IV.  COLLECTE DES DONNEES A UVIRA

 

IV.1. RENCONTRE AVEC LES AUTORITÉS SANITAIRES_ 3

IV.2. VISITES AUX SÉMINARISTES DE NUNDU ET DE FIZI 3

IV.3.SÉANCES DE TRAVAIL AVEC LES DIFFÉRENTS INTERVENANTS SIDA_ 3

IV.3.1. SÉANCE DE TRAVAIL AVEC LE BUREAU DE LA S/PLALUSI UVIRA_ 3

IV.3.2. SOLIDARITE POUR LA VIE «SV» 4

IV.3.3. ASSOCIATION DE DEVELOPPEMENT POUR L’ASSAINISSEMENT «ADEA»  4

IV.3.4. ASSOCIATION DES MARINS «ASMAR» 4

IV.3.5. MEDECINS AU SERVICE DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE «MDS» /UVIRA   5

IV.3.6. BUREAU ISLAMIQUE DE DEVELOPPEMENT «BID» 5

IV.3.7. ORGANISATION CHRETIENNE POUR LE SECOURS «OCS» 5

IV.3.8. CAMPAGNE DE LUTTE CONTRE LE SIDA «CALCOSI» 5

IV.3.9. ASSOCIATION DES DONNEURS BENEVOLES DE SANG UVIRA «ADOBESU»  6

IV.3.10. FORUM D’ASSISTANCE AUX ORPHELINS VICTIMES DES SINISTRES ET DES EPIDEMIES «FORSE» 6

IV.3.10. PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT SOCIAL «PRODES Uvira» 7

IV.3.11. FONDATION FEMME PLUS  «FFP Uvira» 7

IV.3.12. ECHANGE AVEC L’ONG AIDE MEDICALE INTERNATIONALE «AMI»  7

IV.4.ENTRETIEN AVEC LES ONGs INDEPENDANTES D’UVIRA_ 7

IV.4.1. UNION NATIONALE DES GUERISSEURS TRADITHERAPEUTES «UNAGCO» Uvira  8

IV.4.2. ASSISTANCE AUX VICTIMES DU VIH/SIDA EN RDC AU SUD-kivu «AVISIC»  8

IV.4.3. ACTION POUR LE DEVELOPPEMENT ET LA SOLIDARITE PAYSANNE «ADESPA»  8

IV.4.4. CHRISTIAN ASSOCIATION FOR WOMEN «CAW» 8

IV.4.5. ASSOCIATION DES ANIMATEURS SANITAIRES «AASU» 9

IV.4.6. ACTION VAINCRE LE SIDA «AVASI» 9

IV.5. ENTRETIEN AVEC DEUX AGENTS DES BCZS DE NUNDU ET DE FIZI 10

IV.6. ENTRETIEN AVEC LES ANIMATEURS DES ONGS IMPLIQUÉES DANS LA LUTTE CONTRE LE SIDA À NUNDU ET À FIZI 10

IV.7. Conclusion sur la collecte des données à Uvira_ 10

 

 

La réalisation de notre travail a une exigence fondamentale, celle d’aller à la rencontre des intervenants dans la lutte contre le VIH/SIDA et de discuter de leurs interventions.

 

 Pour Uvira, l’information selon laquelle il se tenait dans la cité une session de formation sur le VIH/Sida, les infections sexuellement transmissibles et la prise en charge des violences faites aux femmes, session regroupant les infirmiers superviseurs et accoucheuses des Zones de santé de Nundu et de Fizi ainsi que la présence sur place du chargé de l’IEC au BPC (Mr Eugide BASHOMBANA), avec qui on travaillait, nous avaient conduit à interrompre momentanément l’étape de Bukavu et à amorcer celle d’Uvira (du 12 au 15 août 2003). [1]

 

Objectif de la mission

 

L’objectif de la mission était double :

 

-          Discuter avec les intervenants d’Uvira de leurs interventions dans le domaine du SIDA

-          Echanger avec le personnel de santé et autres agents de développement de Nundu et de Fizi, invités à la session de formation, pour identifier les intervenants dans le domaine de la lutte contre le VIH/SIDA au niveau de ces deux Zones de Santé.

 

Notre travail a été guidé par l’hypothèse selon laquelle dans les milieux ruraux, les professionnels de santé sont souvent les principaux initiateurs et les grands animateurs des ONGs locales de lutte contre le Sida.

 

Il y a lieu de relever qu’avec l’insécurité à Nundu et à Fizi, la plupart des animateurs du mouvement associatif ont quitté ces deux Zones de Santé pour s’établir provisoirement à Uvira, à l’instar d’autres déplacés.

