uvira, HGR de Bunyakiri, HGR
de Mwenga , HGR de Kabare, HGR de Monvu (Idjwi
Sud), HGR de Kamituga, CH de Bagira, Clinique Médicale de Bukavu, CH de Kalehe,
CH de Bugarula (Idjwi Nord), CH de Kiliba, Hôpital pédiatrique de Lwiro, CSR de Kamanyola, CH
de Luvungi, CH de Birava, CH de Kiliba,
CSR de Murhesa.
g) Pour la sensibilisation au don de sang,
FEDOBESA procède à la création des clubs anti-Sida dans les écoles
appelés : «clubs de compétence psychosociale».Ils sont animés chacun par
un pair éducateur formé et encadré par le Chef d’établissement ou un
enseignant. FEDOBESA a déjà créé des clubs dans 67 écoles primaires et
secondaires et dans 16 institutions d’enseignement supérieur et universitaire.
h) Difficultés rencontrées : manque de
moyen de transport pour la supervision sur le terrain des activités des
associations membres ; manque de financement pour les AGR ;
acquisition difficile des intrants pour la sécurité transfusionnelle.
i)
Les informations recueillies sur le terrain ainsi que les comptes-rendus des
réunions du 31/10/02 et du 7/11/02 des délégués de donneurs bénévoles de sang
(FEDOBESA et AMIDOSA), en présence de l’autorité sanitaire, présentent les deux
groupes comme antagonistes. Une telle situation n’est pas de nature à favoriser
le don bénévole de sang.
Une solution de sortie de crise doit
privilégier les aspects techniques et humanitaires et reléguer au second plan
les querelles de légitimité et de procédure.
Ainsi, nous souscrivons à l’idée selon
laquelle, il doit être procédé à l’instauration d’un comité technique mixte
réunissant 4 donneurs bénévoles de sang, à raison de deux par Fédération. [3]
a) Le Bureau pour le Volontariat au Service
de l’Enfance et de la Santé «BVES» a connu ses débuts en 1989 sous forme de
«Week-end de partage et d’information sur la situation des enfants» dans la
ville de Bukavu. Le BVES deviendra véritablement une ONG le 6/03/1992 sous la
dénomination «Bureau pour le Volontariat et l’Education Sanitaire».
b) Ses partenaires financiers et autres
organisme d’appui sont : l’UNICEF, le Projet PNUD/OMS-SIDA géré par
l’Antenne OMS / Sud-Kivu (1998-1999), le PAM (appui en vivres pour les enfants
infectés/affectés du SIDA dans le cadre des ESPD pour les activités VIH/SIDA),
Save the Children, l’USAID /Ambassade USA en RDCongo,
WAR /Child (pour l’assistance psychosociale aux enfants de la rue et aux
enfants démobilisés de l’armée), BDOM (pour le renforcement des capacités des
animateurs BVES), GTZ / Santé (à travers HALT-SIDA, pour la formation des jeunes
encadrés par le BVES), BPC/SIDA (formation et assistance matérielle).
c) L’activité principale du BVES est
l’assistance psychosociale aux enfants des rues, aux enfants soldats
démobilisés de l’armée et aux mineurs en prison.
BVES a quatre centres (trois à Bukavu et un à
Kaziba).
A Bukavu, on trouve :
Le Centre pour les enfants des rues (route d’Uvira)
Le Centre pour les enfants soldats démobilisés des
groupes armés (Nyawera)
Le Centre pour les enfants libérés de la prison
(Nguba)
Au niveau de chaque centre fonctionne une
cellule de volontaires contre le VIH. Le Directeur du BVES a révélé que tous
leurs partenaires recommandent d’intégrer l’aspect VIH dans différents projets.
Le VIH/SIDA est enseigné comme matière dans
différents cours au niveau des centres. Les structures de lutte contre le SIDA
dans les écoles sont les «Clubs de lutte contre le SIDA» (23 clubs anti-SIDA
ont été créé par le BVES).
La tendance actuelle au sein du BVES est de se
désengager de la plupart des écoles pour n’intervenir que dans les écoles où
l’association a intégré des enfants des rues ou des enfants soldats.
d) Au sein du BVES, il y a des enfants des rues et
des enfants démobilisés formés en matière de vente des préservatifs.
e) Recommandations :
Instaurer un organe de planification, suivi et évaluation des activités SIDA réalisées dans les centres du BVES
Tout en se désengageant des écoles, prévoir les mécanismes de transfert des compétences et de renforcement des capacités des animateurs de jeunes associations ayant choisi les écoles comme cible.
a) Le Comité Diocésain de Lutte contre le
Sida (CODILUSI) est un service du Bureau Diocésain des Œuvres Médicales (BDOM)
créé en 1992 par les vœux des chrétiens de l’Archidiocèse de Bukavu, réunis en
synode diocésain de 1990-1992. A l’issue de ce synode, il a été demandé au BDOM
de pouvoir s’occuper d’une manière particulière de la lutte contre le Sida. Le
CODILUSI /BDOM est régi par les statuts de l’Archidiocèse.
b) Les partenaires financiers et autres organismes
d’appui du CODILUSI sont :
MEMISA Hollande (financement de la commission IEC,
1992-1995), CAFOD Angleterre (financement pour l’intégration du programme
d’éducation à la vie dans la lutte contre le Sida au sein des écoles et
paroisses de l’Archidiocèse de Bukavu, à partir de 2001 ce programme est appuyé
par pairs éducateurs Ecosse «SCIA» et MISEREOR)
La commission médicale a bénéficié d’un appui de la
coopération française d’action culturelle de Kinshasa de 1996 à 1998 ; de
celui de MEMISA Hollande de 1998 à 2001 et du Secours Catholique de 1999 à
2000. Cet appui est accordé dans le cadre de la sécurité transfusionnelle et de
dépistage du VIH/Sida.
Dans le cadre de la prise en charge des séropositifs
et malades du Sida (soins médicaux, assistance sociale), un projet est financé
par le Secours Catholique France et MEMISA Belgique depuis 3 ans.
Les activités d’éducation à la vie et de sensibilisation dans les écoles et paroisses sont prises en charge par SCIAF, MISEREOR et UNICEF.
Les actions de sécurité transfusionnelle et de
dépistage du VIH/Sida sont prises en charge par MEMISA Hollande (actuellement
CORDAID)
Les actions de prise en charge des séropositifs et
malades du Sida sont à la charge de Secours catholique France et de MEMISA
Belgique
Les activités génératrices de revenus des bénévoles
sont appuyées par Caritas Tiers-monde Genève
Pour la commission d’appui communautaire aux
orphelins victimes du Sida : elle n’a bénéficié d’un financement d’une
organisation humanitaire et caritative qu’à partir de 1998, il s’agit de
secours Catholique France qui appuie la scolarité des orphelins du Sida dans
l’Archidiocèse de Bukavu. A partir de 2000,Caritas Internationale /Belgique
appuie les soins médicaux de ces orphelins. La
congrégation de sœurs de Notre Dame de Sion (Italie) appuie 160 orphelins
victimes du SIDA depuis 2001.
Auparavant ces actions étaient appuyés par des aides
ponctuelles des familles et amis de la Belgique et de l’Italie et par des communautés
religieuses (sœurs éducatrices de la Sainte Dorothée, sœurs Dorothées
de CEMMO, sœurs de la Miséricorde Divine et les sœurs de Sainte GEMMA), actions
qui continuent.
Pour tous les programmes du CODILUSI, une demande
d’appui a été soumise au Fonds Mondial SIDA pour la lutte contre la
Tuberculose, le Paludisme, et le VIH-SIDA.
c) L’objectif principal de CODILUSI est de contribuer
à la lutte contre le Sida par :
L’information et l’éducation de la population en
matière de lutte contre le Sida
Le dépistage du VIH et la prise en charge des
séropositifs et malades du Sida dans les hôpitaux et centres de santé du
diocèse
L’appui communautaire aux orphelins et familles
victimes du VIH/SIDA.
d) Pour atteindre son objectif, CODILUSI réalise ses
activités dans trois commissions :
- La
commission d’information, d’éducation et de communication (IEC) qui réalise ses
actions au niveau des paroisses par les Comités Paroissiaux de Lutte contre le
Sida (COPALUSI) ou les équipes d’éducation à la vie et au niveau des écoles par
des «clubs pour la vie» qui s’occupent de l’animation et la sensibilisation en
matière de prévention Sida en plus du cours d’éducation à la vie. CODILUSI a au
moins 19 formateurs de formateurs en matière d’éducation pour la vie.