 

 

Voyage et séjour

 

Notre départ de Bukavu a lieu le mardi 12 août 2003 à 9 heures à bord du minibus de l’agence «La confiance». Le véhicule mettra trois heures et demie pour atteindre Uvira, via Cyangugu et Bugarama (au Rwanda) et la plaine de la Ruzizi. Nous apprendrons le même jour à Uvira qu’après notre passage des bandes armées avaient tiré sur un véhicule de passagers (entre Sange et Kiliba). Il y eut des blessés.

 

Pendant notre séjour à Uvira, nous sommés logés (Eugide et moi) à l’hôtel MWAMU. C’est un bon cadre de repos et de travail. Le gérant accepte de nous céder la pièce devant servir de restaurant comme bureau de travail. C’est là où nous recevions nos visiteurs de Nundu et de Fizi.

 

Le voyage retour aura lieu le vendredi 15 août 2003 dans l’après-midi, selon le même itinéraire. Au niveau de la plaine de la Ruzizi, le nombre des militaires est impressionnant. Ils semblent nerveux et demandent «la cigarette » aux automobilistes. C’est un signe d’insécurité.

 

 

 

 

 

 

Pour la collecte des données, les stratégies suivantes sont retenues :

 

-          des rencontres avec les autorités sanitaires du BCZS d’Uvira

-          des réunions et séances de travail avec les membres du Bureau de la S/PLALUSI

-          des visites aux séminaristes de Nundu et de Fizi en session de formation à la CARITAS Uvira

-          une étude documentaire

-          des entretiens avec chaque intervenant dans le domaine de lutte contre le SIDA à Uvira

-          l’administration du questionnaire

-          des visites de terrain

-          le débriefing sur les résultats de la mission

 

IV.1. RENCONTRE AVEC LES AUTORITÉS SANITAIRES

 

Notre arrivée à Uvira avait été annoncée la veille au Médecin-Chef de la Zone de Santé d’Uvira et au Point Focal SIDA par Eugide B., Chargé de l’IEC au BPC/SIDA.

Pendant notre séjour à Uvira, nous n’avons pu rencontrer que sommairement ces deux autorités sanitaires. Les rendez-vous pour un travail plus approfondi n’étaient jamais respectées.

 

            Le constat à faire au niveau de la BCZS Uvira est le suivant :

 

-          Le Médecin-Chef de Zone de Santé est trop pris par des supervisions sur le terrain 

-          Le Point Focal est fort pris par les consultations et autres activités curatives à l’Hôpital Général ;

-          L’absence de l’Infirmier Superviseur (en mission à Bukavu) a été ressentie dans la collecte des données à Uvira.

   

 

IV.2. VISITES AUX SÉMINARISTES DE NUNDU ET DE FIZI

 

Cette visite a permis à la fois d’identifier les membres des BCZS de Nundu et de Fizi présents à Uvira, ainsi que les animateurs d’ONGs locales de deux Zones de Santé invités à la formation.

Il s’agit de :

-           13 participants de Fizi

-           17 participants de Nundu

 

           

IV.3.SÉANCES DE TRAVAIL AVEC LES DIFFÉRENTS INTERVENANTS SIDA

 

Nous avons eu des séances de travail avec les structures suivantes :

 

-           Le Bureau de la S/PLALUSI (S/FOSI) Uvira

-           Les ONGs membres de la S/PLALUSI d’Uvira

-           Les ONGs/OACs impliquées dans la lutte contre le SIDA à Uvira, non membres de la S/PLALUSI

-           l’ONG Aide Médicale Internationale

-           L’Union Nationale des Guérisseurs Tradithérapeutes / Section d’Uvira

-           Les Représentants des BCZS de Nundu et de Fizi

-           Les animateurs d’ONGs de Nundu et Fizi impliquées dans la lutte contre le SIDA

 

 

 

 

 

 

IV.3.1. SÉANCE DE TRAVAIL AVEC LE BUREAU DE LA S/PLALUSI UVIRA

 

La rencontre avec le Vice-président Jacques MBALE (le Président MPANDA étant en déplacement), le Secrétaire Claude MAKAKALA et le Conseiller Abedi BASIMBA a permis d’identifier les ONGs membres du collectif. Il s’agit de :

 

ADEA (Association pour le Développement et l’Assainissement), ASMAR (Association des Marins), ADOSABU (Association des Donneurs Bénévoles de Sang d’Uvira), BOSSE, BID (Bureau Islamique pour le Développement), CALCOSI  (Campagne de Lutte contre le SIDA), CARITAS / BDOM, OCS (Organisation Chrétienne pour le Secours), FFP (Fondation Femme Plus), FORSE (Forum d’Assistance aux Orphelins des Sinistres et des Epidémies), MDS (Médecins au Service du  Développement Sanitaire), PRODES (Programme de Développement Social), SOS Afya Yetu, SOJAF-CONGO (Solidarité Jeunes d’Afrique Congo), SV (Solidarité pour la Vie).

 

Des quinze membres de la Sous Plate-forme, nous avons pu en rencontrer directement onze : SV, ADEA, ASMAR, MDS/Uvira, BID, OCS, CALCOSI, FORSE/Uvira, FFP/Uvira, ADOBESU et PRODES / Uvira.

 

 

IV.3.2. SOLIDARITE POUR LA VIE «SV»

 

a) C’est l’une des plus anciennes ONGs locales de lutte contre le Sida à Uvira  Elle a été créée en 1995. Elle avait contribué à l’organisation de l’atelier VIH/Développement à Uvira et à l’installation du Comité Local de Lutte contre le SIDA (1997).

 

b) SV a eu comme partenaires d’appui : le HCR (1997-1998), l’ACF et le Projet PNUD/OMS-SIDA. Ces appuis avaient surtout permis d’installer des panneaux éducatifs et d’animer des émissions Radio.

 

c) Elle œuvre dans la mobilisation sociale avec comme stratégie l’information de porte à porte et l’animation des parents (sensibilisation séparée de groupes de femmes et d’hommes, puis séance commune). SV est convaincue du fait que les parents sensibilisés ensemble auront plus de faciliter à éduquer ensemble leurs enfants sur le SIDA.

 

d) l’asbl Solidarité pour la Vie traverse une période difficile du fait que ses bureaux avaient été systématiquement pillés pendant la guerre de 1998. Pour le moment, l’association ne dispose ni de matériel de sensibilisation, ni de supports éducatifs. Son stock de préservatifs est vide. Les émissions radio ont été suspendues depuis octobre 2002, après l’arrêt du financement du HCR (1998) et la fin des arrangements avec la RTNC locale.

 

A en croire la Coordinatrice actuelle de SV, Madame Anne Katimbili Lutonde, la relance des activités de l’association est sa priorité ; l’ancien Coordinateur Dr Laurent Kapesa occupe actuellement  à Kinshasa la fonction de Coordinateur National de FOMETRO. L’équipe restée sur place lui reproche son indifférence face à la situation que traverse l’association.

 

e) SV collabore avec les ONGs locales suivantes: OCS, ADOBESU, PRODES, et CALCOSI.

 

 

IV.3.3. ASSOCIATION DE DEVELOPPEMENT POUR L’ASSAINISSEMENT «ADEA»

 

a) C’est une association oeuvrant dans le domaine de l’environnement créée en 1995 mais qui s’est impliquée dans la lutte en 2000. Son bureau se situait dans la partie Sud de la cité d’Uvira, à Kalundu. Il avait été fermé suite à l’insécurité. Ses animateurs n’ont jamais été formés. Ce sont des autodidactes qui reçoivent documents et condoms de la SWAA Burundaise.

 

b) Sa cible est la masse paysanne auprès de qui elle organise des activités de sensibilisation. 

IV.3.4. ASSOCIATION DES MARINS «ASMAR» 

 

a) C’est une asbl créée en 1995. Sa cible est constituée de professions mobiles : propriétaires d’embarcations, membres d’équipage, les matelots, les voyageurs. L’association s’occupe en priorité de la promotion socio-économique des marins. Elle s’est lancée dans la sensibilisation sur le SIDA suite au constat selon lequel les marins sont des personnes à risque.

 

b) ASMAR conçoit elle-même ses affiches. Elle a besoin de formation pour ses membres.

 

 

 

IV.3.5. MEDECINS AU SERVICE DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE «MDS» /UVIRA 

 

a) C’est une antenne de MDS Sud-Kivu à Bukavu. Elle s’occupe aussi de la PEC médicale des PVV/PA à Uvira. Certains de ses malades proviennent même de Fizi. MDS Uvira travaille en synergie avec la FFP locale, OCS et ADOBESU.

 

b) L’horaire de l’antenne prévoit aussi des visites à domicile à chaque malade au moins une fois par mois. Par ailleurs, le Chef d’antenne de MDS Mr Tulinabitu (qui est Directeur de Nursing à l’HGR d’Uvira) note que les PVV lui posent également des problèmes d’assistance matérielle.