- La
commission de dépistage et de prise en charge des séropositifs et des malades
du Sida (commission médicale) qui réalise ses activités au sein des centres de
santé et hôpitaux de l’Archidiocèse de Bukavu et autres de la province.
- La
commission d’appui communautaire aux familles et orphelins victimes du Sida qui
réalise ses actions au niveau des paroisses à travers des comités paroissiaux
d’appui communautaire aux orphelins du Sida.
La commission d’IEC organise des sessions de
formation des animateurs des groupes locaux de sensibilisation dans les 31
paroisses (à raison de plus ou moins 30 personnes par paroisse) ; crée des
«clubs pour la vie» dans les 387 écoles de l’archidiocèse (clubs animés par des
élèves formés comme animateur, en collaboration avec l’équipe du
CODILUSI) ; produit des supports éducatifs de référence pour les
animateurs des COPALUSI et des clubs pour la vie ; organise des sessions
de formation des enseignants en éducation à la vie (le cours d’éducation pour
la vie est dispensé dans les écoles primaires et secondaires de l’archidiocèse
de Bukavu) ; participe chaque année à l’organisation de la Journée
Mondiale SIDA, etc.
Avec le programme UNICEF, CODILUSI réalise des
activités de sensibilisation dans sept quartiers (quartiers pilotes) de Bukavu
(Bagira, Ibanda, Kadutu et Kasha). Avec ce programme, des pairs éducateurs font
la sensibilisation dans les communautés de base, dans les groupes de jeunes,
dans les maisons d’habitation, etc.
Comme supports éducatifs, les animateurs de CODILUSI
utilisent les dépliants, les boîtes à images en rapport avec l’éducation pour
la vie, les manuels et modules d’éducation pour la vie, les modules PTME, etc.
Comme matériel de sensibilisation, le CODILUSI
dispose de 2 écrans, 2 magnétos, un poste de radio, une caméra et un appareil
photo. Ce qui paraît insuffisant compte tenu de la dispersion géographique de
ses activités.
Pour les messages de prévention, les animateurs de
CODILUSI font la promotion de deux méthodes : l’abstinence et la fidélité
(comportement sexuel sans risque) et parlent du préservatif (comportement
sexuel à moindre risque) sans pour autant en faire la promotion, dans le cadre
de «La Flottille de l’Espoir». Le CODILUSI disponibilise
du matériel de sensibilisation relatif à la méthode de la Flottille de
l’Espoir.
Par
ailleurs, CODILUSI s’est dit favorable à l’idée d’instauration d’un cadre de
concertation entre ONGs confessionnelles oeuvrant dans le domaine du VIH/SIDA.
La commission médicale (commission de dépistage et de
prise en charge des séropositifs et des malades du Sida) a eu à réaliser les
activités suivantes :
- Appui
en matériel de dépistage du VIH/SIDA et sécurité transfusionnelle (tests HIV
rapides, tests de l’hépatite virale B / HBS et tests de la syphilis, réactifs
de groupage sanguin, sachets citrates, hémoglobinomètres,
seringues à usage unique, etc.) aux 26 formations médicales de l’Archidiocèse
de Bukavu et de la province du Sud-Kivu en vue de lutter contre la transmission
du VIH/Sida par des transfusions sanguines non testées et autres actes médicaux
et infirmiers non aseptiques.
- Encadrement
des groupes de donneurs bénévoles de sang de la ville et des paroisses
environnantes
- Création
d’une amicale de donneurs bénévoles de sang de la ville de Bukavu (AMIDOSA)
depuis 1998, avec plus de 26 associations et plus de 2600 donneurs de sang
fidélisés.
Il y a lieu de noter ici que cinq ans après sa
création, l’AMIDOSA (cf. description détaillée AMIDOSA) apparaît de plus en
plus comme une ONG autonome avec ses statuts et ROI propres, munie de documents
administratifs de fonctionnement lui délivrés par la Division provinciale de la
Justice.
- Formation
de 46 personnels soignants (médecins et infirmiers) en matière de prévention de
la transmission du VIH de la mère à l’enfant
- Formation
de 70 personnes dans 10 paroisses de la ville de Bukavu pour la prise en charge
communautaire des PVV
- Des
tests de dépistage dans les formations médicales appuyées par le CODILUSI.
La commission d’appui communautaire aux orphelins et
familles victimes du SIDA :
Les activités se réalisent au sein des
paroisses de la ville de Bukavu à travers des comités d’appui aux orphelins du
Sida, constitués de chrétiens dont la majorité sont des mamans.
La stratégie est d’appuyer les orphelins dans
les familles d’accueil afin de leur éviter la discrimination et de leur
permettre d’acquérir une éducation de base en famille. Cela est différent des
orphelinats. La commission appuie déjà plus ou moins 600 orphelins victimes du
Sida à travers 11 paroisses de l’archidiocèse de Bukavu dont 4 rurales.
Ces orphelins reçoivent comme appui : le
paiement des frais scolaires, l’appui aux soins médicaux, l’appui ponctuel en
vivres et l’appui en fournitures scolaires et uniforme. Le reste des besoins
sont à la charge des familles d’accueil. Compte tenu de la situation économique
catastrophique, elles sont souvent sont incapables de subvenir au reste des
besoins.
Le CODILUSI a déjà identifié 2500 orphelins
du Sida nécessiteux , il n’en prend en charge que 600 faute de moyens.
La
Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant (PTME)
Le programme de PTME est financé par l’UNICEF et MISEREOR.
Pour la PTME, le CODILUSI est dans la première phase,
celle de l’étude de la séroprévalence chez les femmes enceintes. A ce effet, 16
sites sentinelles ont été retenus, entre autres : Kamanyola, Nyantende, HG
de Kaziba, Ifendula / Luhindja, Hôpital de Mvonvu, CH de Bugarura,
HG de Kabare, Birava, Mugeri, Lwiro, Kalehe, Kavumu, Murhesa.
Le programme est rationnellement géré à base d’outils
de gestion PTME : fiche de la mission d’évaluation des activités
PTME ; fiche de rapport hebdomadaire de la campagne IEC en PTME lors des activités de CPN et de CPS ;
fiche de rapport mensuel des activités de PTME ; fiche d’évaluation des
activités de PTME dans les FOSA et Feedback de contrôle des tests
utilisés en PTME.
Le Conseil et le dépistage volontaire (CDV)
Pour éviter la discrimination et la
stigmatisation, les activités de CDV sont organisées dans les Formations
médicales.
Le CODILUSI organise différentes formes de
CDV : le CDV orienté vers la sécurité transfusionnelle ; le CDV
orienté vers le programme de PTME ; le CDV pour les cas référés par les
FOSA au Bureau du CODILUSI (un local du BDOM est utilisé pour le counseling). Le
préservatif n’est pas disponibilisé dans les structures de CDV
La prise en charge des Femmes victimes des
viols
En collaboration avec le Centre OLAME, le
CODILUSI organise la prise en charge des femmes victimes des viols. Les
activités de ce domaine sont :
l’identification (plus ou moins 500 femmes
identifiées) ;
les soins de santé (approche globale IST dans les
trois premiers mois) ;
le counseling et la détraumatisation ;
l’accompagnement communautaire.