 

 

IV.3.6. BUREAU ISLAMIQUE DE DEVELOPPEMENT «BID» 

 

a) C’est aussi l’une des anciennes associations de lutte contre le SIDA à Uvira. Sa création remonte à 1996. Dans l’avenir, elle compte couvrir les 15 centres islamiques du Territoire d’Uvira (le territoire comprend 50 Imams). Un plaidoyer est à mener auprès des imams pour un soutien financier et matériel à l’association.

 

b) En matière de sensibilisation, la loi de l’Eglise n’autorise pas le condom. C’est contraire au plan de Dieu qui demande aux hommes de se multiplier.

 

c) Pour les supports éducatifs, BID reçoit les dépliants de l’ONG Burundaise ANSS (Association Nationale de Soutien aux Sidéens)

 

d) Le Coordinateur souhaite la formation des imams en conseil de test prénuptial.

 

 

 

IV.3.7. ORGANISATION CHRETIENNE POUR LE SECOURS «OCS» 


 a) C’est une association créée en 1997 pour sensibiliser la population sur les dangers du VIH/SIDA dans une situation de guerre.

 

b) Elle sensibilise essentiellement dans les églises chrétiennes et dans les écoles. Dans ce contexte, son message de prévention intègre la parole de Dieu : la peur de Dieu, la fidélité,… Les jeunes doivent prier pour le choix du (de la) conjoint (e) et faire le test avant le mariage. Les préservatifs sont destinés aux personnes à risque telles que les militaires. OCS s’approvisionne en préservatifs auprès des ONGs Burundaises lAction Contre le VIH/SIDA (ACVS) et Association Nationale pour le Soutien aux Sidéens (ANSS). Cette dernière avait formé huit animateurs de OCS.

 

c) OCS dispose de plus ou moins 20 vidéocassettes (fournies par TALC, Collection «Stratégies pour l’Espoir» qu’elle met à la disposition d’autres intervenants d’Uvira dans le domaine du Sida. Avec l’appui d’AMI, OCS avait imprimé 500 dépliants sur la PTME.

 

d) OCS a son siège à Mulongwe avec des antennes à Kavinvira, à Sange et Luvungi. (dans la plaine de la Ruzizi.

 

Le responsable de l’OCS (complété par les membres du Bureau de la Sous-PLALUSI d’Uvira présents à l’entretien) a estimé que le départ d’Uvira du Dr MIHUHI (actuellement Médecin à la 8è CEPAC / Goma) a constitué une perte énorme dans le domaine de la lutte contre le Sida dans la cité

 

 

IV.3.8. CAMPAGNE DE LUTTE CONTRE LE SIDA «CALCOSI» 

 

a) Créée en 1996, CALCOSI a des antennes à Baraka, Kazimia et Misisi.dans la Zone de Santé de Fizi

 

b) Ses activités de sensibilisation sont menées auprès des vendeuses au marché, des prisonniers, des militaires et des pêcheurs. Ses animateurs n’ont suivi aucune formation, ce sont des autodidactes.

 

c) CALCOSI reçoit la documentation et les préservatifs de l’ANSS Burundi. Elle réfère aussi ses clients auprès d’ANSS Burundi pour des tests gratuits (7 clients recommandés, 1 résultats positifs).

 

d) Pour la prise en charge, l’approche utilisée par CALCOSI pour identifier les PVV/PA à partir des échanges en groupes n’est pas du tout convaincante. Elle est même subjective. Ce qui pourrait même engendrer la discrimination, la stigmatisation et la non confidentialité. Par ailleurs, CALCOSI collabore avec les tradithérapeutes pour les soins des infections opportunistes.

 

 

 

IV.3.9. ASSOCIATION DES DONNEURS BENEVOLES DE SANG UVIRA «ADOBESU» 

 

a) Créée en 1999, l’Association des Donneurs Bénévoles de Sang d’Uvira «ADOBESU» est membre de la Fédération des Donneurs Bénévoles «FEDOBESA Sud-Kivu». C’est une structure apparemment soucieuse de la mission qu’elle s’est assignée : le don de sang.

 

b) Dans son développement, elle a eu à bénéficier des appuis de : Centre Misercordia de Suisse (impression 900 dépliants, 300 Tests Capillus et Determine, 100 gants), de AMI (24 poches de sang, 500 tests Spots), de la FFP (préservatifs, formation), du Projet Banque Mondiale-GTZ (formation).

 

c) ADOBESU voudrait créer une structure de coordination des Clubs de donneurs bénévoles dans la partie Sud du Sud-Kivu. Elle regrouperait les associations des donneurs bénévoles de sang de Kamanyola, de Sange, de Kiliba, de Lemera, d’Uvira, etc.

 

d) Pour les dons de sang à l’HGR d’Uvira, l’effectif des donneurs est insuffisant par rapport aux besoins. Il faudrait 228 donneurs pour couvrir les besoins de l’hôpital. Or l’ADOBESU a 122 donneurs fidélisés, 100 attendant la confirmation pour entreprendre les dons.

 

 

 

IV.3.10. FORUM D’ASSISTANCE AUX ORPHELINS VICTIMES DES SINISTRES ET DES EPIDEMIES «FORSE» 

 

a) L’antenne de l’asbl FORSE a été ouverte à Uvira en 1999. Quatre ans plus tard, l’antenne vient d’acquérir un nouveau bureau au sein duquel fonctionnent un secrétariat public et un comptoir de vente de matériel informatique. Le principe de FORSE Uvira est : «En achetant un article, vous assistez un orphelin en difficulté».

 

b) Sur le plan des activités dans le domaine de la lutte contre le SIDA, FORSE Uvira compte relancer les activités de l’association, en léthargie depuis 2000.  Le programme de relance prévoit : des animations dans les écoles et des échanges avec les élèves au centre ; des animations avec les jeunes dans les quartiers et des discussions autour des thèmes choisis au centre.

 

c) Les animateurs de FORSE à Uvira estime qu’il est difficile de donner les effectifs des PVV/PA après ce temps mort. La réorganisation du secteur PEC des PVV/PA est aussi en cours.

 

d) FORSE Uvira a mené un plaidoyer pour la formation des animateurs des ONGs locales.

 

 

 

IV.3.10. PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT SOCIAL «PRODES Uvira» 

 

a) PRODES a été créé à Uvira en 1993. Il s’intéresse davantage à la pisciculture familiale. Son programme SIDA date de 1997.

 

b) PRODES mène des actions de sensibilisation dans les écoles de Kalundu (partie Sud de la cité d’Uvira abritant le port). Ce sont des actions menées en concertation avec FORSE, qui lui intervient dans la partie Nord de la cité(vers Mulongwe, Kimanga).

 

c) La sensibilisation de masse dans les lieux publics se fait par des calicots et des affiches. Ces dernières proviennent de l’ONG Burundaise ANSS.

 

d) Avec le démarrage prochain du Centre de Conseil pour Mieux Vivre (CCMV) à Uvira, déjà en exécution au PRODES Bukavu, les jeunes désoeuvrés seront une autre cible.

 

IV.3.11. FONDATION FEMME PLUS  «FFP Uvira»

 

a) L’antenne de la Fondation Femme Plus a été implantée à Uvira en 1999.

 

b) La prise en charge psychosociale des PVV/PA est aussi l’activité principale de l’antenne locale de la FFP. En matière d’identification des PVV, la FFP Uvira collabore avec l’Hôpital Général de Référence d’Uvira et le CCDV Kavinvira.

 

c) L’équipe locale de la FFP ne comprend pas l’attitude des membres du personnel médical et paramédical qui en dépit des formations en counseling

 ne le font pas, donc n’annoncent pas les résultats aux malades.

 

d) Pour une PEC plus agissante des PVV, la Fondation Femme Plus recommande la création d’une unité de ateliers à Socioculturel suivi évaluation , la séminaires ateliers des ARV , la formation des animateurs impliqués dans ce domaine , le financement des AGR au profit des PVV et l’appui institutionnel au Bureau.

 

 

 

IV.3.12. ECHANGE AVEC L’ONG AIDE MEDICALE INTERNATIONALE «AMI» 

 

a) Aide Médicale Internationale est une ONG Française créée en 1981. Son implantation à Uvira date de 2001.

 

b) Dans le domaine du SIDA, elle intervient dans la sécurité transfusionnelle, la prise en charge des IST et la PTME (sensibilisation, dépistage, suivi).

 

Dans la Sécurité Transfusionnelle, elle assure la formation des prestataires (y compris un délégué des donneurs bénévoles de sang), l’approvisionnement en intrants (poches de sang), la réhabilitation des centres transfusionnels (HGR Uvira, CH CEPAC Kiliba), etc.