e) Les difficultés rencontrées par CODILUSI sont
relatives à:
l’insuffisance de moyens de transport pour assurer le
suivi régulier de toutes les activités de lutte contre le Sida (un seul
véhicule pour tout le programme) ;
la situation catastrophique aggravée par la guerre
qui ne permet pas à la population de participer convenablement aux activités
d’une manière bénévole ;
manque de motivation pour les bénévoles (les AGR
peuvent soulager les 4000 bénévoles) ;
l’insuffisance des moyens pour la prise en charge
globale des soins de santé ;
manque des moyens (billets) pour faire voyager les
animateurs devant participer à des formations à l’étranger ;
manque d’équipement des FOSA en Labo, en
infrastructure de counseling et de CPN (PTME) ;
faible engagement des maris au dépistage
(PTME) ;
faible retrait des résultats de tests en PTME (à
certains endroits, 100% des femmes acceptent le test mais 40% seulement passent
retirer les résultats) ;
faible motivation du personnel des FOSA impliqué dans
la PTME ;
f) Recommandations :
Vulgariser la méthode de la prévention de la transmission sexuelle du VIH connue sous de «La Flottille de l’Espoir» auprès des communautés de base et autres structures de l’église impliquées dans le programme SIDA
Renforcer les capacités des partenaires dans la tenue des outils de gestion en matière de lutte contre le SIDA
Dans le cadre de la PTME, renforcer les services de planification familiale pour éviter aux femmes séropositives de devenir enceintes
a) Le Projet Médical Victoire «PMV» est une
association sans but lucratif créée le 14 juillet 2000.
b) Ses partenaires financiers et autres
organismes d’appui sont : la Fondation suédoise pour les orphelins (2001),
International Fondation England (pour la construction
de son centre socio sanitaire), le CICR (pour la PEC des IO, 2001).
c) Le principal cadre des activités du PMV
est son centre socio sanitaire situé au n° 21, avenue Irambo
/ Bukavu (à côté du camp militaire Saïo). Ce centre est plus fréquenté par les
militaires du camp Saïo et leurs familles. Il organise des activités
promotionnelles (animation sur le Sida) et curative (PEC médicale).
d) Dans le cadre des plantes médicinales, le
PMV envisage la multiplication (production en grande quantité) de la spiruline
(algue marine capable de renforcer l’immunité du corps cultivée de manière
industrielle en Europe), A ce sujet, PMV vient de soumettre une proposition de
projet à la GTZ Santé.
e) En matière de prise en charge,
l’association collabore avec la FFP (auprès de qui elle réfère les malades pour
la PEC psychosociale) et l’asbl MDS.
f) La difficulté majeure capable d’influer à
la longue négativement sur les activités est la modicité de la prime allouée
aux vingt-deux volontaires de l’association.
Dans cette catégorie, nous classerons les ONGs qui ne
sont membres ni de la PLALUSI, ni de la LIJELUSI. Cette catégorisation, nous
l’avons faite pour des raisons purement méthodologiques. Elle n’emporte aucun
jugement de valeur de notre part et n’a rien à voir avec l’efficacité sur le
terrain.
a) L’asbl PRODES a été créée en 1989. Elle avait
démarré ses activités dans la ZS d’Idjwi.
b) Pour son Sous-programme SIDA, l’association n’a
jusqu’à présent bénéficié que de l’appui du Projet PNUD/OMS-SIDA pour la
réalisation d’un micro-projet à Idjwi (le projet
PNUD/OMS-SIDA avait été géré par l’OMS, il appuyait des micro-projets
de sensibilisation et de prise en charge, 1998).
Actuellement, ses partenaires d’appui au
Sous-programme «Violences sexuelles faites aux femmes» sont : FHI et
CHRISTIAN AID. Cette dernière ONG appuie aussi les micro-finances
(Centre de Conseil pour le Mieux Vivre). Les micro-finances
constituent pour le moment l’activité principale de PRODES. C’est le
S/Programme «Violences sexuelles faites aux femmes» qui assure la survie du
S/Programme SIDA.
c) PRODES a comme cible : les filles mineures
vulnérables (filles mères, filles violées, filles prostituées, filles accusées
de sorcellerie, filles orphelines de guerre, filles orphelines du VIH/SIDA,
filles dans l’environnement militaire,
âgées de moins de 18 ans). PRODES avait mené une enquête
d’identification des filles soldats, des filles enfants de militaires, des veuves
de militaires de moins de 18 ans , en collaboration avec la 6è Brigade
militaire à Bukavu.
d) Pour la prévention du SIDA auprès de sa cible,
PRODES a besoin d’un stock de préservatifs, chose qui n’existait pas pendant
notre visite.
e) Les partenaires de terrain de PRODES sont l’UNICEF
(protection de l’enfance), la FFP (supports éducatifs, T-shirt, préservatifs),
ASF (appui en organisation d’un séminaire de formation des filles mineures
prostituées comme éducatrices dans la lutte contre le SIDA), MSF (PEC des
filles violées et CDV).
f) A travers PRODES, nous informons finalement tous les intervenants de Bukavu qui éprouvent des difficultés pour se procurer les supports éducatifs et le matériel audio-visuel qu’ils peuvent s’adresser au Bureau provincial du PNLS.
a) L’Amicale des Donneurs
Bénévoles de Sang a été créée en 1998 à Bukavu. C’est une association sans but
lucratif reconnue par la Division provinciale de la Justice depuis avril 2002.
Ses partenaires d’appui : CORDAID, MEMISA
Hollande, Secours catholique France, etc. passent généralement par la
commission médicale de CODILUSI pour le financement.
b) Pour accomplir sa mission, AMIDOSA organise les
activités suivantes : la mobilisation sociale, la tenue de l’Assemblée
Générale ; le recrutement, la sélection et la fidélisation des donneurs et
la collecte de sang.
La mobilisation de la population au don bénévole de
sang se fait de deux manières : la sensibilisation directe (contact direct)
et la sensibilisation indirecte (médias, dépliants,…). Les contacts directs
sont entrepris avec les groupes qui n’ont pas encore été sensibilisés. En 2002,
sept groupes ont pu être visités (Ibanda, ISDR, Indépendants, Nyantende, Cimpunda, UCB, Murhesa), réunissant ainsi 543 membres. Pour
la sensibilisation indirecte, AMIDOSA a eu à intervenir dans deux émissions
radio, organisées par le PNLS ; 1000 dépliants ont pu être imprimés grâce
à l’appui de DPA.
La clôture de chaque année est marquée par la tenue d’une Assemblée Générale. Cette
dernière a été réalisée en 2002 grâce au financement de CORDAID, BDOM, DPA/HGR,
PHARMAKINA, Père Alfredo et la Centre Hospitalier de Kadutu.
Le recrutement, la sélection et la fidélisation des
donneurs se font à travers un questionnaire complété par le donneur au niveau
de la Banque de sang avant chaque don, la livraison de la carte de membre, le
counseling (un membre d’AMIDOSA avait été formé en counseling au cours d’une
formation organisée par l’IRC), les registres de suivi des donneurs bénévoles
de sang, la formation des animateurs en don de sang au sein des associations et
les visites de contrôle.
La collecte de sang s’organise de la manière
suivante :
les associations membres viennent pour le prélèvement
à l’Hôpital Général de Bukavu à des jours et heures programmés ;
la collecte mobile auprès d’une association membre de
l’AMIDOSA ;
la collecte mobile auprès d’un groupe cible
sensibilisé auparavant (par exemple une congrégation religieuse, un séminaire,
un Institut d’enseignement supérieur, etc.). Les membres de l’ADOBESABA (Association des Donneurs Bénévoles de Sang de
Bagira) font directement don au Centre Hospitalier de Bagira, qui du reste
abrite leur siège.
c) Pour l’année 2002, les associations membres de l’AMIDOSA
ont fait 1640 dons à HGR de Bukavu, certains groupes non encore organisés en
association y ont fait 50 dons. Toujours à Bukavu, des donneurs bénévoles de
sang ont fait 367 dons dans d’autres centres Hospitaliers de la ville (CH de
Kadutu, de Bagira et de la 8ème CEPAC CAHI).
A l’intérieur de la province, les associations de
l’intérieur ont fait 2083 dons. Au total, les associations membres de l’AMIDOSA
dans la province ont fait 4140 dons dans les 18 structures sanitaires
suivantes : HGR de Bukavu, Hôpital de Monvu
(Idjwi Sud), de la Fomulac Katana, de Feski Walungu,
Hôpital de Mukongola (Kabare), CH de Kadutu (Bukavu),
CH de Bagira (Bukavu), CH de Cahi (Bukavu), de Bethanie
(Burhale), de Nyantende, d’Ifendula (Luhwinja), de Kalehe, de Bugarura (CBCA Bugarura/Idjwi
Nord), CS de Birava, Kamanyola, Luvungi, de Nyangezi
et de Mugeri.