 

Dans la PTME, AMI appuie 8 structures de santé (maternités) en Zones de santé suivi d’Uvira: Kavinvira, Kabimba, Kiliba, Mulongwe, Sange, Kabindula, Mutarule, HGR d’Uvira. Ses partenaires dans la PTME : sont OCS et AASU (pour la sensibilisation communautaire), FFP (pour la référence psychosociale) et l’UNICEF (pour l’appui). La PTME collabore avec le programme Viol et Violences sexuelles faites aux femmes.

 

Dans la PEC des IST, ce sont 30 Formations médicales d’Uvira, Lemera, Nundu et Fizi qui sont bénéficiaires de l’appui d’AMI.

 

 

 

IV.4.ENTRETIEN AVEC LES ONGs INDEPENDANTES D’UVIRA

 

Par «ONGs indépendantes», nous voulons désigner les ONGs ou associations oeuvrant dans le domaine du SIDA mais qui ne sont pas membres du Forum SIDA.

 

IV.4.1. UNION NATIONALE DES GUERISSEURS TRADITHERAPEUTES «UNAGCO» Uvira

 

a) Nos interlocuteurs (Mrs Bolingena K, et Juma Wa Nduali, respectivement 2è Vice-président Provincial et Président Territorial) évoquent les difficultés qu’ils rencontrent depuis la guerre du fait d’assimiler les tradipraticiens aux Mai Mai.  Par ailleurs, ils indiquent que la conception traditionnelle assimile le SIDA au MUZIRO.[2]) Ils nous informent que parmi eux il y a des spécialistes en circoncision. Nous échangeons avec eux sur les risques de la transmission du VIH par du matériel souillé coupant la peau.

 

 

IV.4.2. ASSISTANCE AUX VICTIMES DU VIH/SIDA EN RDC AU SUD-kivu «AVISIC» 

 

a) AVISIC a été créée fin janvier 2002. Ses activités ont effectivement démarré en juillet 2003. Elle est dans la phase d’implantation, de formation interne de ses animateurs et d’identification des bénéficiaires. Elle compte s’impliquer dans la prise en charge des victimes du SIDA (prise en charge psychosociale, prise en charge alimentaire, assistance matérielle, prise en charge scolaire des orphelins, etc.).

 

b) La formation interne des animateurs avait été assurée par les professionnels de santé membres de l’association(5 infirmiers et un médecin). Le médecin dont il s’agit ici, c’est le MCZS d’Uvira (le Dr Turubika) qui occupe la fonction de Conseiller Technique d’AVISIC.

 

c) Dans un proche avenir, AVISIC compte ouvrir une antenne à Sange.

 

 

 

IV.4.3. ACTION POUR LE DEVELOPPEMENT ET LA SOLIDARITE PAYSANNE «ADESPA» 

 

a) C’est une association opérationnelle depuis 2000. Elle s’intéresse à l’agriculture, à la défense des droits humains et au VIH/SIDA. Dans ce dernier domaine, elle a comme cible les jeunes. Dans son Bureau, situé sur l’avenue Walungu au numéro 8, l’ADESPA anime des conférences-débats sur le Sida et autres maladies sexuellement transmissibles à l’intention des jeunes. Dans ce même lieu, elle procède aussi à des projections vidéo.

 

b) ADESPA collabore avec deux ONGs locales : OCS (pour l’approvisionnement en préservatifs) et CALCOSI (pour la documentation et l’approvisionnement en vidéocassettes).

 

c) La formation des jeunes pairs éducateurs est une stratégie qui pourrait renforcer les interventions d’ADESPA auprès des jeunes. Ses animateurs pourraient s’inspirer du modèle de HALT-SIDA ou de TUMAINI. Question de faire les venir à Bukavu pour une visite d’échange d’expériences avec les associations des jeunes de la place.

 

 

 

IV.4.4. CHRISTIAN ASSOCIATION FOR WOMEN «CAW»

 

a) Christian Association For Women “CAW” est une asbl créée en 1998 dans les camps des réfugiés congolais de Kigoma en Tanzanie. De retour au pays en 1999, les membres de l’association s’étaient installés à Uvira.

 

b) CAW travaille plus dans le domaine des droits de la femme et des micro-crédits aux femmes vulnérables. Avec les violences faites aux femmes, elle a entrepris l’identification des femmes violées.

 

c) Nous estimons que le contexte dans lequel l’association avait vu le jour (dans un camp de réfugiés), la prédispose à travailler dans les milieux de réfugiés ou des déplacés. Il serait seulement question d’intégrer la lutte contre le SIDA dans les activités prévues. L’un des groupes non touchés d’une manière ciblée par les intervenants au Sud-Kivu, ce sont les déplacés et les réfugiés.