Pour l’année 2002, AMIDOSA comptait regrouper les
donneurs de sang de Mwenga et de Kamituga en Associations de Donneurs Bénévoles
de Sang mais il s’est posé un problème de moyens.
Pour réaliser l’activité de dons de sang, l’AMIDOSA
compte sur 1408 donneurs bénévoles de Bukavu et 1051 donneurs de l’intérieur
répartis dans différentes associations. Pour Bukavu : Bagira, Mbobero, Burhiba, Kadutu,
Muhungu, Ibanda, ISDR, UCB, Cimpunda, HGR Bukavu,
Indépendants ;
Pour l’intérieur : Kabare, Nyantende, Nyangezi, Burhinyi, Luhindja, Burhale, Walungu, Birava, Kamanyola, Monvu, Bugarula, Katana, Mugeri, Kalehe.
Le nombre des donneurs bénévoles de sang a augmenté
depuis 1999 : 400 en 1999, 1358 en 2000, 1800 en 2001 et 2459 en 2002.
La gestion des données se fait sur ordinateur à base
des fichiers. Dans l’avenir l’AMIDOSA compte doter chaque association.d’un
gros registre.
Signalons que la sécurité transfusionnelle doit viser
la prévention des maladies (germes) transmissibles par le sang : VIH, Hépatite B, Hépatite C, Syphilis (RPR), etc.
e) Problèmes et Constats :
- Un
nombre élevé de donneurs bénévoles de sang, mais pas assez de donneurs
fidélisés (sauf dans les associations de Bagira et de Muhungu). Avec un
effectif de 1640 donneurs bénévoles à Bukavu, si chacun pourrait faire 4 dons
par an, on atteindrait rien que pour la ville de Bukavu 6560 dons dépassant
légèrement les besoins de la ville estimé entre 3000 et 4000 dons/an.
- Des
associations membres n’ayant pas encore bénéficié de formation, des
associations formées ayant besoin des visites de contrôle en vue du suivi
évaluation de la formation reçue.
- Des
associations s’adonnant aux travaux champêtres et au petit élevage (Kalehe,
Mugeri, Nyantende, Muhungu, Luhwinja, etc.) qui ont besoin de soutien pour ces
activités génératrices de revenus.
- Un
moyen autonome pour le transport des donneurs soulagerait bien l’HGR de Bukavu
- Des
centres hospitaliers de l’intérieur ont besoin d’une chaîne de froid pour le
stockage de quelques unités de sang.
Les informations recueillies sur le terrain ainsi que
les comptes-rendus des réunions du 31/10/02 et du 7/11/02 des délégués de
donneurs bénévoles de sang (AMIDOSA et FEDOBESA), en présence de l’autorité
sanitaire, présentent les deux groupes comme antagonistes. Une telle situation
n’est pas de nature à favoriser le don bénévole de sang dans la province.
Une solution de sortie de crise doit privilégier les
aspects techniques et humanitaires et reléguer au second plan les querelles de
légitimité et de procédure.
Ainsi, nous souscrivons à l’idée selon laquelle, il
doit être procédé à l’instauration d’un comité technique mixte réunissant 4
donneurs bénévoles de sang, à raison de deux par Fédération. (10)[4]
a) L’Association de Santé
Familiale «ASF» est une asbl de droit congolais parrainée par l’ONG américaine
Population Service International «PSI». Elle est implantée à Bukavu depuis
octobre 2000.
Elle opère dans le domaine de la sensibilisation et
du marketing social (promotion du préservatif). Dans l’avenir, elle compte
s’investir dans le planning familial et la promotion de la moustiquaire
imprégnée. Le concept de «marketing social» a ses racines dans la planification
familiale, mais l’attention qu’il obtient depuis un certain temps est
essentiellement attribuable au fait que l’on s’en est servi comme outil de
lutte contre l’épidémie de SIDA.
b) ASF a trois centres d’information dans la ville de
Bukavu (Bagira, Kadutu, Ibanda). Ce sont des lieux fréquentés par la population
et destinés à servir de cadres aux réunions de certains groupes sociaux tels
que les professionnelles de sexe. L’idéal serait d’implanter les centres
d’information proches des structures de transfert telles que les CCDV, les
cliniques de prise en charge des IST ou des IO, etc. ASF intervient en dehors
de la ville à tout endroit où elle repère sa cible: les prostituées.
c) ASF collabore avec MSF Hollande dans la prise en charge des infections sexuellement transmissibles et le conseil et dépistage volontaire.
d) La politique de l’association en matière de
promotion des préservatifs consiste à les vendre à un prix promotionnel et non
à les distribuer gratuitement (45 pièces pour 100 FC). Cette règle ne souffre
d’aucune exception, même les prostituées les achètent à ce prix là. Les ventes
se font au comptant pour tout le monde. La mobilité des professionnelles de
sexe est un élément supplémentaire qui décourage toute tentative de leur
octroyer le crédit.
e) Parmi les difficultés rencontrées par ASF, nous
pouvons en citer trois.
- des
barrières religieuses érigées par l’Eglise catholique (une marche contre le
préservatif avait en même été organisée par l’Eglise catholique de Bukavu en
2001) ;
- le
faible pouvoir économique des prostituées qui limite leur pouvoir de
négociation du préservatif ;
- la
distribution gratuite à Bukavu des préservatifs en provenance du Rwanda
f) Recommandations :
Harmoniser les stratégies d’intervention sur le terrain dans le domaine du marketing social avec la Fondation Solidarité des Hommes (FSH)
Envisager la formation des pairs éducateurs en marketing social dans les Eglises jusque-là accessibles
a) Le Centre de Recherches Epidémiologiques et
Opérationnelles «CREOPSI» asbl a été créé en 2002, visiblement par un groupe de
médecins spécialistes de HGR de Bukavu.
b) L’association ne bénéficie pas encore de
financement externe. Elle ne vit jusqu’à présent que des cotisations de ses
membres. Elle n’avait bénéficié que d’un appui ponctuel, celui de l’asbl CAPPF,
dans le cadre de la collaboration en assistance aux orphelins du SIDA.
Les activités de l’association s’articulent autour de
deux volets :
- Le volet Recherche
- Le volet Service
Par son volet Service, CREOPSI confectionne des
messages de sensibilisation (en français
et en swahili) dans le but de s’adresser à la masse et non à l’élite. Dans l’avenir,
il compte les mettre en scène et les faire jouer au public par des troupes de
théâtre.
Par son volet Recherche, CREOPSI compte œuvrer dans
le domaine des études épidémiologiques sur le VIH/SIDA, en collaboration avec
le PNLS. Il projette une conférence sur les conséquences de la guerre sur la
santé, cas du SIDA. CREOPSI compte s’investir dans le traitement aux ARV et
dans le renforcement des capacités des partenaires dans ce domaine.
c) Recommandation :
- Les activités du domaine de la recherche et de la surveillance épidémiologique requièrent une harmonisation préalable avec le PNLS.
a) L’action pour la lutte contre l’ignorance du SIDA
«ALCIS» est une asbl spécialisée dans la sensibilisation des professions
mobiles (camionneurs, routiers, transporteurs, etc.,). Ses activités sont
surtout concentrées dans les escales, érigées en antennes par
l’association.
b) Jusqu’à présent ALCIS ne vit que des cotisations
de ses membres. Elle n’avait bénéficié que d’une intervention ponctuelle de
GLIA pour la sensibilisation.
c) L’approche d’intervention d’ALCIS en matière de
sensibilisation se présente comme suit :
- ldentification d’une personne ressource dans chaque escale
dans le but d’en faire le Chef d’antenne ;
- la
formation de la personne identifiée dans le domaine du SIDA, ensemble avec les
autres personnes qu’elle aura elle-même identifiées comme pouvant faire partie
de l’antenne ;
- sensibilisation
de la population par les membres de l’antenne au lieu de transit.
d) A Bukavu, ALCIS organise des activités de
sensibilisation avec les membres de l’Association des Loueurs de Véhicules (ALOVETRAKKI), l’ACCO
Poids lourds, l’Association de Transporteurs de Mwenga (ATEM) et l’Association
de Transporteurs propriétaires des engins moyens et lourds (ATPEML). ALCIS a un
projet de formation de pairs éducateurs dans ces associations de transporteurs.
e) Difficultés :
- Manque
d’animateurs formés (les chefs d’antenne n’avaient reçu qu’une formation de
base de la part du Coordinateur de l’association)
- Manque
de moyens pour consulter les sites Internet auxquels l’association est abonnée.
a) SOS SIDA asbl a été créée en Janvier 2003. C’est
une jeune association opérationnelle à Kabare avec une Représentation à Bukavu.
b) L’association vit des cotisations de ses membres.