 

 

 

IV.4.5. ASSOCIATION DES ANIMATEURS SANITAIRES «AASU» 

 

a) L’Association des Animateurs Sanitaires «AASU» regroupe les animateurs sanitaires des quatre Zones de Santé de la partie Sud du Sud-Kivu, à savoir : Lemera, Uvira, Nundu et Fizi. Elle a été créée en octobre 2000 à Uvira.

 

b) Elle regroupe 850 animateurs sanitaires. Les critères d’adhésion sont: être crédible, être volontaire, avoir fait au moins 3 années secondaires, habiter l’aire de santé où l’on travaille. La formation d’un animateur sanitaire de AASU prend un mois (chaque jour de 14 h à 17 h). Les formateurs sont les animateurs expérimentés et les infirmiers titulaires.

 

c) Le Bureau de coordination d’AASU est composé de trois Départements : le Département Santé pour les Femmes, le Département des Travaux communautaires et le Département des Affaires Sociales. La lutte contre le Sida se retrouve dans deux départements : Santé pour Femmes et Affaires Sociales.

 

d) Les animateurs d’AASU interviennent dans la sensibilisation sur l’éducation sanitaire, la nutrition, la santé communautaire, les naissances à la maternité, les maladies hydriques, le SIDA, etc. Ils n’ont pas tous une formation spécifique sur le SIDA. Ils estiment que cette formation est indispensable avec l’évolution des connaissances sur le SIDA. Une seule session de formation dans le domaine du SIDA avait été organisée par OCS en Janvier 2000.

                         

 

 

 

 

 

IV.4.6. ACTION VAINCRE LE SIDA «AVASI» 

 

De retour d’Uvira, nous nous étions entretenus avec l’asbl  Action Vaincre le SIDA «AVASI» dont le siège se trouve à Bukavu (adresse provisoire : Centre Médical de Kasali à Kadutu) mais pour le moment plus opérationnelle dans la cité d’Uvira considérée par ses animateurs comme pôle pilote (adresse: à Uvira: Quartier KILIBULA, avenue SHABA au n°15)

 

L’asbl Action Vaincre le Sida a été créée en 2001. Elle est opérationnelle depuis novembre 2002. Elle est structurée en commissions : la commission de communication pour un changement de comportement, la commission de mobilisation sociale et d’accompagnement au dépistage volontaire du VIH/SIDA, de la prise en charge médicale et la commission d’appui communautaire à la prise en charge psychosociale des PVV/PA.

 

AVASI a déjà fait un état de lieux (qualifié par ses auteurs «d’enquête informelle») sur le VIH/SIDA et les violences sexuelles dans 3 quartiers d’Uvira (Kilibula, Kalundu, Kavinvira) et dans 2 quartiers de Bukavu (Chimpunda et Murhundu).

 

 

 

IV.5. ENTRETIEN AVEC DEUX AGENTS DES BCZS DE NUNDU ET DE FIZI[3]

 

a) De ces entretiens, il apparaît que le redémarrage des activités de la lutte contre le SIDA dans la ZS de NUNDU (depuis mars 2003) a été marqué par la réception des réactifs de SANRU III et l’organisation des animations sanitaires dans les aires de santé accessibles, en collaboration avec l’Association des Animateurs Sanitaires «AASU». Aussi, faut-il souligner que c’est à partir d’avril 2003 qu’ont démarré les activités de sensibilisation en rapport avec les viols des femmes et autres violences sexuelles. Pour leur prise en charge médicale des victimes de ces actes, l’ONG AMI appuie les Centre de Santé en médicaments.

 

b) En ce qui concerne la ZS de Fizi, notre interlocuteur (l’Infirmier Superviseur de Fizi) a signalé l’existence d’un point focal SIDA au niveau du BCZS (Mr Saleh MSOSHI). Par ailleurs, il a identifié trois activités principales de lutte contre le SIDA dans la ZS : les animations, la distribution des préservatifs dans les CS et le dépistage à Baraka (siège provisoire du BCSZ).

 

c) D’après l’Infirmier Superviseur de Fizi, les ONGs les plus opérationnelles dans la ZS sont : le Programme SIDA Intégré «PASI» de la 26è CMLZ, le SEPROF et Programme d’Action pour le Développement Intégré «PADI» (7).