Elle est abonnée au journal informatique du Centre Régional d’Information et de
Prévention sur le SIDA (CRIPS) qui fait la synthèse de l’actualité SIDA de la
semaine.
c) La stratégie de SOS SIDA repose sur l’implantation
des noyaux de lutte contre le Sida et à former des animateurs communautaires
capables de sensibiliser à la prévention du VIH/SIDA. Le programme s’appelle
Programme des animateurs communautaires contre le Sida «PRACS». Les animateurs sont des volontaires
regroupés en noyaux de lutte contre le VIH/SIDA par affinité géographique ou
socioprofessionnelle.
d) SOS SIDA
collabore sur place (à Kabare) avec la 5ème CELPA, la ZS de Kabare,
la Croix-Rouge, asbl Union pour le Progrès du Bushi (UPBU) et la Paroisse
catholique Saint Joseph de Kabare. Cette dernière met à la disposition de
l’association le cadre de travail : la grande salle paroissiale et
sensibilise même les responsables des communautés chrétiennes pour leur
adhésion aux noyaux de lutte contre le VIH/SIDA de SOS SIDA.
e) Difficultés
- SOS SIDA éprouve beaucoup de difficultés à parler
du condom dans un milieu catholique et dans un cadre qui lui est offert par
l’Eglise catholique (paroisse).
- Manque
des ressources pour organiser une session de formation à l’intention de ses
animateurs communautaires
SOS SIDA rêve
de la création d’un centre d’information et de documentation sur le VIIH/SIDA à
Kabare.
f) Recommandations
Contacter la Coordination du CODILUSI à Bukavu pour la méthode la Flottille de L’espoir
Contacter le BPC pour les statistiques sur le SIDA et les manipuler avec prudence lors des séances de sensibilisation
a) L’Eglise Adventiste du
7è Jour (Seventh Day
Adventiste Church) “SDA” est impliquée dans la lutte contre le SIDA depuis
2001. Son programme de lutte contre le SIDA relève du Ministère Adventiste de
Santé et de Tempérance, Association du Sud-Kivu.
b) Son financement doit en principe provenir de
«ADRA» (Adventist Development
and Relief Agency)
c) L’association du Sud-Kivu gère 35 clubs SIDA. Au
niveau de Bukavu fonctionne un comité fédéral, chaque paroisse a en son sein un
comité local. Chaque comité comprend 5 membres, ce qui fait 175 membres pour
les 35 clubs.
Le Coordinateur Santé de SDA /Sud-Kivu relève le fait
que tous les membres des clubs n’ont pas une formation spécifique dans le
domaine de la sensibilisation sur le SIDA. Aussi, faut-il souligner que ce sont
les membres des comités locaux qui se chargent de la sensibilisation dans les
65 écoles adventistes de la Province. L’Eglise
adventiste n’accepte pas que les animateurs de l’extérieur puissent intervenir
dans ses écoles. Le préservatif est accepté par l’Eglise dans le cadre de
planning familial et non comme moyens de lutte contre le SIDA. Les couples
peuvent en utiliser pour des naissances désirables mais l’Eglise ne permet pas
de s’en servir comme moyen de prévention du VIH (seules l’abstinence et la
fidélité sont acceptées).
c) L’Eglise Adventiste du
7è Jour dispose d’un matériel audio-visuel (matériel de projection) moderne
qu’elle pourrait mettre à la disposition d’autres partenaires dans la lutte
contre le SIDA.
e) Difficultés :
Manque de formation pour les animateurs des comités
locaux.
f) Recommandation
Travailler en synergie avec les autres projets SIDA des églises locales
a) La Croix-Rouge de la République Démocratique du
Congo (CRRDC) est reconnue par l’Etat congolais en 1961 sous la dénomination de
«Société Nationale de Secours Volontaire».
b) Dans le domaine de la Santé et de l’Action
sociale, la CRRDC compte élaborer et mettre en œuvre un programme de lutte
contre le VIH/SIDA, en collaboration avec les départements intéressés dont ceux
de la jeunesse et de femme et Développement au sein du Mouvement.
c) La Croix-Rouge de la RDC du Sud-Kivu est impliquée
dans la lutte contre le SIDA depuis 2002. Cependant, le don bénévole de sang
est l’une de ses activités traditionnelles. A cet effet, la Croix-Rouge du
Sud-Kivu est membre de l’Amicale des Donneurs Bénévoles de Sang
«AMIDOSA». Vingt-cinq de ses secouristes avait été formés par cette
Fédération de Donneurs de Sang.
d) Avec l’appui de la GTZ Santé, la Croix-Rouge
Sud-Kivu compte organiser une session de formation sur la sensibilisation par
les pairs en matière de VIH/SIDA à l’intention de ses secouristes.
a) Le Programme Sida de la 5è Communauté des Eglises
Libres de Pentecôte en Afrique (CELPA) fonctionne au sein du Bureau de
Coordination des Œuvres Médicales depuis 2001. Il est dirigé par un Superviseur
(sous la direction du Médecin Coordonnateur du Bureau) qui suit les activités
sur terrain, évalue les animateurs, rédige les rapports ; il visite
également les personnes infectées et affectées du VIH/SIDA.
b) Les sources de financement sont : PYM-Norvège (pour le dépistage, la sensibilisation et la
formation) NCA (Norvegean Church Aid) via PYM.
c) En matière de sensibilisation, le Programme Sida
CELPA avait déployé d’intenses activités lors de la campagne mondiale SIDA 2002:
conférences-débats, séminaires ateliers, fixation des calicots,
placement des affiches, concours musical, tournoi de foot, défilé, concours de
sketch, poèmes, génies en herbe, etc. Tout cela autour du thème : «Vivre
et Laissez vivre».
d) Dans le domaine de la formation, le Projet SIDA
CELPA a eu à former des 34 volontaires de ses régions ecclésiastiques sur les
techniques de communication et l’accompagnement des PVV/PA ; formation de
135 pasteurs sur la prise en charge psychosociale et spirituelle.
Dans des séminaires ateliers, 135 femmes leaders ont
été formées autour du thème : «Femme sauve ta nation du VIH/SIDA» ;
130 filles mères ont été formées autour du thème : «le SIDA existe à
Bukavu, quel espoir pour nos filles» ; 45 militaires de la 6è Brigade ont
été sensibilisés autour du thème : «la prévention du SIDA et le plaidoyer
des officiers militaires».
e) Sur le plan géographique, dans les régions
ecclésiastiques, des séminaires ateliers ont été organisés à Kisangani (27
animateurs formés), à Kaziba (44 animateurs formés), à Kamituga (25 animateurs
formés), à Kakwende (27 animateurs formés), à Kalonge (24 animateurs formés), à
Uvira (30 animateurs formés), à Bideka (45 animateurs
formés), à Kinshasa (38 animateurs formés).
f) Pour les supports éducatifs, le Projet SIDA
CELPA a eu à produire 8000 exemplaires
de la brochure : «Bisengo anasahau
mashauri» ; 5000 dépliants distribués dans les
régions ecclésiastiques ; production d’un compact disc (CD) et cassette
audio sur le thème «vivre et laissez vivre» ; etc.
g) En rapport avec la transmission sexuelle du VIH,
la CELPA fait la promotion de deux méthodes : l’abstinence et la fidélité.
A ce propos, les animateurs du programme comptent mener un plaidoyer auprès des
Responsables de l’Eglise pour les amener à autoriser de parler ouvertement de
l’autre mode de prévention, à savoir : le préservatif. Dans le même cadre,
ils comptent aussi mener un plaidoyer pour décourager les tests prénuptiaux
obligatoires.
h) Il y a lieu de relever que les animateurs
(techniciens) et leurs pasteurs (profanes), n’ont pas la même perception des
méthodes de prévention de la transmission sexuelle du VIH et du test
prénuptial. Cette divergence peut constituer une base de discussion objective
en la matière.
i) Pour la prise en charge, le projet remet des
fournitures scolaires à quelques orphelins du SIDA ; soigne les IO chez
les PVV et diverses maladies chez les PA (orphelins). Le Projet a aussi créé un
atelier de couture comme activités génératrices de revenus pour les victimes du
SIDA.
j) Le Projet SIDA de la 5è CELPA procède à la
distribution des tests Elisa et rapides dans les formations gérées par la
communauté et à l’HGR de Kamituga.
k) Recommandation
Soutenir l’idée de la création d’un cadre de concertation entre Eglises dans la lutte contre le SIDA.
Rapprocher la perception des techniciens et celle des «profanes» au sujet des moyens de prévention du VIH
Sensibiliser et informer les pasteurs sur les avantages de la promotion des trois modes de prévention et du test de dépistage volontaire
a) Le réseau SIDA Développement est une association
de jeunes créée en mai 2001 à Bukavu (dans la commune de Kadutu). Elle
concentre ses actions dans le quartier Chimpunda, l’une des quartiers populeux
de Bukavu. Le réseau SIDA Développement est né de la fusion de 4 initiatives
locales de jeunes : Jeunes pour l’information et la communication dans la
lutte contre le Sida (JICOSI) ;
Mutuelle d’Action contre le Sida (MALC); Mouvement de jeunes en Action
pour la lutte contre le Sida (MJAP) ; Action pour la protection de
l’environnement au Sud-Kivu (APESKI).
b) Ses partenaires d’appui sont : l’UNICEF, le
HCR, le CODILUSI, la RTNC (appui technique pour la réalisation du film : «Upofu wa Mapendo»),
l’IPS à travers le BPC, HALT- SIDA.
c) La cible principale du RSD est la jeunesse. Les
parents sont parfois étonnés de voir des jeunes animateurs se diriger vers eux.
On leur fait remarquer que le SIDA n’a pas d’âge. Le RSD adresse prioritairement aux jeunes un
message d’Abstinence. Les séances d’animation se tiennent à la paroisse de
Chimpunda et à l’Institut de Kadutu (INSTIKA).
d). L’association a un projet de création d’un centre
récréatif à Chimpunda
e) Les animateurs du programme ont un besoin réel de
formation en matière de lutte contre le VIH/SIDA.
F) Recommandation :
Tenir compte dans la sensibilisation du fait que les jeunes (la cible principale) constituent un groupe à risque, en conséquence faire la promotion de l’ABC
a) L’asbl Centre pour la Promotion des Initiatives
Locales de Développement (CEPILD) est une organisation philanthropique d’aide
et d’assistance. Elle a été créée en janvier 1999 par un groupe d’intellectuels
sensibles aux problèmes liés aux conflits armés, à la guerre, à l’épidémie du
Sida, à la pollution du milieu, au chômage des jeunes, etc. Elle s’est engagée
dans la lutte contre le SIDA en 2001. C’est une ONG surtout opérationnelle dans
les quartiers périphériques de Bukavu : Chimpunda, Igoki,
Kasha, etc.
b) Pendant les trois dernières années, le CEPILD a
bénéficié de l’appui de la Fondation Femme Plus (FFP) et de CRIPS-France.
c) Ses domaines d’intervention sont : l’IEC IST/
Sida, la petite industrie : montage et réparation des petits appareils
électriques, électroniques et mécaniques ainsi que le matériel solaire ;
l’encadrement de la jeunesse désœuvrée
par les métiers, promotion, récupération et recyclage, l’agro-pastorale et
l’artisanat.
d) Le CEPILD intervient essentiellement dans le
milieu scolaire avec la création des clubs Anti-SIDA, en collaboration avec la
Fondation Femme Plus.
e) Le CEPILD manque de moyens pour réaliser son
projet d’Education pour la Santé de jeunes.
a) Notre particulière attention sur ce Centre est
suscitée par sa proposition de projet intitulée : «Prévention du VIH/SIDA
chez les personnes droguées, soumise à la GTZ Santé en juin 2003. Les drogués,
particulièrement ceux faisant usage des drogues intraveineuses, constituent un
groupe à comportement à risque. Il existe à Bukavu des personnes qui fument du
cannabis, qui boivent de l’alcool connu sous le nom de «Kanyanga»,
qui aspirent de l’essence, bref des personnes qui se droguent. Les animateurs
de «CECL» rapportent des cas clandestins d’usage de drogues intraveineuses dans
certains milieux aisés de Bukavu.
b) Le Centre d’Encadrement des Captifs Libérés
«CECL», créé en 2000, a comme cibles les «captifs libérés» c’est-à-dire toute
personne ayant été ou étant : droguée, prisonnier, Fille mère, miliciens,
enfant mineur abandonné (art. 5 Statuts de l’association).
c) Source de financement : les promoteurs de
l’association tiennent un cybercafé. Ce dernier est en difficulté à cause d’un
virus qui a détruit les machines.
d) Comme activité, l’association organise des séances
de sensibilisation dans les milieux des «captifs libérés». Les droguées
constituent une catégorie de personnes très solidaires entre elles. La
catégorie des jeunes qui s’appellent «Rasta» compte beaucoup de
drogués. La plupart des violeurs et autres criminels se droguent avant de
commettre leur crime pour se donner du courage ou après pour tenter
d’oublier.
e) Le CECL a, pour le moment, comme partenaire de
terrain la Croix-Blue. Dans l’avenir, il compte
collaborer avec le BVES. La formation des pairs éducateurs figure aussi parmi
ses projets.
a)
La collecte des données relatives à cette étude a coïncidé avec l’implantation
de la SWAA à Bukavu (après Kinshasa, Goma, Mbuji-Mayi, Kananga, Matadi,
Bandundu, Kolwezi, Kipushi, Likasi). A Bukavu, l’association fonctionne
provisoirement à la polyclinique TABORA (vers la place de l’indépendance).
a)
La SWAA compte s’investir dans les domaines suivants :
-
la Mobilisation
Sociale ;
-
la PTME (une séance
d’animation a déjà été organisée dans ce cadre à la CPN /
-
dispensaire ADIFOK à
séminaires ateliers) ;
-
le renforcement des
capacités des partenaires par la mise à leur disposition d’une documentation
relative au programme ;
-
la prévention et la prise
en charge des mères
a) Le programme
SIDA de la 3è Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique «CBCA», opérationnel à
Bukavu depuis 2003, est dénommé : «PROGRAMME ELPIS ZOES / PEZ»-Bukavu. Son
siège se trouve à Kadutu (au CS de la CBCA), en plein quartier populeux de
Nyamugo. C’est un programme géré par la Coordination médicale de la communauté
(3è CBCA) à Goma.
b) PEZ Bukavu prévoit les activités suivantes :
L’information
Education Communication
Le counseling
La PEC
psychosociale
Les soins à
domicile (Home based Care)
Le regroupement
des PVV en association
c) Brève histoire
opérationnelle de PEZ Bukavu :
Mai 2003 :
Formation des conseillers à Goma (4 animateurs de Bukavu avaient pris part à la
formation, dont 3 pour la formation générale et 1 pour le Labo).
Juin 2003 :
Echange d’expérience entre les Eglises partenaires de la CBCA à Kampala,
thème : Echange d’expérience et counseling approfondi. Les participants
proviennent du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda et de l’Est RDC. La délégation
CBCA Bukavu est composée de 4 personnes, dont 2 conseillers VIH/SIDA au sein de
PEK, le Chargé d’IEC /BPC et le Président de la Plate-forme SIDA Sud-Kivu.
De retour de
Kampala, démarrage des activités d’IEC et de CDV au sein de PEZ / CBCA.
Fin septembre
2003 : Session de formation des sensibilisateurs communautaires. Ces
derniers interviendront dans la sensibilisation au test volontaire dans leurs
communautés respectives.
d) Pour la
sensibilisation, les animateurs de PEZ / CBCA présentent les trois moyens de prévention :
Abstinence, Fidélité, Préservatif. A ce sujet, il recourt souvent à la Flottille de l’Espoir
pour faire passer le message. Le programme a besoin d’un petit stock de
condoms. Pour le moment, il réfère les professionnelles de sexe, les couples à
sérologie discordante et autres groupes à comportement à risque aux pharmacies
du milieu.