 

 

IV.6. ENTRETIEN AVEC LES ANIMATEURS DES ONGS IMPLIQUÉES DANS LA LUTTE CONTRE LE SIDA À NUNDU ET À FIZI

 

Pour les deux Zones de Santé, nous nous sommes entretenus avec les animateurs des ONGs suivantes : FFP/Fizi (Bureau établi provisoirement à Baraka), l’Action pour le Développement Intégré en milieu Rural «ADMIR» (siège social à Kakonde, 52 Km de Baraka, milieu inaccessible), l’Association Jeunesse et Enfance sans Soutien «AJESS (siège social à Fizi Centre, avec deux antennes : à Baraka et à Uvira), le Programme d’Action pour le Développement Intégré «PADI» de Kazimia, le Bureau d’encadrement et d’Appui à l’Autopromotion paysanne  «BEAAP», la Coopérative de Développement Agricole de Fizi«COODAF» et l’Association Maendeleo Kujitegemea «ASMAKU».

 

Il ressort de ces entretiens que la plupart des ONGs de Fizi/Nundu oeuvrent dans le domaine du développement communautaire (agriculture, à l’exception de la FFP) mais elles tentent d’intégrer des activités de lutte contre le SIDA. D’où leur accompagnement s’avère indispensable avec comme toile de fond l’appui conseil et la formation.

 

IV.7. Conclusion sur la collecte des données à Uvira

 

a) De nos échanges avec les intervenants dans le domaine de la lutte contre le SIDA à Uvira, deux besoins ont été exprimés :

 

-           Besoin en formation

-           Besoin en supports éducatifs et en préservatifs

 

b) Au terme de la collecte des données à Uvira, nous recommandations ce qui suit :

 

Au Bureau Provincial de Coordination SIDA (BPC/SIDA) :

 

-           de s’assurer de la coordination des activités de lutte contre le SIDA par les BCZS au niveau des Zones de Santé ;

-           de redynamiser le Comité Local de Lutte contre le SIDA (CLLS), installé à Uvira en 1996 lors de l’atelier VIH/Développement  et d’envisager l’installation des CLLS à Nundu et à Fizi ;

-           de pourvoir au remplacement des membres du CLLS mutés ou affectés ailleurs ;

-           de former les points focaux SIDA sur place ou de les inviter aux formations organisées à Bukavu ;

-           de renforcer les capacités des intervenants dans la lutte contre le SIDA à Uvira, à Nundu et à Fizi ;

-           de développer des stratégies pour diminuer la dépendance des ONGs locales vis-à-vis du Burundi en supports éducatifs, en préservatifs et en référence pour le test HIV.

 

Au Bureau Central de la Zone de Santé d’Uvira  (BCZS / Uvira)

 

-           de participer à la programmation des activités de terrain des missions effectuées dans la Zone de Santé

 

 

 Aux ONGs locales impliquées dans la lutte contre le SIDA :

 

-     de s’approvisionner en supports éducatifs (dépliants, affiches et autres supports éducatifs) auprès du BPC, via le BCZS et la PLALUSI, compte tenu du contexte culturel différent du Burundi.

-          d’instaurer un cadre d’échange pour le renforcement mutuel des capacités en attendant l’organisation formelle des sessions de formation.

 



(9) La session s’est tenue dans la salle de la CARITAS Uvira du 11 au 15 août 2003 grâce à un financement de l’ONG AMI (Aide Médicale Internationale)

(10) Maladie traditionnelle due à la transgression de la coutume (par exemple chez les Bashi, un homme qui jette les pierres sur lesquelles sa femme fait la cuisine attrape le MUZIRO). Sur le plan sexuel, maladie (malédiction) causée par une sexualité interdite (par exemple, coucher avec une femme pendant les règles, on attrape le MUZIRO, les parents d’une fille qui se fait bâtarder ne peuvent pas se connaître avant de subir des rites de purification sinon ils attrapent le MUZIRO). Les symptômes du MUZIRO sont semblables à ceux du SIDA : toux, amaigrissement, fatigue corporelle, etc. Dans certaines conditions,, le MUBANDE comme thérapeutique peut purifier du MUZIRO (chez les Bashi).

[3] Ces informations ont été recueillies auprès de Messieurs Nestor ASENDE et Ngelelo SALIBOKO, respectivement Infirmier Superviseur de la ZS de Fizi et chargé d’Hygiène, eau, Assainissement et Animation sanitaire de la ZS de Nundu. Elles seront complétées par le comptable de la ZS de Nundu qui établira même la liste des ONGs/OACs impliquées dans la lutte contre le SIDA dans la ZS de Nundu.

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