Les activités de
sensibilisation sont organisées dans la salle de causeries du Centre de Santé,
d’une capacité de 40 personnes.
e) Pour PEC des
IST, le programme avait reçu du BPC un lot de médicaments de FOMETRO d’une
valeur de 2500 $.
f) Pour la PEC des
IO, le programme a un projet de médecine naturelle, en collaboration avec
ANAMED (Association de Médecine Naturelle). A ce sujet, PEZ Bukavu compte
aménager un jardin pour la culture des plantes médicinales essentielles.
g) Pour le CDV,
PEZ a aménagé un espace pour le counseling au sein du CS, le labo du même
centre de santé sert pour le dépistage volontaire (tests rapides :
Determine et Capillus). Depuis mai 2003, le «CCDV» de PEZ a déjà réalisé 201
tests dont 9,6% se sont révélés positifs Le taux d’annonce des résultats est de
100%.
h) Les difficultés
présentées par le Responsable de PEZ Bukavu sont : le manque de motivation
du personnel (la plupart d’entre eux travaillent à temps partiel faute de
moyens) ; le manque des tests plus performant tels que Elisa en cas de
discordance des résultats Determine-Capillus ;
le cadre du CDV (exigu) non approprié ; le manque de matériel de
sensibilisation, etc.
Recommandations :
Collaborer avec CODILUSI /BDOM et Projet SIDA 5è CELPA pour des tests plus performants (Elisa)
Encourager la création d’un cadre de concertation entre programmes SIDA des Eglises.
a) La création de
la Ligue des Jeunes pour la Lutte contre le SIDA «LIJELUSI Sud-Kivu» remonte à
novembre 2001. C’est une initiative de l’asbl HALT-SIDA suite au constat selon
lequel les véritables aspirations des jeunes n’étaient pas prises en compte
dans les actions de lutte contre le Sida au Sud-Kivu.
b) La LIJELUSI ne
bénéficie d’aucun financement, elle ne vit jusqu’à présent que des cotisations
de ses membres.
c) D’après les
documents (dépliants) en notre possession, ses membres sont : AJEPEV,
AMIDOSA, ALCIS, ASISA (ASISAV), CREM/UEA, Dauphins MUNZIHIRWA-KATALIKO, Club
des jeunes SEEDAV (Vision de Loin), Club PHENIX, COJESKI, FEDOBESA, HALT-SIDA,
JICOSI, JCJ, MALC/SIDA, MJAP, Pastorale des jeunes de Nguba, UEK, TUMAINI, UJEDDE,
ASEM, CRAC, AJEKI.
Toutes les
associations membres de la LIJELUSI ont leurs sièges à Bukavu.
d) Le Bureau
(Secrétariat Général) de la LIJELUSI comprend : Secrétaire Exécutif
(HALT-SIDA), Secrétaire Administratif (Tumaini), Secrétaire financier (MALC/SIDA),
Secrétaire Rapporteur (PHENIX).
Au sein du
Secrétariat Général fonctionnent quatre commissions : la Commission
Technique (présidée par HALT-SIDA), la Commission Socioculturel (présidée par
CREM/UEA), la Commission Juridique (présidée par PHENIX), la Commission
Contrôle et Suivi (présidée par MJAP).
En principe, Le
Bureau doit se réunir une fois par mois, les associations membres doivent se
retrouver en Assemblée Générale deux fois par an.
e) Le Bureau a
comme mission :
faire le plaidoyer
de la Ligue auprès des partenaires ;
mettre sur pied un
programme d’action à soumettre à l’Assemblée Générale ;
promouvoir le
partenariat entre membres de la LIJELUSI ;
f) La Ligue a
comme difficultés :
le manque de local
devant en abriter la permanence ;
formation en
matière de SIDA insuffisante pour la plupart des animateurs
d’associations ;
le conflit de
leadership avec la PLALUSI (présenté comme un conflit de générations).
g) De
nos entretiens avec le staff dirigeant de la LIJELUSI et de l’étude documentaire,
il y a lieu de faire le constat suivant:
- sur
les 25 associations membres de la LIJELUSI, seules sept (HALT-SIDA, CREM, Club
PHENIX, TUMAINI, ASISAV, MIEC, AJESI)
avaient répondu à nos deux
invitations au siège de HALT-SIDA et ce sont les mêmes associations qui
sont membres du Bureau (Secrétariat Général) qui président les quatre
commissions techniques ;
- des
associations à la fois membres de la LIJELUSI et de la PLALUSI (cas de
l’AMIDOSA, de la FEDOBESA et d’ASISA) ;
- le Collectif des Jeunes du Sud-Kivu
(COJESKI) se retrouve membre de la LIJELUSI ;
- il
se développe une autre forme de plate-forme de jeunes (regroupant JICOSI, MALC,
MJAP, APESKI) à Chimpunda /Kadutu, autour de l’asbl Réseau Sida Développement
(RSD).
h) De ce constat, nous formulons les recommandations suivantes :
Le regroupement du secteur communautaire(ONGs locales) en une seule plate-forme «par exemple le FOSI Sud-Kivu », accompagné d’une redynamisation du FOSI
La création au sein de FOSI Sud-Kivu des groupes thématiques, entre autres le groupe thématique de jeunes
L’identification des associations de jeunes oeuvrant réellement dans le domaine du Sida
L’intensification de la formation des pairs éducateurs pour la lutte contre le Sida dans le milieu de jeunes.
Les querelles de «leadership» n’ont pas de place dans la lutte contre le SIDA. Dans ce domaine, personne n’a d’intérêts à défendre, nous avons tous face à nous une pandémie à combattre. Nous ne pouvons pas vaincre le SIDA dans ce pays en émiettant le secteur communautaire au sein du partenariat.
a)
Le Cercle de Recherche des Etudiants en Médecine, CREM en sigle ; est une
association animée en grande partie par des étudiants en Médecine. Il a été créé
en Juillet 1998 par un groupe d’étudiants en médecine.
b)
Les partenaires qui ont eu à l’appuyer sont : le Projet SIDA CELPA
(dépliants, T-shirt) et la Société Kotecha (frais de transport pour des
descentes sur le terrain des animateurs). Pour le moment, CREM bénéficie d’un
appui (de 4 mois renouvelables) de la GTZ Santé dans le cadre de la formation
et du suivi des pairs éducateurs au camp Saïo (militaires). Il s’agit d’un
programme de sensibilisation des militaires et leurs familles dans le domaine du
VIH/SIDA.
c)
Pour les activités habituelles, CREM travaille dans les églises et dans les
écoles (jusque-là 15 sorties dans les écoles pour 2003). Il affirme détenir un
module de formation pour les jeunes animateurs des églises.
d)
CREM travaille en synergie avec TUMAINI Association (documentation), le Club
PHENIX (production des émissions, organisation commune des journées de
réflexion), le Projet SIDA CELPA (organisation de la campagne mondiale SIDA
2002), le Réseau SIDA Développement (organisation de la colonie des vacances),
etc.
e)
En matière de recherche épidémiologique, CREM compte exploiter les travaux
présentés par les étudiants des universités et instituts supérieurs dans le
domaine de l’épidémiologie du VIH. Pour la période allant de 1999 à 2001,
l’association a répertorié 5 travaux de fin de cycle en rapport avec
l’épidémiologie VIH. Pour la période allant de 1999 à 2001. CREM comptait
collaborer avec l’asbl Centre de Recherches Epidémiologiques Opérationnelles
sur le SIDA (CREOPSI).
a)
Le Club PHENIX est l’une des premières associations de jeunes à s’engager dans
la lutte contre le SIDA à Bukavu. Il a été créé en 1998.
b)
Lors de la campagne SIDA 2000, le ROTARACT CLUB avait organisé (grâce au
financement de CHRISTIAN AID), en collaboration avec le Club PHENIX et CREM,
une série d’activités culturelles et sportives : conférences-débats dans
les instituts d’enseignement secondaire et supérieur, marathon, dîner partage,
enquête sur la sexualité des étudiants à Bukavu, etc.
En
2001 le Club PHENIX avait organisé, avec l’appui du BPC, une enquête sur la
distribution des préservatifs dans les hôtels, bars et dancing clubs et à l’ISP
de Bukavu.
c) Dans
l’avenir, l’association compte développer des stratégies visant à orienter les
jeunes vers le CCDV et à susciter un changement de comportement à travers des
activités culturelles.
d)
Difficultés :
Manque
d’animateurs formés (seuls trois membres sur les dix que compte l’association
sont formés)
Manque d’un bureau
autonome : la permanence du Club PHENIX est sous logée dans les bâtiments
de l’Alliance Franco Congolaise (AFC) où elle est obligée de se conformer à son
horaire de travail (bureaux ouverts chaque jour à partir de 9 heures, fermés
tous les lundis)
a) Créée en juin
2003, l’AJESI est une association de jeunes de Mwenga / Kamituga membre de la
Ligue des Jeunes pour la Lutte contre le SIDA (LIJELUSI).
b) Pour la
sensibilisation de la population générale, l’AJESI a deux centres d’information
sur le SIDA : l’un à Bukavu, l’autre à Kamituga. Dans cette dernière
localité, l’AJESI travaille sur place avec les animateurs de la CELPA et le
Bureau Central de la Zone de Santé.
A Kamituga, le
secteur de Lugushwa regorge de prostituées.
c) Selon l’Animateur principal de l’AJESI, l’implantation d’un Centre de Conseil et de Dépistage Volontaire à Kamituga est un besoin urgent.
a) Le Mouvement
International des Etudiants Catholiques (MIEC) est implanté à Bukavu depuis
2002. C’est une branche du Pax Romana qui comprend aussi le Mouvement
International des Intellectuels catholiques. Ce sont les Mouvements Nationaux
qui sont la base du MIEC-Pax Romana.
b) Dans le domaine
du SIDA, chaque Mouvement National doit mener, entre autres, des campagnes
contre l’avortement, de prévention du SIDA et d’assistance aux victimes du
SIDA.
c) Au Sud-Kivu,
MIEC est implanté dans 8 institutions d’enseignement supérieur : CUB, ISP,
UEA, ISTM, ISDR, UCB, USK, ISGI. Le MIEC Sud-Kivu a introduit une demande
d’adhésion à la LIJELUSI.
d) Comme
activités, le MIEC a déjà organisé une conférence-débat au CUB (avec l’appui de
CODILUSI /BDOM), animée par le Médecin Directeur de l’HGR de Bukavu, le
Professeur Kashongwe et la présentation de la pièce de théâtre : «Médecin
aux bancs des accusés» (avec l’appui de l’Association de Santé Familiale
ASF).
Une déléguée de
MIEC Sud-Kivu (elle a terminé ses études et est partie ailleurs) a participé à
la session de formation sur la non-discrimination des PVV à Lomé au Togo. Cette
mobilité des animateurs liée au cycle d’études est l’une des difficultés
auxquelles MIEC doit faire face.
Le MIEC, en tant
qu’association de jeunes catholiques, compte rencontrer le CODILUSI pour un
échange sur les aspects relatifs au préservatif dans les messages de
sensibilisation. Cela est d’autant nécessaire dans la mesure où nous avons
observé que sur le terrain MIEC collabore à la fois avec ASF et CODILUSI, deux
organisations ayant de philosophie radicalement opposée en matière de
préservatif.
a) C’est une
association de jeunes, membre de la LIJELUSI, créée en 1999. Elle recrute
essentiellement ses membres parmi les étudiants des institutions d’enseignement
supérieur installés sur la colline Bugabo (ISDR,
ISTM, CUB). Deux ou trois membres sont du Centre Universitaire de Bukavu (CUB).
b) La GTZ Santé
apparaît, pour le moment, comme le partenaire d’appui numéro un de
l’association Tumaini avec le projet de Centre de documentation sur le SIDA,
situé au centre ville de Bukavu (vers l’Athénée d’Ibanda). Le Centre fonctionne
grâce à un cybercafé étant l’activité d’autofinancement et de pérennisation de
l’action.
Les activités du
centre de documentation et d’information sur les IST/SIDA de l’asbl TUMAINI
sont : la documentation gratuite à usage individuel ou collectif,
l’animation de groupes dans une communication interpersonnelle (communication
pour un changement de comportement), les échanges libres sur des sujets ayant
trait aux IST/SIDA.
Dans un proche
avenir, l’association Tumaini envisage l’adaptation des documents (manuels,
dépliants, affiches,…) en les traduisant dans les langues locales. Le Centre servira
aussi de cadre aux activités de formation (formation des animateurs activistes,
des pairs éducateurs et formation de formateurs).
c) Dans son
développement, TUMAINI avait eu à organiser, avec l’appui d’ASF, une session de
formation des pairs éducateurs à l’intention des animateurs des associations de
jeunes (CREM, Tumaini, PHENIX, HALT-SIDA, etc.).
Cinq membres de
TUMAINI avait participé à la formation des mobilisateurs communautaires en
matière de prise en charge des femmes violées, organisée par PRODES avec
l’appui de l’ASF. Un membre de TUMAINI travaille comme conseiller à temps plein
chez MSF dans les activités de CDV Il
est formé dans ce domaine.
d) TUMAINI
travaille dans les écoles depuis 2000, elle est présente dans 11 écoles du
cycle secondaire. L’association publie
le bulletin mensuel : «BLAT» (Bulletin de
liaison de l’Association Tumaini). Sept numéros sont déjà sortis de
presse. Pour 2002-2003, l’association envisage de publier une version de «BLAT»
adaptée au niveau des élèves du secondaire.
e) Les animateurs
de l’association TUMAINI se disent gênés par la division entre intervenants qui
parlent du préservatif et ceux qui n’en parlent.
(5) Le marketing social est une adaptation des techniques de marketing commercial et leur application à des fins sociales. Ainsi, en se servant des techniques traditionnelles du marketing commercial, le marketing social aboutit à un accès répandu aux produits voulus à des prix abordables pour les gens à faible revenu. Tout en encourageant l’adoption de comportements plus sains. Les programmes de marketing social ont permis de rendre les préservatifs accessibles, abordables et socialement acceptables dans les pays affectés par l’épidémie.
(6) La
Flottille de l’Espoir est une méthode de prévention sexuelle
du VIH (élaborée par le Père Bernard JOINET de l’Université de Dar-es-Salam) qui présente les trois moyens de prévention
sous forme de trois embarcations (bateaux) : bateau Abstinence, bateau
Fidélité, bateau Préservatif. La prévention de la transmission sexuelle du VIH
consiste ainsi à amener les gens à monter chacun dans le bateau de son choix.
La tâche des animateurs est de présenter les avantages et les inconvénients de
chaque bateau permettant ainsi à chacun d’opérer son choix. L’effort de prévention
doit amener chacun à monter dans le bateau de son choix, à y rester ou à
changer de bateau selon les circonstances. L’essentiel, c’est de ne plus
retomber les eaux au risque de se faire dévorer par les virus qui s’y trouvent.
Tous à bord, le bord de votre choix !
(7) Les termes de référence du comité serait de procéder à
l’harmonisation des listes de donneurs bénévoles de sang. Les éléments suivants
pourraient apparaître dans un tableau :
1°) Le nom du
donneur
2°) Son sexe
3°) La date
d’adhésion à l’association
4°) La date du
premier don et la FOSA qui en avait été bénéficiaire
5°) Le nombre de
dons
6°) L’association
d’origine
Un tel travail permettrait de
connaître le nombre des donneurs, d’éviter des duplications et de planifier le
don de sang au niveau de province.
(8) Les
termes de référence dudit comité serait de procéder à l’harmonisation des
listes de donneurs bénévoles de sang. Les éléments suivants pourraient
apparaître dans un tableau :
1°) Le nom du
donneur
2°) Son sexe
3°) La date
d’adhésion à l’association
4°) La date du
premier don et la FOSA qui en avait été bénéficiaire
5°) Le nombre de
dons
6°) L’association
d’origine
Un tel travail
permettrait de connaître le nombre des donneurs, d’éviter des duplications et
de planifier le don de sang au niveau de province.